Comment tweeter par mail ?

Mais à quoi diable cela peut-il bien servir ? Pourquoi vouloir envoyer des messages sur Twitter par mail ? Le cas d’usage est peut-être particulier mais il est fréquent pour moi. 

En effet, je me retrouve souvent dans le métro à Paris en absence totale de connexion à internet. Et oui, sur la ligne que j’emprunte tous les jours, je suis au mieux connecté en EDGE, au pire, ne peux même pas téléphoner. Et pourtant, j’utilise pas mal mon smartphone, notamment avec l’application Pocket. Mais voilà, il y a régulièrement des articles que j’aimerais relayer sur Twitter et archiver de Pocket. Je lance le partage par tweet, j’attends, et ça ne part pas… Forcément, sans réseau, c’est pas facile… Dans l’absolu, ça ne me dérangerait pas si le tweet était mis « en attente » et qu’il puisse partir une fois que mon smartphone reprend vie retrouve du réseau de données. Mais non, Twitter est ainsi fait que le tweet part dans les brouillons (une rubrique planquée de l’application).

J’ai pu d’ailleurs contourner légèrement ce désagrément en trouvant qu’en laissant appuyé le bouton qui permet de rédiger un tweet sur une application ouvrait la liste des tweets en brouillon ; mais bon, ça ne me suffisait pas. J’ai donc cherché une solution pour pouvoir tweeter par mail. Et oui, le logiciel de mail sur smartphone, lui, a compris depuis longtemps qu’il fallait envoyer le mail quand c’était possible…

Je n’ai trouvé la solution que récemment, après avoir exploré des services tiers peu fiables et surtout, peu rassurants (l’idée de confier mes identifiants à un tiers dont l’identité n’est pas vraiment affirmée ne me rassure pas du tout). Voici comment faire si vous aussi, vous voulez tweeter par mail :

  1. Enregistrez-vous sur IFTTT (si ce n’est pas déjà fait). IFTTT (pour « If This Then That » ou, en français « Si Ceci Alors Cela ») est un service en ligne qui consiste à lier différents services par internet. Si telle action a lieu sur tel service, alors fais telle action sur telle autre. On appelle ces différents déclenchements des recettes (recipes).
  2. Suivez ce lien pour mettre en place la recette qui nous intéresse (envoyer un tweet lorsque l’on envoie un mail) ; laissez les informations par défaut. Vous pouvez éventuellement changer le nom de la recette par un titre de votre choix (par exemple « tweeter par mail »). Le titre n’a pas d’impact sur le fonctionnement. En mettant en place la recette, IFTTT vous demandera d’activer les chaînes (channel).
  3. Créez-vous un contact dans votre carnet d’adresse intitulé « Twitter » ou « Tweet par mail ». Attribuez-lui l’adresse mail suivante : trigger@recipe.ifttt.com
  4. La prochaine fois que vous voulez envoyer un tweet par mail, envoyez un mail dont le contenu (pas l’objet) sera le contenu de votre tweet. Vous pouvez même y adjoindre une image qui sera également postée dans le tweet. Attention à ne pas dépasser la limite des 140 caractères (voire même moins de 140 caractères si vous diffusez une image dans votre tweet).

A noter qu’IFTTT dispose d’applications mobiles particulièrement bien faites. Idéales pour gérer vos différentes recettes. Les recettes sont sans limites et peuvent vraiment vous faciliter la vie. Vous devriez vraiment jeter un coup d’oeil.

Alors ? Envie de programmer vos tweets en absence de réseau ?

Partager une note Evernote avec Work Chat

L’autre jour, j’ai voulu partager une note à une amie, utilisatrice récente d’Evernote. J’étais sur mon iPad et je me suis retrouvé tout bête en train de chercher comment la lui partager depuis l’application. J’ai cherché un moment mais j’ai finalement trouvé la solution.

Suite à la dernière évolution d’il y a quelques mois, Evernote propose une fonction de « Work Chat » : comprenez qu’Evernote a mis en place un système de messagerie intégré à Evernote. Je me suis bien demandé quels étaient les cas d’usage, d’autant que cela vient en doublon de pas mal d’outils de messageries existants.

