Comment je gère mes notes de podcasts

Depuis longtemps, WordPress me permet de créer et gérer les flux RSS de mes podcasts (en particulier Tech Café et Relife), et j’ai déjà expliqué comment je fonctionnais sur mon blog. Aujourd’hui, je vais aller plus loin en vous expliquant comment je gère les notes de Tech Café.

Tech Café étant une émission basée sur l’actualité « chaude », j’ai besoin d’un support de notes qui soit accessible partout, que je puisse facilement le mettre à jour. De plus, c’est une émission qui laisse place aux interventions des autres participants, mes chroniqueurs, aussi faut-il que ces notes, collectées en un conducteur, soit modifiable également facilement. J’utilise donc Google Docs.

Voici mon flux de travail pour une émission de Tech Café :

1. Création d’un document partagé

J’ai créé un modèle type de conducteur d’émission sur Google Docs. Ainsi, je peux générer à la volée les conducteurs des prochaines émissions. Elles sont toutes dans un répertoire partagé avec les autres chroniqueurs.

Chaque conducteur contient :

  • des infos pratiques que je souhaite rappeler à chaque fois (et notamment la date d’enregistrement)
  • des liens que je souhaite faire figurer dans chaque note d’émission
  • et les actualités !

2. Alimentation et modification d’un document partagé

Durant la semaine qui précède l’enregistrement, je collecte les liens des sujets que je souhaite aborder dans ce document. Evidemment, chaque participant peut également alimenter le document avec les sujets qu’il souhaite voir abordés. D’ailleurs, le document bouge souvent beaucoup, y compris à la dernière minute ou même… durant l’émission ! Lorsque nous voyons que certains sujets ne seront pas forcément abordés, nous pouvons retirer les liens. L’avantage avec Google Docs, c’est que tout le monde a une vue en temps réel du contenu de l’émission.

Guillaume Poggiaspalla en pleine action pour compléter le document du prochain enregistrement de Tech Café :-)

3. Diffusion des notes

Sur l’article où je décrivais mon process de mise en ligne d’un podcast avec WordPress, j’expliquais que chaque article du site était en réalité un épisode du podcast. Un champ spécifique, grâce à l’extension Powerpress, permet d’indiquer où se situe l’épisode audio.

Vous l’avez compris, les notes de l’émission correspondent au contenu « texte » de l’article. J’ai longtemps cherché un moyen rapide et surtout, propre, de récupérer le contenu de mon document Google vers un article WordPress. Le problème, c’est que la plupart des méthodes qui permettent de récupérer un contenu de Google Docs et de le diffuser dans WordPress ne font pas les choses correctement :

  • Je pourrais faire un copier-coller mais cette solution est assez sale et génère beaucoup de balises de mise en forme assez peu gracieuses pour le code source…
  • Je pourrais utiliser le format Markdown (un format universel et bourré d’avantages que j’affectionne particulièrement) mais Google Docs, contrairement à WordPress, gère très mal le markdown. Je pourrais chercher un outil pour transformer un contenu de Google Doc en markdown (il en existe un très bien qui vous envoie un format .md vers votre boîte mail en un clic) mais cela me rajouterait une étape. Je souhaite que tout mon flux de travail, répété chaque semaine, se limite à un minimum d’actions.

Pour cette phase, je m’appuie sur un « module complémentaire » de Google Docs proposé par WordPress qui permet de conserver toute l’édition, avec un code propre, et notamment en gardant la mise en ligne d’images, la présence de liens, etc. En utilisant ce module, je crée un nouvel article du site directement depuis Google Docs. Je vérifie donc que le titre convient bien, et je retire les liens ou les messages qui ne sont plus nécessaires, avant d’activer le module.

Au moment de publier un épisode de podcast, je n’ai donc plus qu’à me connecter à mon interface d’administration WordPress, de récupérer le brouillon ainsi créé, faire une ultime relecture, ajouter le lien vers le fichier audio de l’épisode, et mettre en ligne. L’épisode remonte instantanément dans les lecteurs de podcasts qui se sont abonnés à Tech Café. Pratique !

4. En cas d’erreur, et en conclusion…

Il arrive (assez souvent en fait) que je fasse des erreurs dans les notes de l’émission. Régulièrement, ce sont les auditeurs qui m’en font part, ou même les autres participants.

