Une journée sans mon smartphone

Ca m’est déjà arrivé. Laisser son smartphone chez soi alors qu’on est parti au bureau, ça arrive toujours mais quand on est dépendant comme moi, on peut faire des tonnes d’effort pour venir le récupérer. En général je m’en rends compte assez vite car je sors souvent mon smartphone dans le métro. Mais depuis quelques temps, je préfère largement m’occuper de mon fils dans les transports. Du coup, je me suis rendu compte que je l’avais laissé chez moi quand je suis sorti de la crèche.

Du coup, j’en ai profité pour me faire un petit exercice : passer une journée sans mon smartphone. C’était à la fois l’enfer et beaucoup plus facile que ce que je pensais. Voici les enseignements que je peux en tirer avec un peu de recul :

  • Beaucoup de services auxquels j’accède sur mon smartphone, au quotidien, sont accessibles en ligne sur ordinateur sans soucis : les réseaux sociaux, le mail… donc de ce côté-là, on assouvit assez vite ses pulsions.
  • Ce qui m’a le plus manqué en fait, ce sont les SMS : d’une part pour faire des signes à la maman de mon fils mais aussi, occasionnellement, pour tenir au courant des collègues de l’enchaînement de quelques réunions, pour se retrouver plus facilement. Je ne pensais pas que les SMS me manqueraient autant. Le téléphone, je me suis rendu compte que je n’en avais pas besoin. Qui téléphone encore avec son smartphone ?
  • Un autre service qui m’a beaucoup manqué : Evernote. Surtout avec la dernière version sur Android qui permet, je trouve, de saisir encore plus facilement des notes à la volée. Je l’utilise notamment dès qu’une idée me passe par la tête et pour noter les événements et créations de mon fils. Aujourd’hui, par exemple, il avait mis des gommettes sur une citrouille en papier (qui sert de déco dans sa section) et je n’ai pas pu le prendre en photo. Je pourrai rattraper cette photo demain mais bon, c’est toujours une petite chose en plus à laquelle il faudra penser…
  • Enfin, au final, je me suis senti « en manque » de quelque chose… J’ai ressenti cette absence, dans ma poche, dans ma main. Le smartphone est devenu un prolongement de moi-même (je ne pense pas être le seul) et ne pas l’avoir a provoqué en moi une forme de malaise… en tout cas pour une partie de la journée. J’avoue qu’à d’autres moments (assez nombreux je dois dire) j’ai aussi ressenti une forme de liberté. Ne plus dépendre d’un appareil, de notifications, m’a vraiment fait aussi beaucoup de bien.

Voici les actions que j’en tire pour l’avenir :

  • Une assurance « zéro d’oubli » : le matin, je vais installer une routine, que j’avais déjà lue (voir 6. Review) qui consiste bêtement prendre 2 minutes avant de partir pour faire le tour de l’appartement (ce n’est pas comme si on vivait dans un château) et regarder mon calendrier. Avec un peu de recul, je suis frappé du nombre de fois où je m’empresse de partir et où je me rends compte que j’ai oublié quelque chose… 2 minutes, multipliées par le nombre de jours passés à mettre en place une telle routine, on peut penser que ça fait beaucoup. Mais au final, ça fait quand même moins de temps de perdu que ressortir du métro et revenir chez soi chercher des papiers importants occasionnellement, et c’est beaucoup moins source de stress. Ce sera un moment pour moi, où je tendrai à arrêter le temps et à respirer.
  • Finalement, dans la mesure où ça ne me pénalise pas plus que ça que de ne pas avoir de smartphone (en tout cas pas au point que ce soit gênant pour que ma journée se déroule correctement), je pense même que je renouvellerai volontairement cette expérience à l’avenir. En effet, je pense que je serai amené à d’autres reprises à laisser mon smartphone à la maison, afin de ressentir le sentiment de liberté que je décrivais plus haut. Vous l’aurez compris, cette mésaventure m’a finalement fait plus de bien que de mal. Si vivre tous les jours sans smartphone me semble pour le moment impensable, je dois pouvoir mettre le curseur malgré tout un peu plus loin de la case correspondant à la dépendance.
  • Je vais emmener dans mon sac, tous les jours (surtout ceux où je n’emmènerai pas mon smartphone, si je refais volontairement l’expérience à l’avenir), un carnet traditionnel en papier. Un petit, qui ne prend pas trop de place, avec un stylo bien entendu, pour pouvoir remplacer, au moins en partie, Evernote en mobilité. Beaucoup préfèrent d’ailleurs déjà l’utilisation des carnets pour la prise de notes à celle des smartphones. Bien que je n’en fasse pas partie à la base, cette journée m’incite tout de même à repenser à cette solution.