En cherchant à partager la note, j’ai finalement constaté qu’il fallait impérativement passer par la fonction « Work Chat » proposée depuis chacune des notes Evernote. L’icône est étrange : il s’agit d’une flèche qui joue avec une bulle de messagerie. En cliquant sur cette icône depuis une note Evernote, vous vous retrouvez automatiquement à composer un message à un utilisateur, avec un lien vers votre note. Evernote impose désormais d’utiliser Work Chat pour partager une note…

Au début, ça m’a pas mal agacé mais finalement, j’ai trouvé ça assez malin. D’abord, en mettant cela en place, ils forcent l’adoption du service. Et puis, du coup, il y a quand même des avantages :

  • D’une part, permettre de partager en précisant le contexte. En effet, le partage étant devenue une fonction basique dans toutes les applications, un partage qui force à décrire un contexte de partage permet de mieux qualifier l’échange et probablement d’éviter de partager tout et n’importe quoi, à tout va.
  • D’une autre part, cela permet de créer indirectement un accusé de lecture. Si jamais la personne ne répond pas à ce message de chat intégré à Evernote, c’est qu’elle ne l’a pas reçu. Le ou les destinataires peuvent ainsi réagir, dès consultation de la note.

Attention, pour le destinataire, le sujet n’est pas complètement clair non plus. En cliquant sur le lien situé dans le message, la personne accède à la note Evernote, mais il n’y a pas de moyen de mettre cette note (ou un raccourci vers cette note) dans les notes Evernote du destinataire. En d’autres termes, le destinataire est obligé de passer par la conversation pour ouvrir la note. On aurait aimé pouvoir faire apparaître un lien vers cette note dans le carnet d’adresse principal par exemple. Voici les moyens pour le destinataire du partage de « copier » cette note dans son compte Evernote :

  • Sur iOS, sur l’application iPhone ou iPad, il suffit d’ouvrir la note, et de cliquer sur l’icône constituée de trois points en bas à droite. Puis, choisir « Dupliquer ». Attention, comme le titre l’indique, cela duplique la note. Cela veut dire que si le destinataire fait des modifications, elles ne seront intégrées que sur la note dupliquée et pas la note originale qui a été enregistrée.
  • Sur Android,  je ne suis pas parvenu à trouver l’option équivalente. Toutefois, il existe un petit contournement possible : il vous suffit de cliquer sur la petite icône en haut à droite de la note (celle avec 3 points également) et de choisir « Envoyer une copie par mail » et de choisir comme destinataire du mail votre adresse mail Evernote secrète. Un petit artifice qui devrait être comblé à l’avenir par les développeurs de l’application.

Plus le temps passe, plus je trouve que cette fonction de messagerie est pertinente et très complémentaire à d’autres services de messagerie. L’avez-vous testée ? Qu’en pensez-vous ?

Une journée sans mon smartphone

Ca m’est déjà arrivé. Laisser son smartphone chez soi alors qu’on est parti au bureau, ça arrive toujours mais quand on est dépendant comme moi, on peut faire des tonnes d’effort pour venir le récupérer. En général je m’en rends compte assez vite car je sors souvent mon smartphone dans le métro. Mais depuis quelques temps, je préfère largement m’occuper de mon fils dans les transports. Du coup, je me suis rendu compte que je l’avais laissé chez moi quand je suis sorti de la crèche.

Du coup, j’en ai profité pour me faire un petit exercice : passer une journée sans mon smartphone. C’était à la fois l’enfer et beaucoup plus facile que ce que je pensais. Voici les enseignements que je peux en tirer avec un peu de recul :

  • Beaucoup de services auxquels j’accède sur mon smartphone, au quotidien, sont accessibles en ligne sur ordinateur sans soucis : les réseaux sociaux, le mail… donc de ce côté-là, on assouvit assez vite ses pulsions.
  • Ce qui m’a le plus manqué en fait, ce sont les SMS : d’une part pour faire des signes à la maman de mon fils mais aussi, occasionnellement, pour tenir au courant des collègues de l’enchaînement de quelques réunions, pour se retrouver plus facilement. Je ne pensais pas que les SMS me manqueraient autant. Le téléphone, je me suis rendu compte que je n’en avais pas besoin. Qui téléphone encore avec son smartphone ?
  • Un autre service qui m’a beaucoup manqué : Evernote. Surtout avec la dernière version sur Android qui permet, je trouve, de saisir encore plus facilement des notes à la volée. Je l’utilise notamment dès qu’une idée me passe par la tête et pour noter les événements et créations de mon fils. Aujourd’hui, par exemple, il avait mis des gommettes sur une citrouille en papier (qui sert de déco dans sa section) et je n’ai pas pu le prendre en photo. Je pourrai rattraper cette photo demain mais bon, c’est toujours une petite chose en plus à laquelle il faudra penser…
  • Enfin, au final, je me suis senti « en manque » de quelque chose… J’ai ressenti cette absence, dans ma poche, dans ma main. Le smartphone est devenu un prolongement de moi-même (je ne pense pas être le seul) et ne pas l’avoir a provoqué en moi une forme de malaise… en tout cas pour une partie de la journée. J’avoue qu’à d’autres moments (assez nombreux je dois dire) j’ai aussi ressenti une forme de liberté. Ne plus dépendre d’un appareil, de notifications, m’a vraiment fait aussi beaucoup de bien.