Il faut bien garder en tête que les notes de l’émission (dans le flux RSS du podcast) et l’article du site ne font qu’un. Aussi, il suffit de modifier le contenu de l’article pour mettre à jour les notes de l’émission. Souvent, je suis amené à faire cette modification en mobilité. L’application Google Docs n’ayant pas la possibilité d’exploiter les modules complémentaires, je fais les modifications avec l’application mobile de WordPress en mettant à jour l’article.

D’ailleurs, c’est peut-être le seul point de réserve que je peux avoir sur ce fonctionnement. Je dépends encore beaucoup de services qui ne sont disponibles que sur ordinateur. Impossible d’utiliser facilement ce module complémentaire d’export d’un document Google Doc vers mon site WordPress depuis un mobile ou une tablette. Si vous avez des remarques ou des suggestions, n’hésitez pas à les formuler dans les commentaires !

J’ai adopté Telegram ! Des astuces en bonus !

Depuis quelques temps, j’utilise de plus en plus Telegram, un service de messagerie. En gros, il s’agit d’une application comme WhatsApp ou Facebook Messenger, qui permet d’échanger, vous l’aurez compris, des messages. Le service a été mis en place par un Pavel Durov, un libertaire russe, sur qui ont reposé les premières vagues de financement. Il y a eu depuis des levées de fonds pour Telegram, gage d’un service durable. Pavel Durov est notamment connu pour avoir créé Vkontakte, que l’on pourrait résumer grossièrement comme étant le Facebook-LinkedIn russe.

La philosophie de cet entrepreneur est clé : il place au-dessus de tout impératif la liberté d’expression. Cela a valu à la plateforme ainsi qu’aux équipes des reproches, que l’on peut évidemment comprendre, notamment quant au rôle de facilitateur que ce type d’application peut avoir pour des intentions discutables, voire répréhensibles (pédophiles, terroristes). Nous ne lancerons pas ici le débat de ce qu’il faut privilégier (si tant est que l’on puisse) entre la sécurité d’une société et sa liberté d’expression. Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’ai mon avis sur la question. En tout cas, cette philosophie a amené les équipes de Telegram, lorsqu’elles ont senti que les influences étatiques les empêchaient de continuer à nourrir cette liberté, à quitter la Russie, où l’application a été conçue, pour d’autres horizons. Aujourd’hui, l’équipe est située dans les Émirats Arabes Unis mais n’exclue pas de déménager à nouveau si le besoin se faisait sentir.

Voici quelques raisons pour lesquelles j’utilise cette application, à quoi ça me sert et quelles applications je remplace grâce à Telegram :

  1. C’est bourré de fonctionnalités et c’est disponible (et synchronisé) à travers plusieurs de mes appareils. Quelle que soit la machine que j’utilise, via le navigateur, une des applications natives, Telegram est disponible partout. Contrairement à WhatsApp, Telegram dispose par exemple d’un client sur iPad. Il existe d’ailleurs un wiki qui récapitule toutes les fonctionnalités de Telegram !
  2. C’est nettement plus fonctionnel que iMessage par exemple, ou évidemment, que les SMS (possibilité de citer un message, conversations de groupe, envoi de messages temporaires, possibilité de modifier son message une fois envoyé – et ça sert souvent -, sans compter les appels via les réseaux de données, ce qui assure quand même une meilleure qualité que les appels classiques (pour ceux qui continuent d’appeler).
  3. C’est sexy, l’interface est propre, personnalisable (dans une certaine mesure) et intègre un mode nuit (du plus bel effet sur l’iPhone X). C’est rapide. Très rapide. Quelle que soit la plateforme.
  4. L’envoi de fichiers est incroyable et représente un énorme avantage : possibilité d’échanger en illimité des fichiers allant jusqu’à 1,5 Go (c’est quand même assez dingue)… Style, vous pouvez transférer vos vidéos de famille avec. Oubliez WeTransfer !
  5. Chose importante : Telegram est une messagerie qui propose des échanges dits « chiffrés de bout-en-bout », ce qui signifie que personne (pas même les équipes de Telegram) ne sont en mesure de lire les échanges que vous y faites. Notons tout de même sur ce point quelques réserves face aux autres applications de messagerie : en effet, les messages de groupe ne sont pas chiffrés. D’ailleurs, je trouve cela assez curieux. Les autres applications y parviennent bien… Attention en tout cas à ce que vous exposez dans les groupes d’échanges. Vous connaissez l’adage : si c’est confidentiel, ne le diffusez pas sur internet !
  6. C’est un canal formidable pour échanger des messages avec une communauté. J’ai notamment créé un espace de discussion avec les auditeurs de mon podcast Tech Café. Les chroniqueurs peuvent y intervenir à loisirs. De même, j’ai créé un espace « staff » (je ne vous donnerai pas l’adresse, sauf si vous me payez très très cher… tout a un prix, non mais…) pour les animateurs de l’émission, histoire de nous coordonner. Pratique : j’épingle désormais sur cet espace les liens vers les notes de l’émission et où les participants peuvent déposer leurs enregistrements locaux.
  7. C’est un espace de découverte incroyable car il existe de nombreux espaces de discussion ; par exemple, l’espace de Sarakha63 sur la domotique (une référence si vous voulez vous plongez dans un équipement informatisé à la maison) mais aussi un groupe où l’on parle de tout et de rien (sic)
  8. Il est possible d’y intégrer (et d’y développer) des bots et des collections de stickers personnalisés. Il est notamment possible d’y brancher les interfaces du service d’automatisation de IFTTT. Un exemple de bot que je trouve plutôt cool : @wiki, qui permet de faire des liens facilement vers des articles Wikipedia !
  9. Telegram s’appuie sur une API (une interface utilisable par les développeurs) pour proposer des clients alternatifs. Si vous n’aimez pas le client officiel, vous devriez trouver votre bonheur dans le reste. D’ailleurs, depuis quelques temps, Telegram propose une version alternative de son client. Si elle ressemble à s’y méprendre à la version originale, ne vous y trompez pas, c’est un client qui a été développé de manière différente. Initialement, il s’agissait de l’application Challegram, rachetée par  Telegram, et renommée en Telegram X (et ce n’est pas une version réservée aux adultes).
  10. Une petite astuce pour finir : si vous souhaitez créer un bouton, comme je l’ai fait pour le site de Tech Café, je vous propose un outil facile à prendre en main : telegram.im, qui vous permettra de créer un lien facilement pour inciter les internautes à rejoindre votre groupe !

