Evernote est définitivement trop cher ! Premières impressions avec OneNote

J’ai toujours été un fervent défenseur d’Evernote, l’outil de prises de notes. J’ai eu beaucoup de plaisir à utiliser les applications et le service depuis des années et j’ai eu beaucoup de plaisir également à parler d’Evernote sur mon site. Mais voilà, dans un souci de rationaliser mes dépenses, j’ai choisi pour la première fois de ne pas renouveler mon abonnement.

J’ai appris avec le temps à évaluer si le coût d’un outil était pertinent pour mes usages. Mon évaluation serait positive à propos d’Evernote s’il n’y avait pas de concurrent gratuit. Aujourd’hui, il faut vraiment se rendre à l’évidence, rien ne justifie de payer 59,99 € / an pour bénéficier de fonctionnalités dites premium là où un outil tel que OneNote permet les mêmes grandes fonctionnalités phare (et d’autres) gratuitement. Il faudra bien entendu que je vérifie si la version gratuite de OneDrive suffira pour tout ce que je stocke dans mon application de gestionnaire de notes (ce dont je doute à ce stade, rappelons qu’Evernote propose un stockage illimité) mais j’ai quand même décidé de faire ce changement.

Voici mes premières impressions avec OneNote (à noter que je n’utilise qu’un Mac, et pas un ordinateur Windows, les fonctions y étant parfois différentes) :

  • Je ne comprends toujours pas la logique des sections dans les bloc-notes qu’il est impossible de désactiver… Pourquoi ne pas proposer de les activer uniquement si on le souhaite ? Le classement est selon moi une perte de temps si les fonctionnalités de recherche sont pertinentes.
  • La mise en page des notes est assez libre (notamment avec les éléments d’annotation manuscrits) ce qui offre énormément de possibilités, mais ce qui peut vite amener à avoir des espaces de travail désorganisés.
  • J’adore la fonctionnalité des indicateurs (étoile, todo, point d’interrogation). Je regrette en revanche de ne pas pouvoir, sur l’application Mac OS, et contrairement à l’application Windows, rechercher par indicateur. Vivement que ça arrive sur Mac OS. Car ça arrivera, hein, Microsoft ? De même, le suivi des modifications des notes partagées n’est pas très détaillé sur Mac OS et apparaît bien avec des surbrillances et des codes couleur sur les applications Windows. Bon soyons clairs, c’est quand même mieux que ce que propose Evernote qui ne permet toujours pas de manière intuitive l’édition de notes en collaboratif (en temps réel).
  • Les fonctions de partage sont assez idiotes. Soit on se retrouve à partager tout un bloc-notes, soit uniquement une note. Pour une fois qu’on aurait aimé donner du sens aux sections…

Ma conclusion à ce stade est que si vous êtes sur Windows, utiliser Evernote est devenu une hérésie. Toutes les mises à jour faites par l’entreprise à l’éléphant n’y font rien : OneNote explose les usages au regard du prix.

Sur Mac, ça mérite la discussion. Mais pas à 59,99 €. Suite à ma résiliation, Evernote m’a envoyé un mail pour me proposer un abonnement à -40% (soit à 36 €) : ça me laisse jusqu’au 20 juin pour faire un maximum de tests et me forger un avis.

À ce stade, les applications de prises de notes sont toutes imparfaites. Je rêve d’un service universel qui remplisse le maximum des usages… Je vais continuer à travailler sur ce thème pour vous faire mes retours. De votre côté, n’hésitez pas à me partager vos outils et habitudes de travail concernant les applications de prises de notes.

Pourquoi et comment j’ai lancé une newsletter avec Revue

Je suis un auditeur assidu de votre coach web et Bertrand Soulier y avait parlé l’an dernier de Revue en particulier et du principe des newsletters en général. J’avoue que je ne suis pas très client de manière générale aux « infolettres » mais l’outil mérite d’avoir un paquet d’avantages parmi lesquels :

