Un peu de recul sur les attentes

Avoir des attentes, c’est un sentiment assez formidable et en même temps, représente un piège qu’il faut savoir identifier. Je l’ai appris il y a peu. Retour en arrière.

En ce début d’année j’ai lu un livre : Science, santé, doit-on tout gober ? et j’accroche à fond ! En le lisant, je me suis rendu compte qu’il représentait l’outil que j’avais toujours cherché à pour partager des notions de scepticisme à mon entourage. Il allait devenir bien plus facile pour moi de partager ce livre que de rentrer dans des argumentations difficiles à animer…

Assez rapidement, nous avons décidé avec Mat, avec qui j’anime Relife, un podcast sur l’amélioration du quotidien, d’inviter l’auteur dans un épisode et aborder des notions du livre de vive voix, ensemble. J’avais une attente assez dingue de cette émission. Celle-ci est indéniablement un succès au vu des nombreux retours positifs que nous avons eu à son sujet. Vous pouvez d’ailleurs l’écouter à la fin de cet article. Pourtant, un sentiment d’amertume m’a envahi assez rapidement après la mise en ligne de l’épisode.

La raison principale était une mauvaise impression de ma prestation, de mes interventions… Difficile d’en lister concrètement les origines mais un signe pour moi a été de devoir refaire l’introduction de l’épisode à plusieurs reprises ce qui ne m’arrive pour ainsi dire jamais… Et pourtant, j’aurais dû suspendre mon jugement à ce sujet : j’avais moi-même indiqué qu’il fallait ne pas porter soi-même trop de jugement sur nos prestation dans mon article : Mon top 10 des trucs à éviter de faire dans un podcast.

Pour ne rien arranger, je diffuse un épisode de la Voix de Guillaume dont la teneur est (grosso-modo) : grosses attentes, grosses déceptions. Evidemment, vous comprendre le désarroi de l’auteur du livre (et notre invité pour l’épisode de podcast) qui a dû se sentir directement remis en question, pensant que je remettais en question son intervention. Cet article est d’ailleurs l’occasion pour moi de clarifier une nouvelle fois les choses : je suis personnellement ravi de ce qu’a pu faire Florian Gouthière. Mais j’ai appris quelque chose qui va au-delà de l’expérience de podcasteur…

Il faut savoir prendre du recul lorsque l’on a de grosses attentes. En effet, je suis désormais convaincu qu’avec de grosses attentes, on se pénalise seul sur ce que l’on va faire. Une autre manière de le dire, c’est identifier le fait que l’on se met la pression. Les effets sont évidents :

  • On est moins à même de faire « bien » les choses car l’attente que l’on a a tendance à nous impliquer émotionnellement ;
  • Quel que soit le résultat (même très bon), il risque de ne pas être aussi bon qu’une image idéalisée que l’on aura pu se faire de son travail ;
  • Enfin, il amène à influencer la perception des autres personnes qui participent à ce travail avec vous.

Définitivement, je garde un excellent souvenir de cette expérience et je reste au final plus que jamais fier de l’émission que nous avons enregistrée…

Mon top 10 des trucs à éviter de faire dans un podcast

Après presque 7 ans de réalisation et d’animation de podcasts, je commence à avoir un peu de recul sur les bonnes pratiques. Bien qu’il m’arrive encore et toujours d’affronter des problématiques techniques de base telles qu’une application comme Skype qui fait des siennes (comme on dit dans Relife, on envoie des Telsa dans l’espace mais on n’arrive toujours pas à enregistrer une conversation sans accroc sur le web), j’ai su tirer quelques enseignements. Voici une liste de 10 trucs que je considère comme à ne pas faire dans la réalisation de votre podcast… Il s’agit bien souvent d’erreurs que j’ai commises ou que je commets encore, et que j’essaie de corriger.

Notons qu’il est fort probable que certains de ces recommandations s’appliquent à d’autres productions de contenus que le podcast…

1. Se lancer sans faire un test d’enregistrement

L’erreur que l’on aura toutes et tous faite ! Se lancer sans faire un test d’enregistrement à chaque fois, c’est risquer de passer toute la durée d’une émission avec une mauvaise qualité de captation du son, voire même de se retrouver avec un contenu inaudible, inexploitable… Par extension, si vous enregistrez à plusieurs, je ne peux qu’encourager chacun de vous à faire un test préalable à l’enregistrement de chaque épisode et idéalement de livrer à la personne qui sera chargée de l’édition/mise en ligne de l’émission un test afin qu’il vérifie que la qualité est satisfaisante.