Depuis quelques temps, je suis les avancées quant à un éventuel successeur au SMS, le RCS. Pour autant, je pense intimement que la partie est jouée d’avance : jamais les technologies basées sur les protocoles de téléphonie ne pourront rattraper les technologies web telles que Telegram. Mais au fond, est-ce si grave ?

Complément : mon ami Mat a également témoigné son enthousiasme sur cet outil ; je vous invite à lire son article à ce sujet !

Crédit photo : roland on Visualhunt / CC BY

Application Bobby : assainissez votre budget en surveillant vos abonnements

Je vous présente un outil qui m’aide beaucoup à avoir une vue sur l’ensemble de mes abonnements et sur l’ensemble de mes dépenses récurrentes. Je veux donc vous parler de Bobby.

Bobby : Track subscriptions
(c’est clair, non ?)

Il s’agit d’une app que j’ai installée sur mon iPhone et qui me permet de lister tous les abonnements auxquels j’ai souscrit. Dans sa version gratuite, l’app ne permet de suivre que 5 abonnements mais un achat in-app de quelques euros vous permet d’en profiter sans limite. L’app est très sexy et ergonomiquement très bien conçue.

L’idée est donc simple : lister tous vos abonnements à des services. On pense spontanément à des Netflix, iCloud, ou même des Spotify mais elle n’a en réalité pas de limite. Vous pouvez également y lister vos assurances, votre souscription annuelle à Amazon Prime, et tous les paiements récurrents. Et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de l’app : lister vos abonnements quel que soit le montant, mais aussi la monnaie (euro ou dollars), leur récurrence (N semaines, mois ou années par exemple) mais aussi vous indiquer les dates de prochains prélèvements, et même vous avertir quelques temps avant.

Et du coup, en se prêtant à l’exercice, on pense à pas mal de dépenses que l’on fait sans s’en rendre compte. Dans mon cas, ça m’a permis de réaliser que je payais toujours quelques noms de domaine, chaque année, qui ne me servaient pas et qui ne me serviraient jamais. Pratique se rendre compte qu’il est probablement mieux d’y mettre fin.

Les usages

L’app permet donc, à condition de prendre quelques minutes pour tout lister, d’avoir une vue assez exhaustive de vos dépenses récurrentes, et éventuellement, vous rendre compte de ce que vous pourriez mettre de côté. Attention, il s’agit bien d’entrées manuelles : il n’est pas possible (encore ?) de se brancher sur votre compte bancaire pour aller y lister vos prélèvements. L’idée est donc plutôt de vous proposer un outil qui va vous aider à faire ce recensement.