  • Pas d’inscription complexe : ce qui peut encore être un frein pour de nombreux utilisateurs, comme ça peut l’être sur un réseau social par exemple…
  • Sans engagement : vous voulez ne plus recevoir une newsletter ? Celles qui jouent le jeu vous proposent un lien de désabonnement en 1 clic.
  • Elles sont gratuites mais pas nécessairement nourries de publicités. Il peut y avoir quelque chose à vendre à la clé mais ce n’est pas toujours le cas.
  • Un moment privilégié et très captif : quand on ouvre un mail, c’est vraiment par volonté (ou par obligation) de le lire (ou de trouver le lien de désabonnement).
  • Pas d’algorithme : vous les recevez ou vous ne les recevez pas, mais votre boîte mail ne priorise pas (autrement que chronologiquement) les mails. Certes, Google vous permet de classer les mails dans des rubriques, en fonction de vos paramètres, mais on est loin d’un algorithme à la Facebook…

Et avec un peu de recul, je dois dire qu’il existe pas mal de newsletters auxquelles j’ai je m’étais abonné et qui me plaisent. Je suis par exemple assez fan de Recomendo, une newsletter hebdomadaire qui m’inspire souvent pour quelques thèmes que nous pouvons aborder dans Relife, un podcast dédié à l’amélioration du quotidien.

Pourquoi j’ai décidé de proposer une newsletter

J’ai décidé de lancer ma newsletter pour plusieurs raisons :

  • Je fais une veille quotidienne sur des thèmes tels que la tech ou l’amélioration du quotidien. Parmi ces sujets, je sélectionne ceux qui, à mon sens, méritent le plus d’être relayés à l’audio pour des podcasts (notamment s’ils laissent place à des éléments de débats). C’est évidemment le cas pour les sujets que nous abordons dans Tech Café. Il m’arrive parfois également de partager des liens sur les réseaux sociaux (de moins en moins, je dois dire) ou sur mon application de lecture différée favorite : Pocket. Une partie de ces liens reste non partagé, faute d’un canal approprié. Ma newsletter met en avant les quelques articles que je ne partage pas ailleurs et qui, à mes yeux, l’auront mérité.
  • Je souhaite aussi en faire un espace pour centraliser mes apparitions dans des podcasts. Là aussi, je me dis qu’il y a probablement certaines personnes qui pourraient être freinées par la « mécanique d’abonnement » d’un podcast. Honnêtement, je pense que le fait que s’abonner à un podcast ne soit pas aussi facile qu’allumer un poste de radio n’aide pas à sa démocratisation. Les assistants vocaux parviendront sûrement à aider dans cette démarche (« OK Google, lance le dernier épisode du podcast Tech Café ! ») mais en attendant, quoi de mieux qu’une newsletter pour centraliser les derniers épisodes ?
  • J’aime tester, apprendre de nouvelles (pour moi) techniques ! Je n’ai jamais diffusé à titre personnel de newsletter et je souhaite explorer cet usage : j’entends régulièrement dire que « non, l’email n’est pas mort ! La newsletter a de longues années devant elle… ». Est-ce vrai ? Je vous propose que l’on tente d’apporter une partie de réponse ensemble…
  • Tenter, de manière assez accessoire, de monétiser mon travail au travers les liens d’affiliation. Je souhaite diversifier mes sources de revenus et je vais tenter de relayer intelligemment des éléments que je trouve pratiques, utiles, qui m’apportent quelque chose au quotidien, avec notamment les liens d’affiliation Amazon. Le soutien d’une communauté est une opportunité incroyable du web, j’en veux pour exemple les personnes qui me soutiennent sur le site de financement participatif Patreon, pour Tech Café. Je me dis que la promesse de suggérer des achats intelligents, quand ils ont leur raison d’être, peut être valorisée notamment dans une newsletter. Pour me soutenir, les personnes qui me suivent peuvent notamment être plus intéressées par l’achat d’un livre que je recommande… Dans la première édition de ma newsletter, je propose notamment un lien affilié Amazon pour acheter le livre de Florian Gouthière : « Santé, science, doit-on tout gober ? » qui a fait l’objet de notre dernier épisode de Relife. Passer par ce lien ne coûte rien de plus aux personnes intéressées mais évidemment, je reçois une petite contrepartie par Amazon.
  • Enfin, je souhaite m’inscrire dans une démarche de production de contenus plus soutenue. Pour cela, la newsletter va me forcer à garder un rythme, à produire du contenu, à me faire un point d’étape hebdomadaire dans ma veille. Proposer une newsletter, c’est un contrat avec les personnes qui s’y abonnent. Je m’engage à vous diffuser le contenu que je vous ai promis, à ne pas vous tromper (sur le contenu et sur la régularité). Évidemment, je m’engage à ne pas faire de cochonneries avec les adresses que vous me confiez 🙂

