Pocket : le guide pour bien commencer

J’en ai parlé à plusieurs reprises, et notamment en expliquant brièvement comment joindre ce service à votre liseuse, mais je n’ai jamais pris le temps de vous expliquer comment mettre en place mon service chouchou : Pocket. Au-delà des explications pour les plus novices d’entre vous, j’invite les plus experts, ou ceux qui ont déjà testé ce service sans en obtenir satisfaction, à aller lire mes recommandations en fin d’article.  

Pourquoi utiliser Pocket ?

Il me paraît important de vous expliquer cela en détail pour les raisons suivantes :

  • Tout d’abord, parce que cette application m’a fait gagner beaucoup de temps au quotidien, en réduisant le temps que je passais à naviguer sur internet ;
  • D’une autre part, parce que ce service est vraiment très simple à utiliser, mais il peut aussi être déroutant au départ à mettre en place de manière efficace et rapide ;
  • Enfin, parce que Pocket m’a permis de lire de manière plus confortable ce que je lis sur internet, et donc améliorer ma compréhension ainsi que ma mémorisation.

Comment l’installer ?

Vous allez voir, rien de bien compliqué.

  • Avant tout, il va falloir vous rendre sur le site de Pocket : getpocket.com et vous inscrire. Il est à noter que Pocket, qui s’appelait auparavant « Read it Later », permet désormais de se connecter avec le bouton « Google Connect » (votre compte Gmail) en 1 clic, si vous le souhaitez.
  • Une fois enregistré, vous allez devoir mettre en place Pocket sur chacun de vos appareils. Entendons-nous bien, je devrais plutôt dire sur tous vos appareils (mobiles ou non). En effet, c’est le fait d’installer Pocket sur tous vos appareils qui donnera du sens au service. Voici comment vous y prendre :
    • Sur le navigateur de votre ordinateur, les explications figurent ici : pour Google Chrome, pour Firefox, ou pour Safari. Les utilisateurs d’Internet Explorer (ou ceux qui possèdent un des navigateurs précédents mais ne peuvent pas installer d’extension) devront mettre en place un favori (impossible à ce jour d’installer une extension sur Internet Explorer) en suivant ce lien.
    • Sur votre appareil mobile (iOS ou Android), il vous faudra installer l’application gratuite Pocket. Je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer ici comment installer une app…

Evidemment, à chaque fois que vous installez Pocket sur un de vos appareils, pensez à vous identifier.

Comment sauvegarder du contenu dans Pocket ?

Avant tout, il faut trouver un contenu à sauvegarder. Et oui, on en revient aux fondamentaux. Allez donc passer un peu de temps sur un site de news, un blog que vous aimez… Vous verrez, vous allez être tenté de lire un article, voire plusieurs pages. Mais vous avez autre chose à faire ! Ne perdez pas votre temps : et si vous preniez désormais la résolution de sauvegarder ce contenu pour le lire plus tard ? Cliquez alors sur le bouton présent dans votre navigateur, l’extension étant installée dans votre navigateur.

Mais vous êtes peut-être en train de lire du contenu sur votre tablette ou votre smartphone ? Pas de problème, ayant installé l’application, vous allez pouvoir partager la page web vers l’application Pocket. La page va se sauvegarder.

Au moment de la sauvegarde, vous allez sans doute voir s’afficher une petite fenêtre qui vous proposera d’appliquer des étiquettes à la page. Vous pouvez en indiquer quelques unes ou attendre un peu avant de vous en servir. C’est un plus, mais pas vraiment nécessaire à ce stade.

Notez enfin que vous pouvez aussi sauvegarder des vidéos des célèbres sites tels que Youtube ou Dailymotion.

Sauvegardez, sauvegardez, sauvegardez. C’est comme ça qu’on commence à utiliser Pocket.

Comment lire le contenu sauvegardé ?

Quand on commence à utiliser Pocket, on peut être vite tenté de ne pas lire ce qu’on a sauvegardé. C’est idiot, mais je pense qu’il y a un effet « poussière sous le tapis » de parvenir à ne pas lire une page sur internet mais d’avoir cliqué sur le bouton magique. Pour autant, je vous invite à vous créer une habitude, un rituel, chaque jour, pour lire votre contenu. Privilégiez évidemment plutôt le matin (on sait que la lecture sur écran le soir ne favorise pas le sommeil) mais bloquez-vous ce moment.