Si cet usage paraît simple, il est loin d’être simpliste. J’ai cherché un outil équivalent et, à part un tableau Google Spreadsheet, Excel ou Numbers, en mettant de côté la simplicité et l’ergonomie totalement pensée pour cet usage précis, je n’ai jamais de trouvé de solution aussi satisfaisante.

L’app s’avère notamment redoutable pour les abonnements d’essai ou à tarif préférientiel : pour vous rappeler quelques jours avant la fin des 30 jours gratuits de tel service, ou à l’approche de la fin de la première année de votre forfait mobile à prix cassé.

Bobby propose les achats in-app suivants :

  • Débloquer la restriction du nombre d’abonnements (1,09 €) : absolument essentiel pour utiliser l’app une fois qu’on l’a testée
  • Pack sécurité (1,09 €) : pour sécuriser les données avec Touch ID/Face ID/un code et profiter de la synchro iCloud
  • Pack design (1,09 €) : pour personnaliser la police de l’app, utiliser un thème sombre et changer l’icône de l’app.
  • Le tout peut être proposé avec un pack « tout-en-un » à 2,29 €.

Je ne saurais que vous recommander cette app pour faire le point sur vos dépenses, et identifier sur lesquelles vous pourriez faire l’impasse.

Téléchargez Bobby sur l’App Store.

Pourquoi et comment installer un raccourcisseur d’URL ?

L’idée me trottait dans la tête depuis un moment et c’est l’épisode 74 de l’excellent podcast “Votre coach web”, qui traite de ce sujet, qui m’a remis ce projet en tête.

Un raccourcisseur d’URLs c’est quoi ?

On appelle URL (grosso modo) l’adresse dans votre navigateur web, qui amène sur une page d’un site. Un raccourcisseur d’URL, c’est une adresse (courte, en principe), qui renvoie instantanément sur une adresse (plus longue, normalement).

Les URLs raccourcies sont arrivées avec Twitter, qui limitait au départ à 140 caractères les messages (tweets) en comptant, justement, les caractères d’une URL.

Notons que sur Twitter, depuis, le nombre de caractères d’une adresse web est « plafonné » à 23 caractères, et que la limite a été passée de 140 à 280.

Un raccourcisseur d’URLs, à quoi ça sert ?

Ben, vous l’avez compris, à prendre moins de place, qu’il s’agisse de contraintes de tailles telles que celles de Twitter, mais ce type de service peut aussi avoir des effets bénéfiques sur la lisibilité. Par exemple, reconnaissez que le lien vers le même article est bien plus visuellement intéressant en le mettant en avant de la manière suivante :

http://gllmv.de/5

plutôt que de cette manière :

https://www.guillaumevende.fr/blog/2017/12/24/5-videos-pour-exercer-votre-sens-critique/

Mais un raccourcisseur d’URLs peut aussi avoir un avantage important lié à l’analyse des clics sur les liens. Par exemple, toujours en prenant comme exemple ce même lien : http://gllmv.de/5, je vais être en mesure de dire combien de fois il a été cliqué. Cela ne garantit pas, bien évidemment, que l’article a bel et bien été affiché (les comportements techniques de la navigation sur internet ne le garantissent jamais à 100%) et encore moins qu’il a été lu, mais bel et bien qu’il a été cliqué.

Evidemment, il existe des outils d’analyses statistiques de sites web, tels que Google Analytics, mais le raccourcisseur d’URL permettra de donner une première vision des clics de manière simple et rapide.

Les services

Il existe de nombreux services permettant de raccourcir des URLs. À mon sens, les deux plus connus et plus utilisés sont bit.ly et po.st. Évidemment, un autre service que beaucoup utilisent sans le savoir est celui intégré nativement à Twitter : t.co. D’ailleurs, ce dernier a une vertu : Twitter vérifie la sécurité des liens qui sont raccourcis avec son service t.co. En gros, vous êtes à peu près sûr (faites quand même attention en général, hein) qu’un lien raccourci en t.co ne mettra pas en péril vos appareils et votre navigation. Ça reste de la théorie hein…

Ces services sont gratuits avec différentes fonctionnalités parfois payantes. Et par ailleurs, sachez qu’il existe énormément d’autres services pour raccourcir des URLs… Je vous laisse explorer les différentes solutions vous-même. Pour ma part, j’ai choisi d’installer ma propre version…

Yourls : votre propre raccourcisseur d’URL…

On le sait, sur le web, il est toujours préférable de posséder vos propres outils, et d’héberger vous-même un maximum d’éléments sur des serveurs sur lesquels vous avez la main et avec votre propre nom de domaine. L’idée est de dépendre le moins possible de la volatilité de services (ou de fonctionnalités de certains services). Il est possible de suivre cette philosophie en installant votre propre outil pour raccourcir les URLs grâce à yourls.