Pire encore, et pas si rare que ça, n’oubliez pas de déclencher l’enregistrement avant de commencer ! Ça nous est tous arrivé au moins (je dis bien « au moins ») une fois. En revanche, ne le dites pas si vous enregistrez pour la seconde fois (j’en parle plus bas).

2. Faire une mise à jour avant un enregistrement

Et oui, nous sommes tous de grands malades… Moi-vouloir-faire-mise-à-jour-tout-de-suite !!! Mais en fait, non. Evitez. Faites la mise à jour après l’enregistrement… Après tout, qu’est-ce que ça vous coûte d’attendre ? A moins que la mise à jour ne résolve un problème résolument bloquant pour l’enregistrement, il n’y a aucune raison valable pour faire une mise à jour avant la réalisation. Les risques sont évidents : une mise à jour peut faire tout ou partie foirer votre flux de travail. Vraiment, évitez. Essayez de faire comme moi et de vous soigner !

3. S’excuser pour le retard ou l’absence de mise en ligne

Attention, je ne suis pas en train de sous-entendre que de ne pas diffuser un épisode ou le publier en retard n’est pas sans conséquence… Un podcast, ça reste un contrat moral… On s’engage à livrer du contenu à l’audience qui a signé le contrat. Par contre, faites preuve de régularité, ne la promettez pas. Ne dites pas des choses telles que : « Promis, je vous mettrai bientôt en ligne un épisode ». Soit vous allez vraiment le faire. Auquel cas, la promesse souligne le fait que vous craignez ou déploriez un manque de régularité. Soit vous n’allez pas le faire, et c’est encore pire ! Vous soulignez votre retard, et en plus, vous ne le corrigez pas !

Les solutions sont nombreuses, parmi lesquelles se faire aider, laisser les rênes d’une émission à quelqu’un exceptionnellement, confier la mise en ligne à un proche…

4. S’inquiéter du fait que l’épisode ou le podcast n’intéresse pas les gens…

… et pire encore : le dire ! « Bon, je vous fais part de mes pensées, mais ça ne vous intéressera peut-être pas… » Non, ce n’est pas une attitude positive et constructive, ni envers vous-même, ni envers les personnes qui consultent votre contenu !

Souvent, ce sentiment est issu d’un manque de confiance en soi, d’un souhait de vouloir être rassuré par les gens qui vous écoutent. Corrigez le tir en prenant le problème dans l’autre sens… Plutôt que de suggérer le fait que votre contenu manquera d’intérêt, gagnez plutôt en confiance sur le fait qu’il est invraisemblable que votre contenu n’intéresse personne. Si, si…

5. Se prendre la tête sur le format (et le dire)

Je voudrais que les prochaines émissions soient structurées comme ceci, comme cela, telle rubrique avant, après, faire une pause en musique au milieu, pas plus de 20 minutes ou une heure maximum… 

Un des avantages du podcast face aux émissions des autres medias tels que la radio par exemple, c’est qu’ils ne subissent pas le format préconçu pour les publicités. Pourquoi se soucier à ce point du format ? D’aucuns considèrent qu’ils ont besoin que leur contenu entre dans certains formats d’écoutes de leur public, par exemple, un trajet en voiture… Mais si les trajets en transport avaient tous la même durée pour tout le monde, ça se saurait. Ah oui et pour info… scoop… il existe un bouton pause dans la plupart des lecteurs de podcasts !!!

6. S’abstenir de dire quelque chose en pensant que l’on n’est pas bien placé pour le dire

Comme je l’indiquais en intro, pas mal des points de cette liste concernent la production de contenus au sens large, et pas seulement les podcasts… C’est probablement encore plus vrai pour ce numéro 6.

Lorsque l’on se met à vouloir aborder un thème, un sujet, on s’imagine que l’on doit être un référent, quelqu’un qui maîtrise le sujet. Je pense que c’est une erreur, et ce, pour plusieurs raisons :

  • Animer une émission sur un sujet peut amener à apprendre plus que beaucoup d’autres méthodes d’apprentissage. Relife est un podcast sur l’amélioration du quotidien. Est-ce que mon quotidien est parfait, totalement épanouissant et totalement optimisé ? Clairement, non. Mais co-animer ce podcast m’y a grandement aidé !
  • Si l’on attend d’être une référence sur un sujet pour animer un podcast, je pense que l’on risque d’attendre longtemps.
  • Ecouter un podcast d’une personne qui maîtrise totalement un sujet risque de ne pas être aussi intéressant que quelqu’un qui souhaite approfondir/découvrir un sujet.