Voici les actions que j’en tire pour l’avenir :

  • Une assurance « zéro d’oubli » : le matin, je vais installer une routine, que j’avais déjà lue (voir 6. Review) qui consiste bêtement prendre 2 minutes avant de partir pour faire le tour de l’appartement (ce n’est pas comme si on vivait dans un château) et regarder mon calendrier. Avec un peu de recul, je suis frappé du nombre de fois où je m’empresse de partir et où je me rends compte que j’ai oublié quelque chose… 2 minutes, multipliées par le nombre de jours passés à mettre en place une telle routine, on peut penser que ça fait beaucoup. Mais au final, ça fait quand même moins de temps de perdu que ressortir du métro et revenir chez soi chercher des papiers importants occasionnellement, et c’est beaucoup moins source de stress. Ce sera un moment pour moi, où je tendrai à arrêter le temps et à respirer.
  • Finalement, dans la mesure où ça ne me pénalise pas plus que ça que de ne pas avoir de smartphone (en tout cas pas au point que ce soit gênant pour que ma journée se déroule correctement), je pense même que je renouvellerai volontairement cette expérience à l’avenir. En effet, je pense que je serai amené à d’autres reprises à laisser mon smartphone à la maison, afin de ressentir le sentiment de liberté que je décrivais plus haut. Vous l’aurez compris, cette mésaventure m’a finalement fait plus de bien que de mal. Si vivre tous les jours sans smartphone me semble pour le moment impensable, je dois pouvoir mettre le curseur malgré tout un peu plus loin de la case correspondant à la dépendance.
  • Je vais emmener dans mon sac, tous les jours (surtout ceux où je n’emmènerai pas mon smartphone, si je refais volontairement l’expérience à l’avenir), un carnet traditionnel en papier. Un petit, qui ne prend pas trop de place, avec un stylo bien entendu, pour pouvoir remplacer, au moins en partie, Evernote en mobilité. Beaucoup préfèrent d’ailleurs déjà l’utilisation des carnets pour la prise de notes à celle des smartphones. Bien que je n’en fasse pas partie à la base, cette journée m’incite tout de même à repenser à cette solution.

Et vous ? Est-ce que ça vous est arrivé d’oublier votre précieux chez vous ?

L’iPhone : smartphone de pigeons ou produit de luxe ?

Un petit titre volontairement un brin provocateur, voilà ce qu’il fallait pour ma petite pensée du jour au sujet de l’iPhone 6. Celui-ci, annoncé il y a quelques jours, me permet de constater à nouveau le clivage qu’il occasionne.

Depuis quelques jours, la machine est relancée : le grand public peut, à mon sens, être classé en quelques grandes familles :

  • Les fans du produit (je ne crois plus, au passage, qu’il s’agisse encore forcément des fans de la marque) qui se demandent comment ils vont financer leur iPhone 6, quelle version ils vont prendre, etc.
  • Les haters. Allez, ouvrons cette case pour ne pas en faire un cliché : il s’agit soit de ceux qui sont choqués du prix, du fait de proposer un écran plus grand alors que les concurrents le faisaient avant, et de ceux qui vont avoir tendance à déconseiller à leurs proches l’achat d’un iPhone 6 et recommander à la place un téléphone Android.
  • Ceux qui s’en foutent. Une bonne partie de la population mondiale n’en a sans doute que faire et a d’autres préoccupations que de réfléchir à la question du meilleur smartphone. Reconnaissons-le si vous lisez cet article vous aurez tendance à vous retrouver dans les deux premières familles mais cette troisième famille va tous nous faire réfléchir.