Pour installer ce service, c’est aussi simple que d’installer son propre site avec WordPress. Voici la procédure :

  1. Télécharger les fichiers d’installation de yourls sur votre ordinateur (décompresser le fichier ZIP)
  2. Dans le répertoire usr, dupliquer le fichier config-sample.php et nommer la copie config.php ; remplir le fichier config.php (notamment avec les coordonnées de votre base de données)
  3. Uploader ce répertoire sur le site avec l’url de votre choix (chez moi, j’ai tout envoyé sur le site gllmv.de).
  4. Allez sur votre site ainsi créé en ajoutant “/admin/” à la fin de l’adresse. Suivez alors les instructions.

Les extensions

Yourls est un service qui permet de bénéficier d’extensions ; c’est-à-dire d’ajouts de fonctionnalités. Voici une petite sélection des extensions que j’utilise :

  • Amazon affiliate : pour les affiliés Amazon et intégrer les codes de parrainage Amazon dans leurs raccourcis d’URLs générés par Yourls
  • Change password : comme son nom l’indique, vous permet de changer le mot de passe de l’accès administrateur de votre instance Yourls (ce que l’on ne peut pas faire à la base)
  • Google Safe Browsing : s’appuie sur des technologies de Google pour permettre de vérifier la sûreté des liens vers lesquels renvoie votre installation de Yourls
  • Popular clicks extended : pour des statistiques avancées
  • Pseudonymize Plugin : pour anonymiser les traces que vous collectez (répond notamment à des directives de la loi allemande – et vous aurez remarqué que je m’appuie sur une extension allemande)
  • QR Code Short URLS : permet de générer des QR codes en plus des URLs raccourcies
  • Et l’indispensable (à mes yeux) Random Keywords : pour ne pas être obligé de générer des urls raccourcies de type séquentiel (short.url/1, short.url/2, etc.)

Voilà, vous saurez désormais pourquoi vous voyez remonter des liens que je partage au format gllmv.de, et vous aurez désormais l’assurance de consulter un contenu que j’ai sélectionné et que j’ai explicitement partagé, dans une relative sécurité.

WordPress : retrouver du CSS personnalisé

Petite astuce rapide pour ceux qui se retrouveraient comme moi, et sans explication particulière, à constater avoir perdu une portion de CSS personnalisé sur leur site WordPress. D’ailleurs, il s’agit surtout d’une astuce pour retrouver à peu près n’importe quoi dans le temps sur internet…

WordPress est un outil de publication de sites web (le plus populaire et probablement le plus utilisé) et permet de mettre en place des thèmes (en gros, le rendu visuel de votre site). On appelle CSS les éléments (justement) de personnalisation graphique de pages web.

Si l’on peut installer des thèmes très facilement sur son site WordPress, il est fortement déconseiller d’en modifier le rendu. En effet, comme les thèmes peuvent avoir des mises à jour, il est fort possible que des modifications que vous feriez seraient écrasées. C’est un peu comme si vous choisissiez de faire du tuning sur une voiture en location : dès que votre voiture serait remplacée, toute votre personnalisation serait à refaire.

Or, il existe, depuis pas mal de temps maintenant, une fonction dans WordPress qui permet de personnaliser « proprement » le code CSS de votre site : il s’agit d’une fonction de personnalisation qui va être prise en compte de manière prioritaire au code de votre site.

Par exemple, pour reprendre l’analogie de la voiture de location que vous souhaiteriez personnaliser, il pourrait s’agir d’accessoires que vous allez pouvoir facilement retirer de la voiture (lorsqu’elle vous est remplacée) pour les remettre sur la nouvelle.

Or, ne me demandez pas pourquoi, cette portion de code a purement et simplement sauté suite à des interventions que j’ai dû faire sur le site. J’avais évidemment sauvegardé le code du site et la base de données mais, si ces sauvegardes sont particulièrement pratiques pour réinstaller le site en entier, elles ne sont pas vraiment pratiques pour ceux qui, comme moi, n’ont pas le temps et l’envie de mettre les mains dans le cambouis. Je voulais juste retrouver cette portion de code et, à moins d’être développeur WordPress, soyons honnêtes : c’est très difficile de retrouver cette personnalisation.