 

7. Poser des questions chiffres aux autres animateurs alors qu’ils ont le chiffre sous les yeux

Probablement pas l’écueil le plus grave mais celui qui m’horripile le plus dans le temps… surtout quand c’est moi qui le fais ! Vous avez tous déjà entendu au moins une fois : « Tiens, je vais te demander, à ton avis, quelle part des gens font ceci ou cela selon la dernière étude de machin… ». Dans l’immense majorité des cas, par souci d’interactivité, on provoque une situation assez débile, notamment parce que les autres participants ont très probablement le chiffre sous les yeux dans le conducteur de votre émission. Il pourra essayer de faire celui qui ne sait pas, mais ça rend toujours un peu nounouille…

8. Oublier de couper son assistant vocal

« Désormais, il y aura la possibilité d’interagir avec sa TV à la voix. Par exemple, quand on dira OK Google, allume la TV… Ah, mince, ça déclenché mon Google home ! Ah ah ah… »

Bon, allez, coupez les assistants vocaux avant d’enregistrer un épisode…

9. Limiter les appels à contribution

La diffusion de contenus telle que celle que nous faisons en podcast se nourrit des retours des auditeurs. Nous sommes tous difficilement enclins à faire part d’un avis (surtout s’il est positif) et préférons tous plus clairement consommer du contenu sans action particulière. Donner son avis est couteux pour l’être humain que nous sommes. Et je ne parle que de commentaires, sans imaginer entrer dans cette notion les financements participatifs, tels que le Patreon de Tech Café, par exemple…

Pour ces raisons, lorsque vous créez du contenu, pensez à interpeler les gens qui vous suivent en leur rappelant, plutôt trois fois qu’une, ce que vous attendez pour qu’ils vous soutiennent. Stimulez-les pour qu’ils contribuent à l’amélioration de votre émission…

10. Ne pas savoir mesurer la réalité des commentaires

S’il est essentiel de stimuler les réactions, ne les prenez pas au pied de la lettre ! Rappelez-vous que (justement) s’il est très difficile de nos jours de générer beaucoup de réactions, il n’est pas évident que les retours que vous obtiendrez représentent les attentes du plus grand nombre. Un avis négatif sur le format ? Bon, déjà, vous savez qu’il ne faut plus vous prendre la tête avec ça… mais pour autant, qui vous dit que pour ce commentaire, il n’y a pas 10 autres personnes qui souhaiteraient que vous conserviez le format actuel ? Quelques personnes expriment leur frustration sur un changement que vous avez opéré ? Le changement provoque toujours des réactions critiques (notamment auprès des français). Mais ne considérez pas qu’il s’agit de l’avis de la majorité…

J’espère que ces petites recommandations vous aideront à ne pas commettre trop souvent les mêmes erreurs que moi…

Les meilleures réactions sur l’épisode du podcast Relife

Pour ceux qui ne le savent pas, j’anime avec Mathieu alias Profduweb une émission diffusée en podcast sur le développement personnel, la productivité, et de manière générale, ce que certains catégorisent sous le terme de lifehacking.

Avec la rentrée, et forts d’un bilan positif sur l’audience nous avons relancé la machine de plus belle, avec encore plus de préparation et d’anticipation.

L’énergie semble payer. Voici quelques réactions suite à cet épisode 8, avec la participation de Lionel Monge, développeur front-end enthousiaste :

Pour écouter cet épisode de Relife, rendez-vous sur relifepodcast.com !

Podcasts : bilan de la saison 2016-2017

Podcasts : bilan de la rentrée sur la saison 2016-2017

C’est la rentrée, et donc le moment de lancer une nouvelle saison de podcasts ! Mais avant de vous détailler les nouveautés qui vont arriver, je voulais auparavant vous faire un bilan sur la saison précédente ! L’occasion pour moi de remercier tous mes auditeurs et toutes les personnes qui, de près, de loin, chacun à sa manière, soutient le travail que je fais.

Commençons par l’audience des émissions. En cumulant Tech Café, Relife, et Comme des poissons dans l’eau, que nous avions produit avec Tom Conte, la progression en nombre d’écoutes a été assez importante. En effet, le volume d’écoutes a été multiplié par 3 par rapport à la saison précédente.