Là encore, deux possibilités :

  • Si vous êtes sur votre ordinateur, la solution la plus simple est de vous identifier sur le site : getpocket.com. Un conseil : sauvegardez ce lien dans vos favoris. Vous allez probablement avoir envie d’y retourner souvent. A noter qu’il existe une application pour Mac qui est très bien faite et qui vous permettra de lire votre contenu, même si vous n’êtes pas connecté à internet. Vous devriez l’installer et vous y connecter si vous êtes sur Mac.
  • Sur votre appareil mobile, il vous suffit de lancer l’application Pocket. Les articles que vous avez sauvegardés devraient vous ouvrir grands les bras. Notez que, comme pour l’application Mac, les applications mobiles vont bel et bien télécharger toutes seules les articles que vous aurez sauvegardé. J’insiste sur ce point car cela signifie que vous pouvez lire vos articles Pocket sur votre smartphone ou votre tablette même si vous n’avez pas internet. Il faudra bien entendu malgré tout, à un moment donné, que votre application ait pu se connecter au moins une fois pour récupérer les articles. Mais une fois téléchargés, débranchez tout et lisez, même sans connexion. Attention, vous aurez malgré tout besoin d’internet si vous avez sauvegardé des vidéos…

Vous allez le constater, l’application va retirer le formatage avancé de la page que vous aviez sauvegardé. Les images sont conservées mais tous les artifices visuels ont été retirés pour vous permettre de lire plus tranquillement le contenu. Il est temps de profiter alors de toutes les pages capturées. Vous allez voir, la lecture va être agréable, à tête reposée. Profitez-en pour régler les options disponibles (arrière-plan blanc, crème, ou noir, tailles de police plus ou moins gros, etc.).

Quelles recommandations ?

Je vous le disais : le service est simple. Tellement simple que les petits écueils d’utilisation au départ sont nombreux. Voici quelques conseils que je vous invite à appliquer sans tarder :

  • Je l’ai déjà dit, mais ça va mieux en le disant : réservez-vous un moment dans votre agenda pour lire les articles que vous sauvegardez. C’est un rituel important que je vous conseille, encore une fois, de mettre en place le matin. Si vous ne lisez pas vos articles, vous allez être tenté de ne plus sauvegarder d’articles.
  • Archivez les articles que vous avez lus. La fonction d’archive d’articles dans Pocket est symbolisée par une petite coche. Elle fera disparaitre les articles de votre liste de lecture. Si vous souhaitez relire un article archivé, il reste accessible, ne craignez donc pas d’archiver vos articles afin de pratiquer la technique dite de l’inbox zéro dans Pocket. Pour rappel, cette appellation fait référence au fait de ne pas garder d’email dans sa boîte mail non-lu (ou même présent pour les plus exigeants) s’il n’y a pas d’action à faire sur ce mail. C’est ce que je vous recommande aussi pour ce service : ne gardez pas d’article que vous avez déjà lu dans Pocket ; archivez-le.
  • Pocket est un excellent moyen de faire suivre des informations à vos contacts. S’ils utilisent également Pocket, l’article devrait leur arriver directement dans l’application. D’ailleurs, si vous voulez m’envoyer des infos, vous pouvez les faire suivre depuis l’application à l’adresse suivante : pocket@guillaumevende.fr
  • Enfin, sur Android, testez la fonction de dictée vocale. Elle consiste à faire lire par une voix synthétique les articles que vous avez sauvegardé dans Pocket. Voilà un podcast hautement personnalisé qui accompagnera avec brio vos trajets en métro.

En vidéo

Et pour ceux qui sont plus à l’aise en vidéo (mais en anglais), voici celle que relaie Pocket sur son site pour expliquer le service :

J’espère que ce guide d’utilisation pour Pocket vous aura permis de mieux aborder, ou de découvrir ce superbe service. N’hésitez pas à me faire vos retours d’utilisation pour savoir si cet article vous a aidé !