Et vous ? Est-ce que ça vous est arrivé d’oublier votre précieux chez vous ?

Doublez l’autonomie de votre Jawbone UP24

Vous avez un bracelet Jawbone UP24 ? Bonne nouvelle ! L’autonomie, actuellement de 7 jours environs, va passer à 14 jours. Pour ce faire, c’est très simple, il vous suffit de mettre à jour le firmware de votre bracelet. 

Pour rappel : à part sa fiabilité matérielle douteuse (bien que le remplacement ne fasse jamais soucis), le Jawbone UP24 est probablement le meilleur bracelet à ce jour permettant de suivre votre sommeil et vos pas. Le réveil pourra être réglé de manière à vous réveiller en phase de sommeil léger (bien pratique et ça fait une vraie différence) et l’application, au design particulièrement soigné, pourra même vous permettre de suivre votre alimentation.

Concrètement, il vous suffit d’aller télécharger le programme prévu à cet effet (pour Mac ou pour Windows), brancher votre UP24 à votre ordinateur avec l’adaptateur qui vous permet habituellement de le recharger et vous laisser guider dans la mise à jour.

Par contre, ça soulève deux hypothèses :

  • Soit les développeurs Jawbone sont devenus des dieux de l’optimisation
  • Soit ils sont totalement stupides de pas avoir implémenté les fonctionnalités auparavant !

Attention, ce n’est valable que pour les UP24 (ceux qui se synchronisent en bluetooth) et n’est pas possible pour les UP « traditionnels » qui nécessitent d’être branchés par la prise jack de votre smartphone pour la synchronisation.

Troisième bilan sur mon sommeil (une méthode douce et progressive) : parlons d’échec

Me voici revenu pour un nouveau retour sur ma méthode : je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’explose en ce moment mon horaire de coucher. Je ne parviens pas à lâcher prise. Je crois qu’il faudrait que je trouve une solution pour me pénaliser en cas de non-respect de mon engagement, mais en attendant, je ne peux pas m’empêcher de me dire : « Allez, j’avance encore sur ce projet ce soir et demain, je me tiens à mon horaire de coucher ». D’ailleurs ce raisonnement est débile car, comme je vous l’ai précédemment dit, dès le début de ma série de billets sur le sommeil, je pourrais tout aussi bien me coucher de suite et me lever plus tôt le lendemain pour faire encore mieux mes tâches personnelles. 

Ceci étant, je crois que je commence à identifier une source à ce problème qui est probablement toute simple mais que je n’avais pas réalisée préalablement : la peur. La peur d’oublier, le lendemain matin, toutes les idées qui me séduisent le soir, me force (ou en tout cas contribue) à faire mes actions maintenant. Il faut sans doute là encore que je travaille pour mieux construire mes capacités de lâcher prise et d’acceptation. Je crois aussi (et là, ça installe un cercle vicieux) que je subis aussi une autre forme de peur le soir : la peur de ne pas être efficace le lendemain matin. Enfin, dernier sentiment de peur : celui d’être en train de procrastiner. J’ai en effet le sentiment qu’en ne faisant pas les choses tout de suite (c’est-à-dire le soir) je serai en train de procrastiner. Beaucoup de mauvais sentiments sur moi-même qu’il va falloir que je travaille.

Concrètement, voilà ce que je vais essayer de faire :

  1. Ne pas me projeter le lendemain matin : si je me projette le lendemain matin, je vais tomber dans l’automatisme des peurs décrites plus haut.
  2. Abandonner ma tablette que j’emmène religieusement dans mon lit (j’ai déjà lâché mon smartphone, j’en suis fier, mais même si c’était le premier pas le plus difficile, reconnaissons que ce n’était qu’un pas).
  3. Trouver une substitution le soir, probablement en installant un rituel de lecture. J’en profite au passage pour glisser que j’ai terminé la biographie de Steve Jobs qui est vraiment très enrichissante ; j’aimerais pouvoir vous en parler en détail un de ces soirs.
  4. Je souhaiterais enfin vous inciter à me motiver : non pas en m’alertant le soir que je me couche trop tard, je crois que cette surveillance n’est pas forcément la plus efficace, bien qu’elle tire son origine uniquement de bonnes intentions, mais, si c’est possible, en me contactant (sur Twitter par exemple) dès 6h du matin ! Je me dis en effet que mon esprit, s’il voit qu’on me sollicite de manière positive le matin, sera plus enclin à avoir envie de s’éveiller tôt, et donc de lâcher prise plus tôt le soir. Je compte sur vous !