Infographie : Évolution du nombre d'écoutes entre la saison 2015-2016 et 2016-2017
Évolution du nombre d’écoutes entre la saison 2015-2016 et 2016-2017

Graphique : Évolution du nombre d'écoutes entre novembre 2016 et août 2017
Évolution du nombre d’écoutes entre novembre 2016 et août 2017

Je suis assez fier de ces chiffres car ils représentent l’illustration concrète qu’en investissant du temps et de l’énergie, des retours concrets sont perceptibles. D’ailleurs, la pause estivale se ressent elle aussi, en plombant le nombre d’écoutes.

Je ne sais pas ce qui a pu générer une telle évolution, qui se constate dès janvier et qui résiste jusqu’à l’été. J’ai été invité à plusieurs reprises dans d’autres podcasts et il paraît que la manière numéro 1 de découvrir de nouveaux podcasts est… d’écouter des podcasts. Ceci explique cela.

Si c’est le cas, cela montre à quel point l’audience de ce type de diffusion indépendante reste un bassin. Un marché pour les artisans du podcast que nous sommes, comme l’explique très bien la figure de proue de ce métier en France : Patrick Béja. Je ne peux que remercier ce dernier de m’avoir invité à plusieurs reprises dans ses émissions. Il est évident que je dois à ces invitations une part de l’audience que j’acquiers.

L’audience des podcasts Tech Café et La chronique des composants

Tech Café représente le gros de mes émissions, et cette progression se reflète donc bien évidemment directement pour cette émission.

À noter qu’une expérience s’est avérée assez positive : celle d’un épisode de Tech Café enregistré en solo. Je ne m’attendais pas forcément à ce qu’il rencontre un franc succès mais il avait pourtant eu un très bon accueil. D’ailleurs, il représente toujours à ce jour un record d’écoutes avec près de 13 000 écoutes. J’en tirerai des conclusions sur les actions que je vais mener pour cette nouvelle saison.

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2015-2016 2016-2017
Nombre épisodes 34 30
Dont « Tech Café » 18 24
Dont « Chronique des composants » 16 6
Nombre écoutes par épisode (moyenne) 3 566 10 365

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Paradoxalement, l’évolution en nombre d’écoutes ne correspond pas à une augmentation du nombre d’épisodes. En réalité, j’ai même publié moins d’épisodes de Tech Café durant cette saison que durant la saison précédente. En revanche, il y a eu moins de Chroniques de composants, un format sur lequel nous avons systématiquement d’excellents retours, mais plus d’émissions classiques.

Je pense en revanche avoir amélioré la manière dont je préparais les sujets : j’espère que cela explique aussi l’augmentation de l’audience.

Pour en savoir plus sur Tech Café, rendez-vous sur techcafe.fr.

Financement participatif du podcast Tech Café

Cette dernière saison aura été importante pour moi, car je me suis installé en auto-entrepreneur pour percevoir les versements du financement participatif de Tech Café, précédemment recueilli par une association que nous avions créée spécifiquement pour faire vivre financièrement l’émission.

C’est un véritable sentiment de gratitude que je souhaite renvoyer à l’égard de tous ceux qui participent, voire même qui envisagent de participer. Ce soutien est très concret, car il me permet de mesurer la rémunération du travail que je fais pour les préparations, réalisation, animation, de mes émissions.

Très paradoxalement, à partir d’avril, lorsque les audiences ont commencé à prendre une dimension supplémentaire, les nouveaux tipeurs se sont raréfié. Énigme impossible à comprendre bien entendu.

Je vais continuer à faire vivre ce financement participatif durant cette nouvelle saison et probablement l’étoffer avec un dispositif complémentaire. J’y reviendrai bien entendu !

À ce jour, 92 tipeurs participent à hauteur de 186 €. Une somme très importante pour moi, qui alimente le budget de mon foyer, en complément de mon salaire d’employé normal. Je remercie chacune des personnes qui me soutient : sachez que vous êtes l’un des principaux moteurs pour me faire produire du contenu.