Une journée sans mon smartphone

Ca m’est déjà arrivé. Laisser son smartphone chez soi alors qu’on est parti au bureau, ça arrive toujours mais quand on est dépendant comme moi, on peut faire des tonnes d’effort pour venir le récupérer. En général je m’en rends compte assez vite car je sors souvent mon smartphone dans le métro. Mais depuis quelques temps, je préfère largement m’occuper de mon fils dans les transports. Du coup, je me suis rendu compte que je l’avais laissé chez moi quand je suis sorti de la crèche.

Du coup, j’en ai profité pour me faire un petit exercice : passer une journée sans mon smartphone. C’était à la fois l’enfer et beaucoup plus facile que ce que je pensais. Voici les enseignements que je peux en tirer avec un peu de recul :

  • Beaucoup de services auxquels j’accède sur mon smartphone, au quotidien, sont accessibles en ligne sur ordinateur sans soucis : les réseaux sociaux, le mail… donc de ce côté-là, on assouvit assez vite ses pulsions.
  • Ce qui m’a le plus manqué en fait, ce sont les SMS : d’une part pour faire des signes à la maman de mon fils mais aussi, occasionnellement, pour tenir au courant des collègues de l’enchaînement de quelques réunions, pour se retrouver plus facilement. Je ne pensais pas que les SMS me manqueraient autant. Le téléphone, je me suis rendu compte que je n’en avais pas besoin. Qui téléphone encore avec son smartphone ?
  • Un autre service qui m’a beaucoup manqué : Evernote. Surtout avec la dernière version sur Android qui permet, je trouve, de saisir encore plus facilement des notes à la volée. Je l’utilise notamment dès qu’une idée me passe par la tête et pour noter les événements et créations de mon fils. Aujourd’hui, par exemple, il avait mis des gommettes sur une citrouille en papier (qui sert de déco dans sa section) et je n’ai pas pu le prendre en photo. Je pourrai rattraper cette photo demain mais bon, c’est toujours une petite chose en plus à laquelle il faudra penser…
  • Enfin, au final, je me suis senti « en manque » de quelque chose… J’ai ressenti cette absence, dans ma poche, dans ma main. Le smartphone est devenu un prolongement de moi-même (je ne pense pas être le seul) et ne pas l’avoir a provoqué en moi une forme de malaise… en tout cas pour une partie de la journée. J’avoue qu’à d’autres moments (assez nombreux je dois dire) j’ai aussi ressenti une forme de liberté. Ne plus dépendre d’un appareil, de notifications, m’a vraiment fait aussi beaucoup de bien.

Voici les actions que j’en tire pour l’avenir :

  • Une assurance « zéro d’oubli » : le matin, je vais installer une routine, que j’avais déjà lue (voir 6. Review) qui consiste bêtement prendre 2 minutes avant de partir pour faire le tour de l’appartement (ce n’est pas comme si on vivait dans un château) et regarder mon calendrier. Avec un peu de recul, je suis frappé du nombre de fois où je m’empresse de partir et où je me rends compte que j’ai oublié quelque chose… 2 minutes, multipliées par le nombre de jours passés à mettre en place une telle routine, on peut penser que ça fait beaucoup. Mais au final, ça fait quand même moins de temps de perdu que ressortir du métro et revenir chez soi chercher des papiers importants occasionnellement, et c’est beaucoup moins source de stress. Ce sera un moment pour moi, où je tendrai à arrêter le temps et à respirer.
  • Finalement, dans la mesure où ça ne me pénalise pas plus que ça que de ne pas avoir de smartphone (en tout cas pas au point que ce soit gênant pour que ma journée se déroule correctement), je pense même que je renouvellerai volontairement cette expérience à l’avenir. En effet, je pense que je serai amené à d’autres reprises à laisser mon smartphone à la maison, afin de ressentir le sentiment de liberté que je décrivais plus haut. Vous l’aurez compris, cette mésaventure m’a finalement fait plus de bien que de mal. Si vivre tous les jours sans smartphone me semble pour le moment impensable, je dois pouvoir mettre le curseur malgré tout un peu plus loin de la case correspondant à la dépendance.
  • Je vais emmener dans mon sac, tous les jours (surtout ceux où je n’emmènerai pas mon smartphone, si je refais volontairement l’expérience à l’avenir), un carnet traditionnel en papier. Un petit, qui ne prend pas trop de place, avec un stylo bien entendu, pour pouvoir remplacer, au moins en partie, Evernote en mobilité. Beaucoup préfèrent d’ailleurs déjà l’utilisation des carnets pour la prise de notes à celle des smartphones. Bien que je n’en fasse pas partie à la base, cette journée m’incite tout de même à repenser à cette solution.