Du coup, j’ai profité du service « Wayback machine » qui n’est ni plus ni moins qu’un service d’archivage périodique de pages web. Il vous suffit de saisir l’adresse du site pour lequel vous souhaitez obtenir un historique et hop, le service vous propose différentes dates où les pages ont été sauvegardées en dur.

Il m’a suffi de retrouver mon site tel qu’il était en novembre, afficher le code source de la page et retrouver la portion de code qui m’intéressait.

Je voulais vous en parler car ce service fait partie des petits outils gratuits et pratiques dont on peut avoir besoin un jour ou l’autre quand on travaille dans le web…

Non, Apple n’autorise pas les développeurs à revendre les données de Face ID

La communauté tech a été émue de découvrir qu’Apple permettait aux développeurs d’applications de recueillir les informations de Face ID, le système qui permet de déverrouiller l’iPhone X avec votre visage. Le spectre d’un Apple, défenseur de vos données personnelles, se muant en un revendeur (ou un grossiste) de vos informations a plané et, je crois, plane toujours. Je vais essayer de donner ici quelques explications et tenter de faciliter la compréhension de tous à ce sujet.

Face ID, comment ça marche ?

Pour bien comprendre de quoi on parle, il est important de rappeler de quoi est constituée cette fameuse fonctionnalité Face ID. Cela tient (en gros) en 3 points :

  1. Les photos (selfies) d’une personne.
  2. Le « mapping 3D » (une carte avec des facettes en 3D) du visage de la personne ;
  3. Une représentation mathématique (un calcul, à base de vecteurs et d’algorithmes constitués de machine learning, notamment pour comprendre les évolutions du visage de l’utilisateur) qui permet, à l’appui notamment (mais pas seulement) des deux points précédents, de déclencher concrètement le déverrouillage de l’iPhone. Ce dernier point étant chiffré et conservé localement de manière sécurisée sur le téléphone.

À quoi ont accès les développeurs ?

Les photos (point 1. ci-dessus) d’une personne étaient déjà accessibles et pouvaient être enregistrées par les développeurs (si l’on donne l’autorisation ou non à l’application).

La représentation mathématique (point 3. ci-dessus) reste uniquement dans l’iPhone, en local. Il n’a jamais (et il ne sera jamais) question de confier ces données aux développeurs.

Qu’est-ce qui change ?

En revanche (et c’est l’objet de la polémique comme de ce présent article), Apple a modifié ses accords auprès des développeurs tiers pour officialiser le fait que ces derniers pouvaient stocker le mapping 3D (point 2.). Il s’agit d’une information à laquelle ils ont toujours eu accès, et ce, sans l’autorisation express de l’utilisateur (contrairement aux photos prises avec la caméra en façade).

Techniquement, rien ne change. Car les développeurs avaient déjà, avec iOS 11, accès à cette donnée. Apple indique simplement, par la modification de cet accord avec les développeurs tiers, qu’ils en sont conscients, et qu’ils autorisent les développeurs tiers à les stocker.

En quoi cela pourrait poser problème ?

Pour les développeurs, c’est surtout un éclaircissement de savoir qu’Apple est conscient qu’ils aient le droit de stocker ces données. Mais au fond, il ne s’agit pas d’une véritable nouvelle information dont ils peuvent disposer et utiliser. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, avec les analyses d’images, les développeurs peuvent tout à fait déduire des émotions (beaucoup plus précisément d’ailleurs) uniquement en exploitant les images (point 1.) sans avoir réellement besoin de mappings 3D (point 2.).

En revanche, l’American Civil Liberties Union, association qui est activement impliquée dans la protection des données à caractère personnel aux États-Unis, (une sorte de CNIL américaine, l’analogie s’arrête à l’intention car les pouvoirs et la structure ne sont pas les mêmes) à l’origine de cette polémique, et qui milite beaucoup dans le bon sens des consommateurs, souligne le fait que malgré les dispositions notées ci-dessus, des risques existent que des développeurs exploitent ces données illégalement, et commercialement. Et évidemment, ils ont raison. Mais ils n’ont pas plus raison qu’avec nos photos, nos vidéos, nos voix, nos emplacements géographiques et de nombreuses autres traces auxquelles les développeurs tiers ont déjà accès… Ils soulignent d’ailleurs qu’Apple a toujours été historiquement bon pour gérer ce genre de pratiques, notamment avec le droit de vie ou de mort d’une application sur l’unique magasin d’applications de l’iPhone.