[su_spoiler title= »Liste des tipeurs de Tech Café à août 2017″]olivier verbreugh – Jeff Courtoy – Blablahightech.fr – cedsib – marasme – abzalon – Philippe M. – Jemini Sam – Wangiroa – GPR – lyroboss – Sylvain BROCHAND – sebsa2fr – Pierre – GMPalFoot – Jux – Nnadroj – Mikael Paquet – roudenn – przdavy – phtorche – Johnny Abreu – Cassim – Bruno Dinant – Thomas Bondoux – nowtechtv – maxou – Dvigneron – nis89 – nguret – s-man38 – Ludovic Piot – Youkou – Tofobby – Florian – Stephane – Franck – zizou – jbdelux – MisterT – Guillaume – Ahork – Névil – crash_47 – Jérôme – NordicPower – MrClem.NW – Valvert150 – bramin – Yann Walkowiak – sambid – Postpc – Pentector – Clément – julbobbb – johan13220 – profduweb – Maxime SESPIN – tgonin – Armand Delessert – Gontran Leynaert – Flavien – lethargicpanda – Giannyyy – Yves – David_Zet – Delux – godgedge – NicolasPopy – Didier Luthi – Jonathan – SEBastienBossoutrot – Caridn – David Geiger – Sébastien Pillard – DugDug – Ga3tan The Geek – minette – neborion – Guillaume – Xavier – Arnoud Clair – Panhwerion – Yo Van – LaTeteAToto – villastien – Alain Kaeser – Patjay68 – Tharyrok – Stéphane – nathan martineau – Hugo Dick[/su_spoiler]

Si vous voulez en savoir plus sur ce financement participatif de Tech Café, vous pouvez vous rendre sur la page dédiée.

La fin du podcast Comme des poissons dans l’eau

Comme des poissons dans l’eau avait vocation, pour Tom Conte et moi, à prendre sous un autre angle la fin de feu-Niplife, alors que Relife n’avait pas fait renaître l’initiative.

Force est de constater qu’avec le recul, nous nous sommes mal organisé, nous avons mal dimensionné notre temps pour ce projet, et Tom a, de son propre aveu, réévalué sa présence dans les podcasts. Je garde vraiment d’excellents souvenirs de nos émissions et de bonnes crises de rire. Nous avons eu la chance d’être accompagnés par de chouettes voix podcastiques, avec un plaisir non dissimulé. Aujourd’hui, « Comme des poissons dans l’eau » n’aura plus de nouveaux épisodes.

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Nombre d’écoutes total : 37 754
Nombre d’épisodes : 14
Nombre d’écoutes moyen : 2 697

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Un des enseignements que je tire de Comme des poissons dans l’eau est la difficulté au global de s’appuyer sur des épisodes proposés par la communauté (que nous appelions les épisodes « Dans mon bocal »). En réalité, Tom avait, avec ce concept, déjà inventé le streetcast en ce sens que cela pouvait représenter des segments d’humeur que les gens pouvaient partager, pour faire connaître leurs avis, bons plans ou coups de gueule.

Vous pouvez toujours accéder à l’émission sur le site commedespoissons.fr.

La reprise du podcast Relife

Malgré l’absence de Tom, Relife a repris le flambeau de Niplife avec le même état d’esprit : parler de lifehacking, de développement personnel, avec de la joie et de la bonne humeur. Un peu trop de légèreté sans doute car nous avons, à plusieurs reprises, manqué d’honorer notre disponibilité, à la fois pour enregistrer, mais aussi pour préparer les émissions.

C’est la nouvelle résolution que nous avons prise : planifier les émissions dans le temps pour garantir leur diffusion. Nous allons rester sur une fréquence d’une émission par mois, en tentant de continuer à vous partager notre goût pour les astuces visant à mieux vivre au quotidien !

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Nombre d’écoutes total : 54 000
Nombre d’épisodes : 8
Nombre d’écoutes moyen : 6750

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Pour en savoir plus sur Relife, rendez-vous sur relifepodcast.com

La voix de Guillaume, mon streetcast

S’il y a bien un nouveau format dont je suis satisfait, c’est mon streetcast : La voix de Guillaume. Voilà plusieurs mois que je l’anime, comme d’autres streetcasteurs, et il répond bien à certains besoins : notamment celui de parler à vous, à ma communauté, de manière informelle, et en mobilité (donc, sans y dédier du temps).

J’ai eu la possibilité de parler de vraiment beaucoup de choses, et je pense que je vais continuer à livrer un peu mes humeurs, façon journal personnel, mais aussi et surtout livrer un peu les coulisses de mes émissions. Comme je le disais à Mathieu alias Profduweb, le streetcast est au podcast ce que les stories sont aux posts instagram. Vous me suivez ?

Bon, en revanche, s’il est un domaine où le streetcast ne progresse que très très peu, c’est dans son audience. Le podcast est déjà limité par sa visibilité, mais je crois que les auditeurs de streetcasts représentent même une niche dans la niche…

Communication et branding des podcasts

La communication sur mes émissions n’a pas vraiment évolué. J’ai publié les épisodes sur les réseaux sociaux à chaque fois et Tech Café permet de recevoir un email à chaque nouvelle émission. Pratique pour ceux qui seraient allergiques aux principes des apps et des abonnements aux podcasts.