Et vous ? Est-ce que ça vous est arrivé d’oublier votre précieux chez vous ?

Pocket : fonction de partage de collections d’articles

Vous le savez, j’adore Pocket. Pour rappel, c’est une application disponible sur pas mal d’appareils qui permet de sauvegarder des articles pour les lire plus tard, offline, avec une mise en forme très simplifiée. On gagne du temps à ne lire que les articles dont on a besoin, sans se couper de l’activité qu’on faisait avant de tomber sur un lien. Franchement, j’encourage n’importe qui à s’y mettre.

J’ai été contacté il y a peu par leurs équipes, qui sont décidément bourrées de bonnes idées, pour tester et donner mon avis sur une nouvelle fonctionnalité qu’ils prévoient de déployer : la publication de liste d’articles.

Je vous la fais courte : dans Pocket, une fois que vous avez rassemblé des articles avec un tag de votre choix, vous allez pouvoir proposer la publication de ce tag sur internet, et vos articles vont être listés sur une page comme par magie, avec un formatage à la Pocket, pour les partager sur internet. C’est tout con, mais c’est super efficace ! Du coup, j’ai collectionné quelques articles qui m’ont pas mal plu sur la zététique, les raisonnements fallacieux et ce qui tourne autour du scepticisme scientifique avec un tag « zététique ». Voilà ce que ça donne sur la page qui les diffuse publiquement sur Internet. C’est pas génial ? Vous pouvez évidemment partager cette page (les boutons de partage sont en bas de la page) ou les ajouter à votre compte Pocket.

Personnellement, j’adore ! Je leur ai remonté quelques suggestions (j’espère qu’ils les retiendront) ; en attendant, je mets en haut de mon site le lien vers cette collection d’articles, qui pourra donc s’enrichir automatiquement et à tout moment si je sauvegarde dans Pocket des articles avec ce tag.

J’en profite pour vous rappeler que vous pouvez, via Pocket, m’envoyer des articles qui seraient susceptibles de m’intéresser en les envoyant à l’adresse mail : pocket@guillaumevende.fr ; n’hésitez pas !

L’iPhone : smartphone de pigeons ou produit de luxe ?

Un petit titre volontairement un brin provocateur, voilà ce qu’il fallait pour ma petite pensée du jour au sujet de l’iPhone 6. Celui-ci, annoncé il y a quelques jours, me permet de constater à nouveau le clivage qu’il occasionne.

Depuis quelques jours, la machine est relancée : le grand public peut, à mon sens, être classé en quelques grandes familles :

  • Les fans du produit (je ne crois plus, au passage, qu’il s’agisse encore forcément des fans de la marque) qui se demandent comment ils vont financer leur iPhone 6, quelle version ils vont prendre, etc.
  • Les haters. Allez, ouvrons cette case pour ne pas en faire un cliché : il s’agit soit de ceux qui sont choqués du prix, du fait de proposer un écran plus grand alors que les concurrents le faisaient avant, et de ceux qui vont avoir tendance à déconseiller à leurs proches l’achat d’un iPhone 6 et recommander à la place un téléphone Android.
  • Ceux qui s’en foutent. Une bonne partie de la population mondiale n’en a sans doute que faire et a d’autres préoccupations que de réfléchir à la question du meilleur smartphone. Reconnaissons-le si vous lisez cet article vous aurez tendance à vous retrouver dans les deux premières familles mais cette troisième famille va tous nous faire réfléchir.

Mais que peut-on objectivement en penser ? Comme répondre à chacune des ses familles de manière dépassionnée ?

Pour tenter d’y répondre, je voudrais citer un épisode de Scepticisme scientifique, le podcast de Jean-Michel Abrassart où est citée une étude sur les Stradivarius, ces instruments de légende, tant prisés des amoureux des violons. Il en ressort que, contrairement à ce que nombreuses personnes prétendent, les Stradivarius ne sont objectivement pas forcément les meilleurs violons au monde.  Ils sont, certes, très bons, mais leurs prix exorbitants ne sont pas justifiés par la qualité du son restitué. Il est intéressant de noter toutefois que les Stradivarius, de par leur légende, semblent influer sensiblement sur le soin apporté par un violoniste lorsqu’il joue avec ces instruments mythiques.