Mais que peut-on objectivement en penser ? Comme répondre à chacune des ses familles de manière dépassionnée ?

Pour tenter d’y répondre, je voudrais citer un épisode de Scepticisme scientifique, le podcast de Jean-Michel Abrassart où est citée une étude sur les Stradivarius, ces instruments de légende, tant prisés des amoureux des violons. Il en ressort que, contrairement à ce que nombreuses personnes prétendent, les Stradivarius ne sont objectivement pas forcément les meilleurs violons au monde.  Ils sont, certes, très bons, mais leurs prix exorbitants ne sont pas justifiés par la qualité du son restitué. Il est intéressant de noter toutefois que les Stradivarius, de par leur légende, semblent influer sensiblement sur le soin apporté par un violoniste lorsqu’il joue avec ces instruments mythiques.

Vous l’aurez compris : je compare un peu les iPhone (et à plus forte raison les iPhone 6) aux autres smartphones comme je comparerais les Stradivarius aux autres violons :

  • Ce sont des appareils de grande qualité. Ils ne sont en aucun cas les meilleurs appareils mais on les achètera avec la confiance du gage de qualité de la marque ;
  • Leur prix est plus élevé que les appareils proposés par les autres constructeurs. On le sait, après l’annonce de chaque nouvel appareil, on apprend quelques semaines leur coût de fabrication, qui ne dépasse jamais le tiers du prix de vente. Pour autant, le prix peut aussi se justifier, au-delà des coûts de construction, par, notamment, les frais de fonctionnement de l’entreprise (marketing, publicité, distribution, service après-vente, etc.) ;
  • Ils valorisent leur propriétaire. Posséder un iPhone, c’est comme posséder un Stradivarius : on accède à une élite, une certaine exception. On peut alors considérer l’achat d’un iPhone à l’achat d’un produit de la concurrence (la même comparaison est possible avec l’Apple Watch et ses concurrentes) comme l’achat d’un produit de luxe.

Vraisemblablement, dans un secteur concurrentiel élevé (comme l’automobile ou le transport aérien), il peut être une excellente idée de proposer des produits haut de gamme. On le sait, le luxe souffre moins de la crise que les autres segments commerciaux et apporte aussi bien plus de marge. A noter d’ailleurs que c’était bien le positionnement d’Apple depuis toujours, que nous avons oublié pour plusieurs raisons :

  • L’iPad avait marqué les esprits avec un tarif inférieur à celui auquel s’attendait le grand public. Lors de son annonce par Steve Jobs, le 27 janvier 2010, tous les commentateurs soulignaient le tarif attractif, plus bas que ce que tout le monde avait imaginé. On s’était alors surpris à dire « Tiens, Apple fait des produits plutôt abordables« . L’erreur de départ était que l’on comparait l’iPad à un ordinateur, bien qu’il s’agissait d’un appareil différent, avec un coût de production bien inférieur.
  • De plus, avec la commercialisation des différents modèles d’iPhone, nous sommes tombés dans le piège des téléphones subventionnés. On ne se rend pas souvent compte du prix d’un téléphone car une partie de son prix est payée à travers le forfait que l’on rembourse tous les mois auprès d’un opérateur. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’achète toujours mes smartphones nus plutôt que par subvention, qui sont pour moi des crédits déguisés.
  • Dernier point : nous relevons d’autant mieux le prix élevé de l’iPhone 6 car il s’inscrit dans un marché ou le prix moyen des produits « haut de gamme » a fortement baissé (suivez mon regard : Nexus, OnePlus One, ou encore Moto X).

Mais au fond, Apple a toujours fait du haut de gamme, en le vendant cher. Apple a toujours fait du luxe. Doit-on pour autant critiquer le luxe ? Clairement, je ne le crois pas. Si certaines personnes peuvent se faire plaisir en achetant un iPhone, j’en suis ravi. Ce n’est pas plus idiot que d’acheter un Stradivarius, une Mercedes, un sac ou un bijou Hermès, des meubles Steiner, ou des vêtements de grande griffe. Ce capital plaisir est important, ne le nions pas, et il ne faudrait pas transformer une incompréhension sur ce type d’achat en une critique à charge du produit ou de ses consommateurs. Le filtre de réflexion ne me semblerait pas approprié.