Je ne peux évidemment que faire mieux et repenser tout ça. Je pense notamment ne pas assez exploiter mon « personal branding », c’est-à-dire, mon identité de podcasteur. J’ai été d’ailleurs pas mal amené à réfléchir en écoutant (je n’ai pas fini) le podcast de Bertrand Soulier : votre coach web. C’est d’ailleurs une bonne ressource pour votre activité en ligne. Je vous la recommande. Et si jamais vous aimez également, vous pouvez toujours aller soutenir son Patreon.

J’ai installé une page Facebook publique et j’ai archivé des publications de mon compte Instagram que je trouvais trop personnelles, ou sur lesquelles apparaissaient trop visiblement mes enfants. Ces deux espaces de réseaux sociaux, en complément de mon compte Twitter @guillaumevende, seront des outils précieux pour mes communications sur cette nouvelle saison. J’y reviendrai.

Organisation

L’organisation pour moi aura été chaotique durant cette dernière saison. Il faut dire que j’ai du composer avec un enfant de plus, dans une de ses années les plus fatigantes qui soit. Avec l’aide de ma conjointe, j’ai pu continuer mes activités. Cette nouvelle saison va être l’occasion pour moi de revoir mon organisation pour mes émissions : là aussi, je vous en reparlerai.

Quelques points sur les outils utilisés cette année, avec les coûts associés :

  • SoundCloud : le compte me sert toujours d’hébergement pour l’ensemble de mes émissions (à part, évidemment, mon streetcast, qui est hébergé et réalisé avec Opinion – ça pourrait d’ailleurs évoluer). Le prix consacré à SoundCloud pour 1 saison aura été de 108 €.
  • Zencastr : cet outil a le mérite de permettre des enregistrements à plusieurs avec un navigateur, en enregistrant et en rassemblant facilement les voix en local de chaque participant. Petit bémol quand même sur la fiabilité sur le plan technique qui a pénalisé plusieurs enregistrements. Le prix reste absorbable : 216 $ pour un an. Pas neutre tout de même…
  • Suite à la recommandation de Mathieu alias Profduweb, j’utilise depuis quelques temps Auphonic. L’outil en ligne optimise le volume des voix et nettoie les pistes. Il peut permettre d’ajouter automatiquement un générique en entrée ou en sortie. C’est un budget en plus non négligeable (9 € mensuels) mais il est le garant de la qualité de son pour les auditeurs.
  • Je continue à faire le montage avec une ancienne version d’Adobe Audition (pas la CC). J’ai souvent le sentiment d’utiliser un tank pour faire du jardinage, mais j’y ai évidemment mes repères, ce qui ne veut d’ailleurs pas dire que je l’utilise correctement. J’ai un peu de perplexité à cumuler un outil comme Audition et un service comme Auphonic. Il faudra que je revoie cet aspect.
  • Enfin, j’héberge mes sites avec une plate-forme multisites de WordPress. Sans compter les noms de domaine, le coût des services de simple hosting chez Gandi me coûtent 48 €.

Si je fais le total des coûts de fonctionnement pour mes podcasts en utilisant tout le temps ces mêmes services, j’en arrive à un budget par saison d’un peu moins de 500 €. Un coût global pris en charge en trois épisodes financés par Tipeee, en prenant en compte les charges de l’auto-entreprise.

Nouveau talk-show en podcast : Relife remplace Niplife !

Nous avons décidé de relancer un ancien talk-show : Niplife, en le remaniant un peu, mais en capitalisant sur ce qui était apprécié de la communauté et en agrégeant plusieurs émissions qui étaient nées de sa disparition. Le nouveau nom : Relife, capitalise à la fois sur le fait que Niplife renaît mais aussi sur cette idée que nos réflexions permettent de reprendre le sens d’une vie dans le bon sens.

En effet, dans Niplife, et par la suite, dans « Comme des poissons dans l’eau« , nous avons parlé de thèmes qui me semblent importants dans une vie : penser à soi, être bien dans sa peau et dans son corps, bien dans sa vie professionnelle et personnelle, être efficace, savoir éveiller son raisonnement et être productif. Tout un programme…

Relife vous propose des émissions exclusives chaque mois avec Mat (@profduweb), Tom (@oxide) & Mika (@paquetmi) et en vous abonnant au podcast, vous vous abonnerez aussi à nos autres émissions qui parlent de développement personnel et de lifehacking : Comme des poissons dans l’eau, L’éclectique show, et M’optimise. On a hâte de vous retrouver ! N’oubliez pas partager l’info autour de vous !