Vous l’aurez compris : je compare un peu les iPhone (et à plus forte raison les iPhone 6) aux autres smartphones comme je comparerais les Stradivarius aux autres violons :

  • Ce sont des appareils de grande qualité. Ils ne sont en aucun cas les meilleurs appareils mais on les achètera avec la confiance du gage de qualité de la marque ;
  • Leur prix est plus élevé que les appareils proposés par les autres constructeurs. On le sait, après l’annonce de chaque nouvel appareil, on apprend quelques semaines leur coût de fabrication, qui ne dépasse jamais le tiers du prix de vente. Pour autant, le prix peut aussi se justifier, au-delà des coûts de construction, par, notamment, les frais de fonctionnement de l’entreprise (marketing, publicité, distribution, service après-vente, etc.) ;
  • Ils valorisent leur propriétaire. Posséder un iPhone, c’est comme posséder un Stradivarius : on accède à une élite, une certaine exception. On peut alors considérer l’achat d’un iPhone à l’achat d’un produit de la concurrence (la même comparaison est possible avec l’Apple Watch et ses concurrentes) comme l’achat d’un produit de luxe.

Vraisemblablement, dans un secteur concurrentiel élevé (comme l’automobile ou le transport aérien), il peut être une excellente idée de proposer des produits haut de gamme. On le sait, le luxe souffre moins de la crise que les autres segments commerciaux et apporte aussi bien plus de marge. A noter d’ailleurs que c’était bien le positionnement d’Apple depuis toujours, que nous avons oublié pour plusieurs raisons :

  • L’iPad avait marqué les esprits avec un tarif inférieur à celui auquel s’attendait le grand public. Lors de son annonce par Steve Jobs, le 27 janvier 2010, tous les commentateurs soulignaient le tarif attractif, plus bas que ce que tout le monde avait imaginé. On s’était alors surpris à dire « Tiens, Apple fait des produits plutôt abordables« . L’erreur de départ était que l’on comparait l’iPad à un ordinateur, bien qu’il s’agissait d’un appareil différent, avec un coût de production bien inférieur.
  • De plus, avec la commercialisation des différents modèles d’iPhone, nous sommes tombés dans le piège des téléphones subventionnés. On ne se rend pas souvent compte du prix d’un téléphone car une partie de son prix est payée à travers le forfait que l’on rembourse tous les mois auprès d’un opérateur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’achète toujours mes smartphones nus plutôt que par subvention, qui sont pour moi des crédits déguisés.
  • Dernier point : nous relevons d’autant mieux le prix élevé de l’iPhone 6 car il s’inscrit dans un marché ou le prix moyen des produits « haut de gamme » a fortement baissé (suivez mon regard : Nexus, OnePlus One, ou encore Moto X).

Mais au fond, Apple a toujours fait du haut de gamme, en le vendant cher. Apple a toujours fait du luxe. Doit-on pour autant critiquer le luxe ? Clairement, je ne le crois pas. Si certaines personnes peuvent se faire plaisir en achetant un iPhone, j’en suis ravi. Ce n’est pas plus idiot que d’acheter un Stradivarius, une Mercedes, un sac ou un bijou Hermès, des meubles Steiner, ou des vêtements de grande griffe. Ce capital plaisir est important, ne le nions pas, et il ne faudrait pas transformer une incompréhension sur ce type d’achat en une critique à charge du produit ou de ses consommateurs. Le filtre de réflexion ne me semblerait pas approprié.

De plus, et c’est un phénomène connu, payer un produit cher (volontairement, cela va de soi) quelles qu’en soient les raisons, amène souvent a justifier inconsciemment son acte d’achat. Quelques exemples : trouver que l’autonomie est meilleure sur un iPhone sur sur des produits concurrents équivalents sur le plan matériel et à usage égal, trouver que le même objectif que l’on retrouve sur d’autres appareils prend de meilleures photos sur l’iPhone, ou encore, que le produit va plus vite… Autant de biais cognitifs impossibles à vérifier dans le cadre des usages réels au quotidien, que ceux qui achètent un produit de luxe devraient malgré tout garder à l’esprit.