De plus, et c’est un phénomène connu, payer un produit cher (volontairement, cela va de soi) quelles qu’en soient les raisons, amène souvent a justifier inconsciemment son acte d’achat. Quelques exemples : trouver que l’autonomie est meilleure sur un iPhone sur sur des produits concurrents équivalents sur le plan matériel et à usage égal, trouver que le même objectif que l’on retrouve sur d’autres appareils prend de meilleures photos sur l’iPhone, ou encore, que le produit va plus vite… Autant de biais cognitifs impossibles à vérifier dans le cadre des usages réels au quotidien, que ceux qui achètent un produit de luxe devraient malgré tout garder à l’esprit.

Pour terminer, je voudrais revenir sur une critique qu’émettent souvent les détracteurs de l’iPhone : celle qui vise à dire que les acheteurs sont des pigeons car ils achètent un produit avec des fonctionnalités dites « nouvelles » mais qui sont déjà présentes sur le marché depuis des mois, voire des années, chez la concurrence (taille de l’écran, NFC, claviers alternatifs, etc.). Ces détracteurs semblent découvrir le fait qu’en effet, Apple n’intègre des technologies que lorsqu’elles sont mûres pour être acceptées du plus grand nombre. C’est d’ailleurs l’illustration d’un des points que je mentionnais plus haut : on n’achète pas l’iPhone pour avoir le meilleur produit, mais pour avoir un produit pour lequel on n’a pas à se poser de question. En achetant un iPhone, on achète un produit de luxe, et on sait qu’on ne fait pas un mauvais choix en matière de smartphone. Sauf peut-être pour ce qui est d’un budget d’une famille qui n’a pas forcément des ressources financières qui le permettent…

En conclusion, je voudrais donner mon sentiment personnel : l’iPhone est tentant, qui me donne envie mais pour beaucoup de choses dans ma vie, je donne de moins en moins de priorité à cette valeur que l’on peut assimiler au « plaisir des possessions ». Je tends, notamment depuis un an à purifier un peu mon quotidien, en cherchant de moins en moins à posséder, et de plus en plus à donner du sens, notamment dans mes usages de la tech. Aujourd’hui, mon OnePlus One et Android répondent beaucoup mieux à deux critères : d’une part mes besoins fonctionnels et d’une autre part, l’investissement que je souhaite ou peux y mettre.

J’espère que ce billet n’aura en aucun cas créé le moindre sentiment de troll. J’ai essayé de formaliser des pensées constructives. J’espère vivement que vous pourrez m’apporter vos remarques en commentaires de ce billet.

Les smartphones deviennent-ils trop grands ?

Hier, Apple a annoncé l’iPhone 6 et l’iPhone 6 Plus ; ce dernier ayant comme particularité de proposer un format d’écran de 5,5″ (soit la même taille d’écran que le Galaxy Note 2 ou que le OnePlus One). Evidemment, exit les promesses qui visent à dire qu’il faut un smartphone pour lequel le pouce peut parcourir toute la surface de l’écran. D’ailleurs, Apple a été jusqu’à implémenter une fonctionnalité qui permet de « baisser » l’écran avec un double clic sur le bouton d’accueil (Samsung propose la même chose). Mais du coup, je vois plusieurs questions remonter du type « les smartphones deviennent-ils trop grands ? » ou « les tablettes de petit format n’ont-elles pas moins de sens ? ». Voici ma réponse.

Pour avoir troqué il y a peu mon Nexus 5 (5″) pour un OnePlus One (5,5″ donc, comme l’iPhone 6 Plus), je n’ai pas ressenti de véritable changement de format et d’usage. Au bout d’une journée, j’oubliais que j’avais changé de format. En fait, la vraie différence a résidé dans le fait que le OnePlus One a des boutons physiques (je déteste la recommandation de Google qui vise à intégrer les boutons dans une partie de l’écran : on perd de la surface utile). Notons d’ailleurs que le OnePlus One vous laisse le choix : boutons physiques ou intégrés à l’écran pour ceux qui aiment ça.

Un autre point que j’ai relevé relatif à la possible redondance d’une tablette petit format et d’un smartphone grand format. : je dispose à côté d’un iPad mini avec écran retina de 7,9″. Et vraiment, mon smartphone de 5,5″ ne remplace pas les usages que je peux avoir avec ma tablette. La tablette est toujours bien plus confortable qu’un smartphone pour naviguer, faire des opérations avec des images, ou encore, voir des films. Je ne vois pas de redondance dans les usages : mon smartphone m’accompagne toute la journée mais le soir, je le pose avant de le reprendre le lendemain matin, et je fais ma petite vie chez moi avec ma tablette.