Alors, pourquoi cette affaire fait-elle du bruit ?

Voici les raisons qui, à mon sens, font polémique dans cette affaire :

  • D’une part le fait que le grand public ne comprend pas ce qui se passe, ce qui change, ou ce qui est fait de leurs données. Au même titre que la plupart des utilisateurs ne comprend pas la nature même de l’intelligence artificielle, ils ne sont pas au fait de la relation entre Apple (ou Google) et les développeurs tiers, et de ce qu’ils ont le droit ou non de faire.
  • Par ailleurs, cette année, vous l’aurez remarqué, l’iPhone X n’a pas véritablement de « gate », de problème emblématique sur le produit ou sur son usage, comme nous avons pu l’avoir par le passé sur des modèles d’iPhones que l’on tenait mal, qui se pliaient, ou qui avaient de gros problèmes d’écrans. A priori, le seul « iPhone X gate », c’est son prix. Mais forcément, en absence de véritable souci, la nature (et la polémique) a horreur du vide et doit se rabattre sur quelque chose, idéalement quelque chose de mal compris.
  • Il reste un problème réel : Apple ne demande pas à l’utilisateur d’une application, au premier lancement de celle-ci, d’autoriser explicitement l’application (et le développeur) à utiliser la caméra dite true depth (qui permet donc ce mapping 3D), comme c’est le cas pour la caméra ou pour la géolocalisation. Apple doit considérer qu’il s’agit d’une nouvelle composante de la caméra en façade.

Au fond, et en conclusion, peut-on reprocher en 2017 à Apple de ne pas vouloir différencier les images captées par une caméra en façade d’un smartphone d’un mapping 3D ?

PS : j’ai rédigé cet article partiellement en réaction à ce que mon ami Mat alias Profduweb a dit dans un épisode de son podcast, le M. Il est basé sur mes recherches et mes connaissances qui méritent toujours d’être précisées ou corrigées. Si vous pensez que ces propos sont incorrects ou incomplets, je vous remercie par avance de m’aider à les améliorer à l’aide des commentaires !

PS 2 : Phil Schiller, vice-Président marketing d’Apple a d’ailleurs réagi en confirmant la teneur de ce présent article.

Comment et pourquoi passer de Soundcloud à Spreaker

Dans cet article, je vous explique comment migrer votre compte SoundCloud vers un compte Spreaker. Pratique notamment pour les podcasteurs qui aimeraient changer de solution, comme je l’ai fait.

J’ai toujours hébergé mes podcasts sur SoundCloud. Le quota illimité était l’argument fort, associé à un tarif abordable (9 €/mois). D’ailleurs, j’avais expliqué comment créer un podcast avec un site sous WordPress en hébergeant les fichiers audio sur SoundCloud. Puis, je me suis mis à faire des podcasts en mobilité, avec une application iOS appelée Opinion. Mais l’application étant promis à un avenir sombre, avec des fonctionnalités faibles, je suis alors passé à Spreaker avec son tarif le plus bas (aux alentours de 5€ par mois). Sur ce, une offre est tombée pour me proposer les services de Spreaker à 15 €/mois pendant 1 an qui me permettrait d’héberger, certes, la Voix de Guillaume, mais aussi mes autres podcasts comme Tech Café et Relife, et d’avoir encore de la place pour d’autres futurs projets de podcasts…

Les avantages de Spreaker

  • L’interface est tellement plus agréable ! Essayez de dire à SoundCloud que le dernier épisode que vous ajoutez à une playlist doit s’ajouter à la fin !
  • Le lecteur à intégrer dans les pages web (player) est très efficace et très bien fait. J’ai testé le Simple Podcast Player, mais il est tellement cher que je vais le remplacer allégrement par les players de Spreaker.
  • Les statistiques sont infiniment plus souples à consulter que celles de SoundCloud !
  • Spreaker est pensé pour le mobile. Mettre en ligne un nouvel épisode ne nécessite pas autant que SoundCloud de passer par des interfaces web ou faire du jonglage…

Comment faire la migration

Allez dans votre interface Spreaker et cliquez sur « Import RSS feed »

Interface de Spreaker - La voix de Guillaume - Relife - Tech Café
Interface de Spreaker

Puis, entrez le flux RSS de votre podcast (encapsulé dans un feedburner ou non). Laissez-vous guider.

Cela va créer un nouveau flux avec les informations de votre podcast (fichiers audio mais aussi les différents épisodes, avec leur titre et leur description).