J’ai beaucoup parlé d’échec dans ce billet, il ne s’agit évidemment pas de renoncement. Je garde mes objectifs précédents de coucher et de lever avec l’envie de pouvoir les mettre en place. A noter que l’échec se porte également sur mon Jawbone UP24 qui est à nouveau en panne (je ne compte plus les pannes sur ce produit) et pour lequel j’attends un remplacement.

La peur, le lâcher-prise, l’acceptation : trois thèmes sans doute très liés dont il faudra qu’on parle dans le podcast Niplife.

En parlant de Niplife, n’hésitez évidemment pas à écouter et nous faire vos retours sur le dernier épisode (numéro 22), qui inaugure la saison 2 du podcast, et dans lequel Mat nous parle (entre autres) des Chromebooks (je vous mets l’épisode en fin de ce billet).

Second bilan sur mon sommeil (une méthode douce et progressive)

Mes amis, l’heure est grave. Très grave. Les semaines se sont enchaînées en faisant voler en éclats mes habitudes. Il a suffit d’être en déplacement plusieurs jours et que des proches nous rendent visite sur plusieurs jours pour faire exploser mes volontés d’amélioration de mon sommeil dont je vous avais parlées et pour lesquelles j’avais tiré un premier bilan.

Une semaine après ce bilan, c’est une sortie de 2 jours à Disneyland Paris et la venue de plusieurs membres de ma famille qui m’ont bousculé dans ma prise d’habitude. Je les remercie toutefois de leur présence car au fond, ça m’a fait chaud au coeur, moi qui ne suis pas à la base très adept des relations familiales. En revanche, ma démarche du moment a pris du plomb dans l’aile. J’oublie donc purement et simplement cette semaine. Je la raye de ma vie de dormeur, purement et simplement. J’ai échoué.

Tirons tout de même quelques conclusions de cet échec :

  • Pourquoi ai-je échoué ? Un soir par exemple, nous avons assisté au spectacle nocturne de Disneyland Paris. C’est magique, c’est à voir absolument, mais c’est à 23h. Inutile de dire que le temps de voir le spectacle, quitter le parc, rejoindre le bungalow, et tout sortir de la voiture, pour ensuite coucher le fiston, l’heure était explosée. Tous les autres soirs étaient du même type.
  • Aurais-je pu privilégier cette nouvelle habitude au risque de pénaliser mes proches dans leurs volontés ? Ce n’était clairement pas concevable à mes yeux et je préfère avoir privilégié ces (rares, finalement) instants avec mes proches plutôt que ma nouvelle habitude.
  • Comment y remédier ? C’est simple. La semaine prochaine s’annonce idéale car sans contrainte particulière pour mon sommeil. Le moment rêvé de persévérer !

A très vite donc pour un nouveau bilan !

Premier bilan sur mon sommeil (méthode douce et progressive)

Il y a de cela 15 jours j’ai lancé la mise en oeuvre d’une méthode douce et progressive pour travailler mon sommeil. Le bilan est plutôt positif mais j’ai affronté quelques difficultés qui ont mis à mal mon envie d’installer cette nouvelle habitude.

Voici quelques retours pour cette période du 15/07 au 27/07 :

