Mon top 10 des trucs à éviter de faire dans un podcast

Après presque 7 ans de réalisation et d’animation de podcasts, je commence à avoir un peu de recul sur les bonnes pratiques. Bien qu’il m’arrive encore et toujours d’affronter des problématiques techniques de base telles qu’une application comme Skype qui fait des siennes (comme on dit dans Relife, on envoie des Telsa dans l’espace mais on n’arrive toujours pas à enregistrer une conversation sans accroc sur le web), j’ai su tirer quelques enseignements. Voici une liste de 10 trucs que je considère comme à ne pas faire dans la réalisation de votre podcast… Il s’agit bien souvent d’erreurs que j’ai commises ou que je commets encore, et que j’essaie de corriger.

Notons qu’il est fort probable que certains de ces recommandations s’appliquent à d’autres productions de contenus que le podcast…

1. Se lancer sans faire un test d’enregistrement

L’erreur que l’on aura toutes et tous faite ! Se lancer sans faire un test d’enregistrement à chaque fois, c’est risquer de passer toute la durée d’une émission avec une mauvaise qualité de captation du son, voire même de se retrouver avec un contenu inaudible, inexploitable… Par extension, si vous enregistrez à plusieurs, je ne peux qu’encourager chacun de vous à faire un test préalable à l’enregistrement de chaque épisode et idéalement de livrer à la personne qui sera chargée de l’édition/mise en ligne de l’émission un test afin qu’il vérifie que la qualité est satisfaisante.

Pire encore, et pas si rare que ça, n’oubliez pas de déclencher l’enregistrement avant de commencer ! Ça nous est tous arrivé au moins (je dis bien « au moins ») une fois. En revanche, ne le dites pas si vous enregistrez pour la seconde fois (j’en parle plus bas).

2. Faire une mise à jour avant un enregistrement

Et oui, nous sommes tous de grands malades… Moi-vouloir-faire-mise-à-jour-tout-de-suite !!! Mais en fait, non. Evitez. Faites la mise à jour après l’enregistrement… Après tout, qu’est-ce que ça vous coûte d’attendre ? A moins que la mise à jour ne résolve un problème résolument bloquant pour l’enregistrement, il n’y a aucune raison valable pour faire une mise à jour avant la réalisation. Les risques sont évidents : une mise à jour peut faire tout ou partie foirer votre flux de travail. Vraiment, évitez. Essayez de faire comme moi et de vous soigner !

3. S’excuser pour le retard ou l’absence de mise en ligne

Attention, je ne suis pas en train de sous-entendre que de ne pas diffuser un épisode ou le publier en retard n’est pas sans conséquence… Un podcast, ça reste un contrat moral… On s’engage à livrer du contenu à l’audience qui a signé le contrat. Par contre, faites preuve de régularité, ne la promettez pas. Ne dites pas des choses telles que : « Promis, je vous mettrai bientôt en ligne un épisode ». Soit vous allez vraiment le faire. Auquel cas, la promesse souligne le fait que vous craignez ou déploriez un manque de régularité. Soit vous n’allez pas le faire, et c’est encore pire ! Vous soulignez votre retard, et en plus, vous ne le corrigez pas !

Les solutions sont nombreuses, parmi lesquelles se faire aider, laisser les rênes d’une émission à quelqu’un exceptionnellement, confier la mise en ligne à un proche…

4. S’inquiéter du fait que l’épisode ou le podcast n’intéresse pas les gens…

… et pire encore : le dire ! « Bon, je vous fais part de mes pensées, mais ça ne vous intéressera peut-être pas… » Non, ce n’est pas une attitude positive et constructive, ni envers vous-même, ni envers les personnes qui consultent votre contenu !

Souvent, ce sentiment est issu d’un manque de confiance en soi, d’un souhait de vouloir être rassuré par les gens qui vous écoutent. Corrigez le tir en prenant le problème dans l’autre sens… Plutôt que de suggérer le fait que votre contenu manquera d’intérêt, gagnez plutôt en confiance sur le fait qu’il est invraisemblable que votre contenu n’intéresse personne. Si, si…

5. Se prendre la tête sur le format (et le dire)

Je voudrais que les prochaines émissions soient structurées comme ceci, comme cela, telle rubrique avant, après, faire une pause en musique au milieu, pas plus de 20 minutes ou une heure maximum… 

Un des avantages du podcast face aux émissions des autres medias tels que la radio par exemple, c’est qu’ils ne subissent pas le format préconçu pour les publicités. Pourquoi se soucier à ce point du format ? D’aucuns considèrent qu’ils ont besoin que leur contenu entre dans certains formats d’écoutes de leur public, par exemple, un trajet en voiture… Mais si les trajets en transport avaient tous la même durée pour tout le monde, ça se saurait. Ah oui et pour info… scoop… il existe un bouton pause dans la plupart des lecteurs de podcasts !!!