Comment j’ai créé ma newsletter

Je ne voulais pas entrer dans une mécanique complexe, avec un outil qui me prenne du temps… J’ai donc décidé de suivre jusqu’au bout la recommandation de Bertrand Soulier à ce sujet en utilisant le service Revue. Je n’ai pas encore énormément de recul mais je dois avouer qu’à ce stade, l’outil est d’une simplicité enfantine et répond vraiment bien mes attentes.

  • Vous créez votre newsletter visuellement, à l’aide d’un des templates proposés. Peu de choix graphique s’offrent à vous mais honnêtement, cela reste largement suffisant. Mieux vaut peu de bons designs qu’un catalogue de designs tous moches…
  • L’outil est vraiment très facile d’accès. Entre le moment où je me suis inscrit et le moment où j’ai cliqué sur « Planifier » la première newsletter, il a dû s’écouler 30 minutes (rédaction comprise).
  • Ce que je trouve assez puissant et facilitateur, c’est le fait que d’autres services permettent de rattacher du contenu à votre newsletter en restant dans l’interface : Pocket, Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest, des flux RSS, Medium, Google+… Il vous suffit de vous connecter à l’interface et de récupérer les contenus que vous avez déjà collectés par ailleurs et de les insérer dans votre édition.
  • Sur le fond, j’ai décidé de faire figurer mes derniers épisodes de podcasts à la fin et les articles « exclusifs » (qui ne sont pas présents dans le blog ou mentionnés dans mes émissions) en début de mail. Je verrai que
  • Vous disposez de retours statistiques plutôt intéressants et surtout, très faciles à comprendre : taux d’ouverture, taux de clics, nombre de désabonnements…
  • L’outil est gratuit jusqu’à 50 abonnés et les tarifs pour plus d’abonnés restent tout à fait acceptables pour un service de ce type : 10$/mois pour 2000 abonnés par exemple. Au-delà, le tarif grimpe un peu mais je pense honnêtement qu’à ce volume, il est possible de rentabiliser le contenu diffusé. À noter d’ailleurs que le service permet de rendre la newsletter en accès payant avec Stripe.
  • Dernière chose : si d’aventure je souhaitais changer de service, Revue permet évidemment d’exporter la liste des abonnés. Cette donnée vous appartient quoi qu’il arrive 🙂

Où j’en suis ?

Après mon premier lancement, les statistiques sont satisfaisantes :

  • J’ai dépassé le seuil gratuit des 50 abonnés après la première édition (et j’ai donc déclenché l’abonnement à 5$ par mois pour aller jusqu’à 200 abonnés). De plus, personne ne s’est désinscrit (pour le moment). Pour moi, la réponse à la question : « les newsletters sont-elles mortes » est non.
  • J’ai un taux d’ouverture de 89,66% (sur 29 abonnés au moment de l’envoi)
  • avec un taux de clic de plus de 60%
  • Les articles dans la première newsletter qui ne sont pas directement liés à des épisodes de podcasts sont les plus cliqués. Les abonnés attendent (et c’est normal) une vraie complémentarité.

En l’état, je trouve le service vraiment cool. La seule chose qui pourrait me faire basculer vers autre chose, c’est une application à installer sur mon serveur dédié qui remplirait les mêmes fonctionnalités, afin d’économiser l’abonnement. Mais pour le moment, l’idée est surtout de me confirmer la viabilité de cet outil à moyen terme.

À votre tour ?

Évidemment, je ne saurais que vous encourager à vous créer votre propre newsletter, en réfléchissant à un contenu ad hoc. Si l’outil Revue vous tente, je vous invite à cliquer sur ce lien qui vous permettra de bénéficier gratuitement de votre premier mois en version « pro ».

En attendant, si vous voulez vous inscrire, c’est ici :