Il ne vous reste plus qu’à récupérer ce nouveau flux et le mettre dans votre flux feedburner (ou autre service similaire) ou encore, si vous n’utilisez pas ce type de service, le soumettre tel quel à Podcasts Connect.

Pensez aux archives !

Attention, dans tous les cas, pensez à conserver un exemplaire de chacun de vos épisodes en lieu sûr (NAS, ou stockage sur le cloud) pour éviter de dépendre de ces services, quels qu’ils soient. On parle souvent du fait que SoundCloud pourrait fermer à l’avenir (depuis le temps qu’on le dit…) mais il est de bon ton de penser que n’importe lequel des services en ligne que vous utilisez pourrait mettre la clé sous la porte demain.

D’ailleurs, c’est une manière pour moi de soutenir les efforts de Spreaker pour les podcasteurs, face à SoundCloud qui n’a jamais, jamais, jamais facilité la tâche dans ce domaine.

La méthode pour une mémoire infaillible !

J’ai toujours eu une mémoire assez pitoyable. Il m’arrive très souvent d’oublier des choses à faire, des dates, des éléments que j’ai appris. Aussi, pour m’organiser au quotidien, je dépends beaucoup des outils numériques tels que les outils de prises de notes, les listes de tâches et évidemment, de mon agenda. Dans la continuité, j’ai d’ailleurs déjà expliqué que je remplaçais désormais progressivement mes tâches par des créneaux que je bloque dans mon agenda.

Pour autant, et tout fan que je suis des outils numériques de ce type, je me rends compte qu’il est compliqué d’en dépendre totalement. J’en ai eu une preuve supplémentaire ce week-end avec un détour de près de 1h30 (sic) à cause d’une dépendance et d’une utilisation erronée de Waze…

J’avais senti ce besoin et j’avais identifié en 2016 le fait de travailler ma mémoire. Bon, il a fallu attendre octobre 2017 pour m’y mettre vraiment mais voilà, je suis parvenu à me dégager du temps pour cela. Et j’ai en particulier lu le livre : Une mémoire infaillible. Briller en société sans sortir son smartphone.

J’ai parlé de ce livre dans un épisode de Relife mais je voulais tout de même revenir en détail ici sur le sujet. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, ce livre parle des techniques de mémorisation. Il amène, doucement mais sûrement, à la méthode dite des lieux. Le principe, c’est d’associer à différents lieux que vous visualisez et connaissez bien (les pièces d’une maison par exemple) des objets, des thèmes, des scènes, qui ne seront ni plus ni moins que des moyens mnémotechniques. L’idée est simple : ancrer dans votre esprit des mots, des chiffres.

Et tenez-vous bien : la méthode fonctionne vraiment bien. Le livre est assez didactique car il vous amène à faire des exercices pratiques pas-à-pas pour vous approprier les méthodes qui vous permettent bien d’ancrer les éléments dans votre mémoire. Ensuite, les décoder et les restituer d’avère souvent un jeu d’enfant.

Quelques éléments à retenir

  • La méthode du SEL, qui associe les sens que l’on cultive depuis que l’on est enfant, à notre imagination, afin de créer des liens (bêtement, des moyens mnémotechniques) ;
  • La méthode dite du SAC (Sélectionner, Associer, Connecter) qui vous permet de faire des liens avec les éléments que vous mémorisez ;
  • Un alphabet, qui vous permet d’associer des chiffres et des mots ;
  • Le fait que tout le monde peut parvenir à travailler sa mémoire de manière à retenir virtuellement n’importe quoi (personne n’a, au fond, une mauvaise mémoire) ;
  • Le fait que ça serve vraiment (mais il faut lire le livre en entier) au quotidien et pas uniquement pour se souvenir de la suite des chiffres qui composent Pi par exemple…

Pour moi, ça a changé pas mal la donne de la façon dont je gère les choses au quotidien et le livre m’a permis de m’ouvrir l’esprit à des possibilités sur lesquelles je restais frustré.

Dernière chose : je vous recommande vivement la lecture du livre au format papier. Vous aurez probablement besoin de naviguer dedans et je dois reconnaître que le lire sur Kindle a finalement été plus un frein qu’autre chose…

Si vous souhaitez acheter le livre, n’hésitez pas à utiliser le lien sur cette page. Il ne vous coûtera pas plus cher sur Amazon mais me permettra d’avoir un petit bonus partenaire. Une bonne idée de cadeau pour les fêtes de fin d’année qui approchent non ?