Pour terminer, je voudrais revenir sur une critique qu’émettent souvent les détracteurs de l’iPhone : celle qui vise à dire que les acheteurs sont des pigeons car ils achètent un produit avec des fonctionnalités dites « nouvelles » mais qui sont déjà présentes sur le marché depuis des mois, voire des années, chez la concurrence (taille de l’écran, NFC, claviers alternatifs, etc.). Ces détracteurs semblent découvrir le fait qu’en effet, Apple n’intègre des technologies que lorsqu’elles sont mûres pour être acceptées du plus grand nombre. C’est d’ailleurs l’illustration d’un des points que je mentionnais plus haut : on n’achète pas l’iPhone pour avoir le meilleur produit, mais pour avoir un produit pour lequel on n’a pas à se poser de question. En achetant un iPhone, on achète un produit de luxe, et on sait qu’on ne fait pas un mauvais choix en matière de smartphone. Sauf peut-être pour ce qui est d’un budget d’une famille qui n’a pas forcément des ressources financières qui le permettent…

En conclusion, je voudrais donner mon sentiment personnel : l’iPhone est tentant, qui me donne envie mais pour beaucoup de choses dans ma vie, je donne de moins en moins de priorité à cette valeur que l’on peut assimiler au « plaisir des possessions ». Je tends, notamment depuis un an à purifier un peu mon quotidien, en cherchant de moins en moins à posséder, et de plus en plus à donner du sens, notamment dans mes usages de la tech. Aujourd’hui, mon OnePlus One et Android répondent beaucoup mieux à deux critères : d’une part mes besoins fonctionnels et d’une autre part, l’investissement que je souhaite ou peux y mettre.

J’espère que ce billet n’aura en aucun cas créé le moindre sentiment de troll. J’ai essayé de formaliser des pensées constructives. J’espère vivement que vous pourrez m’apporter vos remarques en commentaires de ce billet.

Les smartphones deviennent-ils trop grands ?

Hier, Apple a annoncé l’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus ; ce dernier ayant comme particularité de proposer un format d’écran de 5,5″ (soit la même taille d’écran que le Galaxy Note 2 ou que le OnePlus One). Evidemment, exit les promesses qui visent à dire qu’il faut un smartphone pour lequel le pouce peut parcourir toute la surface de l’écran. D’ailleurs, Apple a été jusqu’à implémenter une fonctionnalité qui permet de « baisser » l’écran avec un double clic sur le bouton d’accueil (Samsung propose la même chose). Mais du coup, je vois plusieurs questions remonter du type « les smartphones deviennent-ils trop grands ? » ou « les tablettes de petit format n’ont-elles pas moins de sens ? ». Voici ma réponse.

Pour avoir troqué il y a peu mon Nexus 5 (5″) pour un OnePlus One (5,5″ donc, comme l’iPhone 6 Plus), je n’ai pas ressenti de véritable changement de format et d’usage. Au bout d’une journée, j’oubliais que j’avais changé de format. En fait, la vraie différence a résidé dans le fait que le OnePlus One a des boutons physiques (je déteste la recommandation de Google qui vise à intégrer les boutons dans une partie de l’écran : on perd de la surface utile). Notons d’ailleurs que le OnePlus One vous laisse le choix : boutons physiques ou intégrés à l’écran pour ceux qui aiment ça.

Un autre point que j’ai relevé relatif à la possible redondance d’une tablette petit format et d’un smartphone grand format. : je dispose à côté d’un iPad mini avec écran retina de 7,9″. Et vraiment, mon smartphone de 5,5″ ne remplace pas les usages que je peux avoir avec ma tablette. La tablette est toujours bien plus confortable qu’un smartphone pour naviguer, faire des opérations avec des images, ou encore, voir des films. Je ne vois pas de redondance dans les usages : mon smartphone m’accompagne toute la journée mais le soir, je le pose avant de le reprendre le lendemain matin, et je fais ma petite vie chez moi avec ma tablette.