6. S’abstenir de dire quelque chose en pensant que l’on n’est pas bien placé pour le dire

Comme je l’indiquais en intro, pas mal des points de cette liste concernent la production de contenus au sens large, et pas seulement les podcasts… C’est probablement encore plus vrai pour ce numéro 6.

Lorsque l’on se met à vouloir aborder un thème, un sujet, on s’imagine que l’on doit être un référent, quelqu’un qui maîtrise le sujet. Je pense que c’est une erreur, et ce, pour plusieurs raisons :

  • Animer une émission sur un sujet peut amener à apprendre plus que beaucoup d’autres méthodes d’apprentissage. Relife est un podcast sur l’amélioration du quotidien. Est-ce que mon quotidien est parfait, totalement épanouissant et totalement optimisé ? Clairement, non. Mais co-animer ce podcast m’y a grandement aidé !
  • Si l’on attend d’être une référence sur un sujet pour animer un podcast, je pense que l’on risque d’attendre longtemps.
  • Ecouter un podcast d’une personne qui maîtrise totalement un sujet risque de ne pas être aussi intéressant que quelqu’un qui souhaite approfondir/découvrir un sujet.

 

7. Poser des questions chiffres aux autres animateurs alors qu’ils ont le chiffre sous les yeux

Probablement pas l’écueil le plus grave mais celui qui m’horripile le plus dans le temps… surtout quand c’est moi qui le fais ! Vous avez tous déjà entendu au moins une fois : « Tiens, je vais te demander, à ton avis, quelle part des gens font ceci ou cela selon la dernière étude de machin… ». Dans l’immense majorité des cas, par souci d’interactivité, on provoque une situation assez débile, notamment parce que les autres participants ont très probablement le chiffre sous les yeux dans le conducteur de votre émission. Il pourra essayer de faire celui qui ne sait pas, mais ça rend toujours un peu nounouille…

8. Oublier de couper son assistant vocal

« Désormais, il y aura la possibilité d’interagir avec sa TV à la voix. Par exemple, quand on dira OK Google, allume la TV… Ah, mince, ça déclenché mon Google home ! Ah ah ah… »

Bon, allez, coupez les assistants vocaux avant d’enregistrer un épisode…

9. Limiter les appels à contribution

La diffusion de contenus telle que celle que nous faisons en podcast se nourrit des retours des auditeurs. Nous sommes tous difficilement enclins à faire part d’un avis (surtout s’il est positif) et préférons tous plus clairement consommer du contenu sans action particulière. Donner son avis est couteux pour l’être humain que nous sommes. Et je ne parle que de commentaires, sans imaginer entrer dans cette notion les financements participatifs, tels que le Patreon de Tech Café, par exemple…

Pour ces raisons, lorsque vous créez du contenu, pensez à interpeler les gens qui vous suivent en leur rappelant, plutôt trois fois qu’une, ce que vous attendez pour qu’ils vous soutiennent. Stimulez-les pour qu’ils contribuent à l’amélioration de votre émission…

10. Ne pas savoir mesurer la réalité des commentaires

S’il est essentiel de stimuler les réactions, ne les prenez pas au pied de la lettre ! Rappelez-vous que (justement) s’il est très difficile de nos jours de générer beaucoup de réactions, il n’est pas évident que les retours que vous obtiendrez représentent les attentes du plus grand nombre. Un avis négatif sur le format ? Bon, déjà, vous savez qu’il ne faut plus vous prendre la tête avec ça… mais pour autant, qui vous dit que pour ce commentaire, il n’y a pas 10 autres personnes qui souhaiteraient que vous conserviez le format actuel ? Quelques personnes expriment leur frustration sur un changement que vous avez opéré ? Le changement provoque toujours des réactions critiques (notamment auprès des français). Mais ne considérez pas qu’il s’agit de l’avis de la majorité…

J’espère que ces petites recommandations vous aideront à ne pas commettre trop souvent les mêmes erreurs que moi…

La méthode pour une mémoire infaillible !