Quelques exemples concrets :

  • Dans les transports, je ne me vois pas sortir ma tablette. L’écran est vraiment trop grand, je serais mal à l’aise à l’idée que les gens voient trop facilement ce que je fais dessus.
  • En extérieur, le smartphone reste le plus pratique pour prendre des photos. Je ne suis pas à l’aise à l’idée de prendre des photos avec une tablette, même une tablette de 7″ ou 8″.
  • Chez moi, je trouve l’écran du smartphone trop petit pour voir des films. De même, naviguer sur internet n’est pas la même expérience : les sites en responsive design vous le confirmeront en affichant des formats de sites optimisés pour mobile sur votre smartphone et un rendu correspondant à celui des ordinateurs personnels sur la tablette. Je préfère le plus possible les versions des sites classiques qui ont une mise en page plus naturelle pour moi.
  • Quand je ne lis pas avec ma liseuse, il m’arrive de lire sur mon iPad mini. Rarement sur mon smartphone (sauf en mobilité, en attendant dans la file d’attente de la boulangerie par exemple).

Ces exemples et cette habitude dans les usages au quotidien de mes appareils ne m’aident pas à adopter le terme de phablette qui laisse entendre que le produit répond aux deux usages. Pour moi, il y a une frontière entre 6″ et 7″ : en-dessous de 6″, c’est un usage de smartphone, et au-delà de 7″, un usage de tablette. Si un produit arrivait entre mes mains avec une taille d’écran située entre les deux formats, je serais, au quotidien, amené à lui attribuer nécessairement un des deux rôles.

En tout cas, je me ravis de voir tous ces nouveaux produits arriver.

Google I/O 2014 : décryptage dans Androtec

La semaine dernière a eu lieu la Google I/O. C’est un peu à l’univers Google ce que la WWDC est à l’univers Apple. J’ai eu la chance de pouvoir participer à l’émission Androtec qui revenait sur les annonces faites lors de la Google I/O. L’émission est à voir ici :

Et vous ? Avez-vous suivi la Google I/O ? Qu’en avez-vous pensé ?

Les sons des touches des Windows Phone sur votre Android

Depuis que je suis passé sur Android, je prends plaisir à bénéficier des avantages de cet OS mobile, notamment celui de la personnalisation à souhaits. Il faut reconnaître qu’en plus, je ne suis pas très exigeant car je suis vraiment pleinement satisfait par l’environnement natif du Nexus 4 : Android dit « stock » (parfois plus connu comme étant la version d’Android « pure »).

Toutefois, ayant pu tester le son des claviers des Windows Phone, je voulais les remettre sur mon smartphone Android. Et c’était plus compliqué que prévu. Mais évidemment, à force de chercher, j’ai pu trouver un moyen de le faire, plus ou moins facilement.

 

1. Changer les sons de son téléphone Android…

Alors là, c’est la partie la plus compliquée. Il faut commencer par rooter son téléphone. Je ne donnerai pas ici de techniques : d’autres le font bien mieux que moi.

Ensuite, il vous suffit d’installer cette application :

[appbox googleplay com.steinapps.ultimatesoundcontrolpro]

Attention à bien prendre cette version pro (et payante) ; la version gratuite ne permet pas de changer les sons (juste de changer le volume des différents sons système).

 

2. … par les sons des claviers Windows Phone

Là, c’est facile : il suffit de télécharger le fichier que je vous mets à disposition en cliquant ici.

Enjoy.

Edit : et sinon vous mettez à jour avec Android 4.4 KitKat (en tout cas avec le nexus 5 plus de soucis le son est encore meilleur que sur Windows Phone)

L’épopée d’une commande sur Google Play ou la vie des fanboys

Comme je le disais dans mon premier (et néanmoins précédent) billet, j’attendais ces derniers jours avec impatience une trace de vie de Google pour m’expédier mon Nexus 4. Le voici expédié ce jour… Mais il faut quand même que je vous raconte ma première expérience avec l’univers Android qui se teinte de fanboyisme ! Continuer la lecture de « L’épopée d’une commande sur Google Play ou la vie des fanboys »