Quelques exemples concrets :

  • Dans les transports, je ne me vois pas sortir ma tablette. L’écran est vraiment trop grand, je serais mal à l’aise à l’idée que les gens voient trop facilement ce que je fais dessus.
  • En extérieur, le smartphone reste le plus pratique pour prendre des photos. Je ne suis pas à l’aise à l’idée de prendre des photos avec une tablette, même une tablette de 7″ ou 8″.
  • Chez moi, je trouve l’écran du smartphone trop petit pour voir des films. De même, naviguer sur internet n’est pas la même expérience : les sites en responsive design vous le confirmeront en affichant des formats de sites optimisés pour mobile sur votre smartphone et un rendu correspondant à celui des ordinateurs personnels sur la tablette. Je préfère le plus possible les versions des sites classiques qui ont une mise en page plus naturelle pour moi.
  • Quand je ne lis pas avec ma liseuse, il m’arrive de lire sur mon iPad mini. Rarement sur mon smartphone (sauf en mobilité, en attendant dans la file d’attente de la boulangerie par exemple).

Ces exemples et cette habitude dans les usages au quotidien de mes appareils ne m’aident pas à adopter le terme de phablette qui laisse entendre que le produit répond aux deux usages. Pour moi, il y a une frontière entre 6″ et 7″ : en-dessous de 6″, c’est un usage de smartphone, et au-delà de 7″, un usage de tablette. Si un produit arrivait entre mes mains avec une taille d’écran située entre les deux formats, je serais, au quotidien, amené à lui attribuer nécessairement un des deux rôles.

En tout cas, je me ravis de voir tous ces nouveaux produits arriver.

Besoin de votre avis pour Tablette Café

Voici pas mal de temps que vous n’avez pas eu droit à un épisode de Tablette Café et, outre la pause estivale, il y a une raison qui freine un peu la reprise : j’ai mené durant tout l’été une réflexion pour voir dans quelle mesure ce podcast devrait évoluer. 

Comme vous le savez, ce podcast, lancé en partenariat avec tablette-tactile.net et avec la participation récurrente des équipes de ce site et de frandroid, traite de l’actu tech en général, en gardant comme ligne directrice de se poser la question des usages au quotidien. Initialement, nous voulions parler essentiellement de tablettes tactiles, pas seulement de l’iPad, et je pense qu’on a plutôt bien fait notre boulot, tout en essayant de capitaliser pour améliorer notre qualité de son parfois fluctuante.

L’actu des tablettes n’étant pas toujours propice pour être constamment relayée en audio, et le fait qu’elle permet de parler de plein d’autres sujets (de composants informatiques, de la mobilité, d’applications, etc.) nous a amenés à sortir de plus en plus de notre ligne éditoriale. Visiblement, les retours que nous avons eus sur le fond étaient plutôt positifs. J’en profite d’ailleurs pour remercier mes compères, fidèles depuis le début : Cédric, Guillaume et bien sûr l’inimitable Pierre-Olivier.

J’ai la conviction que le podcast a toujours une place et vous apporte toujours quelque chose mais je voulais avoir votre retour pour savoir si vous souhaitiez que l’aventure continue, et si oui, avec quelles éventuelles modifications ?

  • Faut-il changer de nom ? Personnellement, je suis plutôt de cet avis même si ça nous obligerait à perdre toute la visibilité SEO et dans l’iTunes store (et mêmes dans d’autres stores type celui de Pocket Cast) du podcast.
  • Si l’on change de nom, quel nom proposer ? Avez-vous des suggestions ? On peut garder la notion de « Café » qui fait passer un message relatif à la discussion entre potes, un échange informel où chacun fait part de son point de vue. Mais que retenir à la place de « Tablette » ?
  • Au-delà du nom, avez-vous des remarques à formuler sur le podcast en tant que tel ? Le format ? Le ton ? La fréquence ?

J’en profite pour souhaiter bonne chance à Patrick Beja dans son changement de vie (Patrick qui avait eu la gentillesse de participer à un episode sur le e-reading) ; je suis convaincu qu’il y a une place pour un podcast sur la tech qui puisse vivre aux côtés de LRDV. N’hésitez pas à réagir à ce sujet dans les commentaires.

 

Premier bilan sur mon sommeil (méthode douce et progressive)

Il y a de cela 15 jours j’ai lancé la mise en oeuvre d’une méthode douce et progressive pour travailler mon sommeil. Le bilan est plutôt positif mais j’ai affronté quelques difficultés qui ont mis à mal mon envie d’installer cette nouvelle habitude.