Niplife est arrivé dans un moment charnière de ma vie : je suis passé d’un joueur invétéré de World of Warcraft à une personne plus soucieuse de la façon d’organiser son temps. Les outils à notre disposition aujourd’hui sont totalement incroyables et nous permettent de nous organiser comme jamais : géolocalisation, des applications qui se synchronisent dans le temps et à travers de multiples appareils, certains que l’on peut porter autour du poignet… Du jamais vu ! Sans compter que tous ces outils vont être tôt ou tard révolutionnés à leur tour. J’ai hâte.

Niplife m’a permis de me mettre dans le bain de nombreuses réflexions à titre personnel. Celles-ci m’ont été utiles pour embrasser une nouvelle vie de père, et éloigner des angoisses. J’arrive même à considérer, même s’il me reste un paquet d’objectifs à remplir, que je suis heureux. J’ai déménagé et changé de vie pour quitter Paris, chose qui m’aurait, en d’autres temps, parue irréalisable.

Avec le temps, je me suis rendu compte à quel point faire des émissions diffusées en podcast représentait plus qu’un loisir. Quelque part, j’ai pu reconnaître que ça pouvait être une excellente carte de visite, et également une bonne info à indiquer dans un CV. C’est devenu pour moi une somme de rendez-vous que j’attends avec plaisir, comme si je retrouvais régulièrement des amis pour discuter autour d’un verre. Réaliser des podcasts, c’est probablement une des choses les plus épanouissantes que j’ai faites. Et si parfois, la contrainte de l’organisation et de la (bien que maigre) technique pour en diffuser se fait trop sentir, j’ai suivi l’idée de Mat et de son M Podcast pour proposer « Dans la voix de Guillaume », un rendez-vous audio très personnel de quelques minutes que je fais entièrement avec un iPhone, grâce à l’app Opinion.

Et vous ? Avez-vous songé à faire votre propre podcast ?

Troisième bilan sur mon sommeil (une méthode douce et progressive) : parlons d’échec

Me voici revenu pour un nouveau retour sur ma méthode : je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’explose en ce moment mon horaire de coucher. Je ne parviens pas à lâcher prise. Je crois qu’il faudrait que je trouve une solution pour me pénaliser en cas de non-respect de mon engagement, mais en attendant, je ne peux pas m’empêcher de me dire : « Allez, j’avance encore sur ce projet ce soir et demain, je me tiens à mon horaire de coucher ». D’ailleurs ce raisonnement est débile car, comme je vous l’ai précédemment dit, dès le début de ma série de billets sur le sommeil, je pourrais tout aussi bien me coucher de suite et me lever plus tôt le lendemain pour faire encore mieux mes tâches personnelles. 

Ceci étant, je crois que je commence à identifier une source à ce problème qui est probablement toute simple mais que je n’avais pas réalisée préalablement : la peur. La peur d’oublier, le lendemain matin, toutes les idées qui me séduisent le soir, me force (ou en tout cas contribue) à faire mes actions maintenant. Il faut sans doute là encore que je travaille pour mieux construire mes capacités de lâcher prise et d’acceptation. Je crois aussi (et là, ça installe un cercle vicieux) que je subis aussi une autre forme de peur le soir : la peur de ne pas être efficace le lendemain matin. Enfin, dernier sentiment de peur : celui d’être en train de procrastiner. J’ai en effet le sentiment qu’en ne faisant pas les choses tout de suite (c’est-à-dire le soir) je serai en train de procrastiner. Beaucoup de mauvais sentiments sur moi-même qu’il va falloir que je travaille.

Concrètement, voilà ce que je vais essayer de faire :

  1. Ne pas me projeter le lendemain matin : si je me projette le lendemain matin, je vais tomber dans l’automatisme des peurs décrites plus haut.
  2. Abandonner ma tablette que j’emmène religieusement dans mon lit (j’ai déjà lâché mon smartphone, j’en suis fier, mais même si c’était le premier pas le plus difficile, reconnaissons que ce n’était qu’un pas).
  3. Trouver une substitution le soir, probablement en installant un rituel de lecture. J’en profite au passage pour glisser que j’ai terminé la biographie de Steve Jobs qui est vraiment très enrichissante ; j’aimerais pouvoir vous en parler en détail un de ces soirs.
  4. Je souhaiterais enfin vous inciter à me motiver : non pas en m’alertant le soir que je me couche trop tard, je crois que cette surveillance n’est pas forcément la plus efficace, bien qu’elle tire son origine uniquement de bonnes intentions, mais, si c’est possible, en me contactant (sur Twitter par exemple) dès 6h du matin ! Je me dis en effet que mon esprit, s’il voit qu’on me sollicite de manière positive le matin, sera plus enclin à avoir envie de s’éveiller tôt, et donc de lâcher prise plus tôt le soir. Je compte sur vous !