J’ai toujours eu une mémoire assez pitoyable. Il m’arrive très souvent d’oublier des choses à faire, des dates, des éléments que j’ai appris. Aussi, pour m’organiser au quotidien, je dépends beaucoup des outils numériques tels que les outils de prises de notes, les listes de tâches et évidemment, de mon agenda. Dans la continuité, j’ai d’ailleurs déjà expliqué que je remplaçais désormais progressivement mes tâches par des créneaux que je bloque dans mon agenda.

Pour autant, et tout fan que je suis des outils numériques de ce type, je me rends compte qu’il est compliqué d’en dépendre totalement. J’en ai eu une preuve supplémentaire ce week-end avec un détour de près de 1h30 (sic) à cause d’une dépendance et d’une utilisation erronée de Waze…

J’avais senti ce besoin et j’avais identifié en 2016 le fait de travailler ma mémoire. Bon, il a fallu attendre octobre 2017 pour m’y mettre vraiment mais voilà, je suis parvenu à me dégager du temps pour cela. Et j’ai en particulier lu le livre : Une mémoire infaillible. Briller en société sans sortir son smartphone.

J’ai parlé de ce livre dans un épisode de Relife mais je voulais tout de même revenir en détail ici sur le sujet. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas, ce livre parle des techniques de mémorisation. Il amène, doucement mais sûrement, à la méthode dite des lieux. Le principe, c’est d’associer à différents lieux que vous visualisez et connaissez bien (les pièces d’une maison par exemple) des objets, des thèmes, des scènes, qui ne seront ni plus ni moins que des moyens mnémotechniques. L’idée est simple : ancrer dans votre esprit des mots, des chiffres.

Et tenez-vous bien : la méthode fonctionne vraiment bien. Le livre est assez didactique car il vous amène à faire des exercices pratiques pas-à-pas pour vous approprier les méthodes qui vous permettent bien d’ancrer les éléments dans votre mémoire. Ensuite, les décoder et les restituer d’avère souvent un jeu d’enfant.

Quelques éléments à retenir

  • La méthode du SEL, qui associe les sens que l’on cultive depuis que l’on est enfant, à notre imagination, afin de créer des liens (bêtement, des moyens mnémotechniques) ;
  • La méthode dite du SAC (Sélectionner, Associer, Connecter) qui vous permet de faire des liens avec les éléments que vous mémorisez ;
  • Un alphabet, qui vous permet d’associer des chiffres et des mots ;
  • Le fait que tout le monde peut parvenir à travailler sa mémoire de manière à retenir virtuellement n’importe quoi (personne n’a, au fond, une mauvaise mémoire) ;
  • Le fait que ça serve vraiment (mais il faut lire le livre en entier) au quotidien et pas uniquement pour se souvenir de la suite des chiffres qui composent Pi par exemple…

Pour moi, ça a changé pas mal la donne de la façon dont je gère les choses au quotidien et le livre m’a permis de m’ouvrir l’esprit à des possibilités sur lesquelles je restais frustré.

Dernière chose : je vous recommande vivement la lecture du livre au format papier. Vous aurez probablement besoin de naviguer dedans et je dois reconnaître que le lire sur Kindle a finalement été plus un frein qu’autre chose…

Si vous souhaitez acheter le livre, n’hésitez pas à utiliser le lien sur cette page. Il ne vous coûtera pas plus cher sur Amazon mais me permettra d’avoir un petit bonus partenaire. Une bonne idée de cadeau pour les fêtes de fin d’année qui approchent non ?

Les meilleures réactions sur l’épisode du podcast Relife

Pour ceux qui ne le savent pas, j’anime avec Mathieu alias Profduweb une émission diffusée en podcast sur le développement personnel, la productivité, et de manière générale, ce que certains catégorisent sous le terme de lifehacking.

Avec la rentrée, et forts d’un bilan positif sur l’audience nous avons relancé la machine de plus belle, avec encore plus de préparation et d’anticipation.

L’énergie semble payer. Voici quelques réactions suite à cet épisode 8, avec la participation de Lionel Monge, développeur front-end enthousiaste :

Pour écouter cet épisode de Relife, rendez-vous sur relifepodcast.com !