Voici quelques retours pour cette période du 15/07 au 27/07 :

  • Le matin, je me réveille sensiblement moins difficilement. Je n’avais pas re-paramétré mon bracelet pour qu’il me réveille par vibrations avec un réveil en sommeil léger mais je mets cela en place dès aujourd’hui. Je pense que ça va bien m’aider.
  • Le soir je vais me coucher sensiblement plus tôt et je vais lire un peu plus. Quand arrive l’heure « fatidique » de 23h45, je me rends compte que je serais tenté de lire un peu plus, par exemple, mais j’arrive à résister (malgré une tentation très forte), fort de ma motivation et ma prise d’habitude. Un bon point donc.
  • En revanche, j’ai été bousculé dans mon projet par un déplacement en avion de 3 jours avec séjour dans un hôtel. Lorsque l’on change d’environnement, il est souvent facile de se laisser embarquer dans un rythme différent, que l’on considère comme « exceptionnel ». Et quand on va se coucher, on a envie du même rituel que d’habitude (lecture notamment) ce qui fait exploser la limite de l’horaire de coucher établie.
  • Je n’ai pas utilisé judicieusement mes deux jokers. Vous savez, j’avais dit que j’utiliserais 2 jokers pour des soirs où je me coucherai plus tard. Je les ai utilisés à mauvais escient sans bien anticiper ce déplacement de 3 jours… Il faudra que je pense à planifier l’utilisation des jokers.
  • Le bracelet UP24 de Jawbone n’est pas forcément pratique pour suivre la tenue des engagements. Je veux dire, il me permet de voir ma quantité de sommeil par jour en un coup d’oeil et j’ai mis en place une règle IFTTT qui m’enregistre mes phases de sommeil. Je vous mets d’ailleurs la recette ci-dessous. Toutefois, je n’ai pas un aperçu clair de quand j’ai respecté ma nouvelle habitude et quand je ne l’ai pas fait. Je vais donc sans doute utiliser une application pour ça : on m’avait recommandé Habit Bull sur Android il y a quelques temps que je vais utiliser à cet effet. Je vous dirai si ça fonctionne bien.

IFTTT Recipe: Rapport de sommeil connects up-by-jawbone to google-drive

  • Dernière chose au sujet du bracelet UP24 : il comprend une fonction d’alerte d’inactivité. Grosso modo c’est une fonction anti-feignasse qui vous alerte si vous passez trop de temps devant la TV ou si vous êtes trop longtemps assis à votre ordinateur. J’avoue que ce n’est pas trop un soucis pour moi alors j’ai détourné cette fonction. Je viens de le régler de manière à m’alerter toutes les 15 minutes (c’est le minimum, on ne peut pas mettre plus fréquent), chaque soir, à l’approche de l’horaire du coucher. Histoire de me rappeler mes bonnes résolutions.

Je pense que pour contrer cette envie de prolonger la veille dans un environnement inhabituel, le mieux aurait sans doute été de me poser la question suivante : bien que cela me fasse envie de profiter de ce séjour pour me coucher un peu un peu plus tard, mais en tirerai-je quelque chose de positif dans 1 semaine, 1 mois, ou 1 an ? Est-ce si grave si je ne reste pas éveillé et si je respecte mon engagement de sommeil ? Au contraire, je pense que je serai encore plus heureux d’avoir tenu dans ce contexte.

Je retire donc un bilan positif ce cette première phase. Désormais, passons à la phase 2 : jusqu’à la mi-août, je vais donc essayer de m’endormir à 23h30 et me lever à 6h35. J’ai bien réglé mon bracelet et mes alarmes à cet effet. Rendez-vous dans quelques jours pour voir si je continue sur la même lancée.

Google I/O 2014 : décryptage dans Androtec

La semaine dernière a eu lieu la Google I/O. C’est un peu à l’univers Google ce que la WWDC est à l’univers Apple. J’ai eu la chance de pouvoir participer à l’émission Androtec qui revenait sur les annonces faites lors de la Google I/O. L’émission est à voir ici :

Et vous ? Avez-vous suivi la Google I/O ? Qu’en avez-vous pensé ?