J’ai beaucoup parlé d’échec dans ce billet, il ne s’agit évidemment pas de renoncement. Je garde mes objectifs précédents de coucher et de lever avec l’envie de pouvoir les mettre en place. A noter que l’échec se porte également sur mon Jawbone UP24 qui est à nouveau en panne (je ne compte plus les pannes sur ce produit) et pour lequel j’attends un remplacement.

La peur, le lâcher-prise, l’acceptation : trois thèmes sans doute très liés dont il faudra qu’on parle dans le podcast Niplife.

En parlant de Niplife, n’hésitez évidemment pas à écouter et nous faire vos retours sur le dernier épisode (numéro 22), qui inaugure la saison 2 du podcast, et dans lequel Mat nous parle (entre autres) des Chromebooks (je vous mets l’épisode en fin de ce billet).

La minute podcast – février 2014

Ma petite vie de podcaster suit son cours tranquillement. Ces derniers temps, en quelques jours, j’ai réussi à enchaîner 3 épisodes dans lesquels vous pourrez m’écouter :

D’abord, mon petit bébé, Tablette Café. L’épisode était vraiment agréable à réaliser, les trois compères historiques : Cédric Tamboise, Guillaume Poggiaspalla et Pierre-Olivier Dybman. On parle des données internet pour l’Europe, de Slicklogin, de montres connectées, de batteries, de brevets, de saphir et bien entendu, l’excellente chronique des composants !

J’ai d’ailleurs écrit un article qui parle de Tablette Café dans le site partenaire depuis le lancement, tablette-tactile.net.

Et puis, nous avons enregistré un nouvel épisode de NipLife avec Mat. Et là, attention, on avait carrément la star du web, Korben, qui a eu la gentillesse de se joindre à nous pour parler d’automatisation. A écouter ici :

Et enfin, l’équipe de NipTech, Ben & Mike, ont eu la gentillesse de m’accueillir chez eux, dans un épisode de NipTech. Et j’avoue que c’était un véritable plaisir ! Là encore, à écouter ici.

N’hésitez pas à me faire vos retours !
En tout cas, moi, je suis vraiment motivé pour améliorer mon son, moi ! Faudra bien passer tôt ou tard à la caisse avec un nouveau micro je crois…

Pocket directement dans votre Kobo

Pocket

C’est Mat alias Prof du web, qui anime avec moi le podcast NipLife, qui m’en a parlé : une mise à jour pour les Kobo est disponible : elle apporte une fonction qui va vite devenir indispensable pour moi : l’intégration native de Pocket !

Pocket, c’est quoi ? C’est ce que vous auriez dû utiliser à chaque fois que vous avez passé du temps (alors que vous aviez prévu de faire autre chose) à lire cet excellent article très long, ou lorsque vous vous êtes dit : « Tiens, cette application dont ils parlent sur ce site, il faudra que je la teste de mon côté« . Bref, toute la consultation sur le net, ou des choses à approfondir que vous rencontrez au gré de votre navigation, qui vous consomment votre temps. Pocket vous permet en un clic de sauvegarder l’URL sur votre compte Pocket.

En parallèle, l’application Pocket vous conserve toutes ces pages en les formatant de manière adaptée à la lecture afin que vous puissiez les lire, à tête reposée et sans connexion internet (comme dans le métro par exemple, ou avant de vous coucher).

La mise à jour Kobo est terriblement puissante : le matin, vous emportez votre Kobo pour lire votre livre du moment dans le métro ; mais avec le même appareil, vous pourrez également lire les articles que vous aurez préalablement sauvegardé dans Pocket. Et entre nous, quoi de mieux qu’une liseuse pour lire du texte en mobilité ?

Mettez à jour votre Kobo pour en profiter (lien « Synchroniser », normalement, si vous avez assez de batterie, votre Kobo se mettra à jour tout seul).

Vous souhaitez acheter une liseuse Kobo ? Je vous recommande celle-ci !