  • Le matin, je me réveille sensiblement moins difficilement. Je n’avais pas re-paramétré mon bracelet pour qu’il me réveille par vibrations avec un réveil en sommeil léger mais je mets cela en place dès aujourd’hui. Je pense que ça va bien m’aider.
  • Le soir je vais me coucher sensiblement plus tôt et je vais lire un peu plus. Quand arrive l’heure « fatidique » de 23h45, je me rends compte que je serais tenté de lire un peu plus, par exemple, mais j’arrive à résister (malgré une tentation très forte), fort de ma motivation et ma prise d’habitude. Un bon point donc.
  • En revanche, j’ai été bousculé dans mon projet par un déplacement en avion de 3 jours avec séjour dans un hôtel. Lorsque l’on change d’environnement, il est souvent facile de se laisser embarquer dans un rythme différent, que l’on considère comme « exceptionnel ». Et quand on va se coucher, on a envie du même rituel que d’habitude (lecture notamment) ce qui fait exploser la limite de l’horaire de coucher établie.
  • Je n’ai pas utilisé judicieusement mes deux jokers. Vous savez, j’avais dit que j’utiliserais 2 jokers pour des soirs où je me coucherai plus tard. Je les ai utilisés à mauvais escient sans bien anticiper ce déplacement de 3 jours… Il faudra que je pense à planifier l’utilisation des jokers.
  • Le bracelet UP24 de Jawbone n’est pas forcément pratique pour suivre la tenue des engagements. Je veux dire, il me permet de voir ma quantité de sommeil par jour en un coup d’oeil et j’ai mis en place une règle IFTTT qui m’enregistre mes phases de sommeil. Je vous mets d’ailleurs la recette ci-dessous. Toutefois, je n’ai pas un aperçu clair de quand j’ai respecté ma nouvelle habitude et quand je ne l’ai pas fait. Je vais donc sans doute utiliser une application pour ça : on m’avait recommandé Habit Bull sur Android il y a quelques temps que je vais utiliser à cet effet. Je vous dirai si ça fonctionne bien.

IFTTT Recipe: Rapport de sommeil connects up-by-jawbone to google-drive

  • Dernière chose au sujet du bracelet UP24 : il comprend une fonction d’alerte d’inactivité. Grosso modo c’est une fonction anti-feignasse qui vous alerte si vous passez trop de temps devant la TV ou si vous êtes trop longtemps assis à votre ordinateur. J’avoue que ce n’est pas trop un soucis pour moi alors j’ai détourné cette fonction. Je viens de le régler de manière à m’alerter toutes les 15 minutes (c’est le minimum, on ne peut pas mettre plus fréquent), chaque soir, à l’approche de l’horaire du coucher. Histoire de me rappeler mes bonnes résolutions.

Je pense que pour contrer cette envie de prolonger la veille dans un environnement inhabituel, le mieux aurait sans doute été de me poser la question suivante : bien que cela me fasse envie de profiter de ce séjour pour me coucher un peu un peu plus tard, mais en tirerai-je quelque chose de positif dans 1 semaine, 1 mois, ou 1 an ? Est-ce si grave si je ne reste pas éveillé et si je respecte mon engagement de sommeil ? Au contraire, je pense que je serai encore plus heureux d’avoir tenu dans ce contexte.

Je retire donc un bilan positif ce cette première phase. Désormais, passons à la phase 2 : jusqu’à la mi-août, je vais donc essayer de m’endormir à 23h30 et me lever à 6h35. J’ai bien réglé mon bracelet et mes alarmes à cet effet. Rendez-vous dans quelques jours pour voir si je continue sur la même lancée.

Travailler son sommeil : application d’une méthode douce et progressive

Voilà bien longtemps que je me couche tard. Trop tard. Rien n’y fait : ni la motivation du moment (mais on sait bien qu’une motivation ne vaut jamais une bonne habitude), ni le fait de mettre une alarme sur mes appareils pour me dire d’aller me coucher… Pourtant, cette année, j’ai quand même une petite victoire : je vais me coucher sans mon smartphone. Oh attention, c’est peut-être idiot parce que je vais encore me coucher avec ma tablette ! Mais malgré tout, j’ai réussi à me désintoxiquer et à partir dormir avec un appareil en moins. Je prends ça comme un signe encourageant.

J’aimerais vraiment maintenant basculer mon temps de disponibilité personnelle du soir au matin. Pourquoi ? Je vous donne spontanément 3 bonnes raisons qui me viennent à l’esprit, après quelques lectures sur le sujet :

  1. Parce que commencer une journée en ayant fait des choses, c’est quand même mettre la journée dans les meilleures conditions possibles !
  2. Parce que le matin, je pense que nos corps sont bien plus productifs et on perd finalement moins de temps à faire le même travail.
  3. Parce que les distractions me semblent moins nombreuses.
  4. Parce que je voudrais me rendre plus disponible pour mon fils pour le préparer le matin (aujourd’hui, c’est la plupart du temps sa maman qui se lève quand il appelle, pour s’occuper de lui). Je voudrais partager plus souvent ces moments avec lui.

Mais voilà, je pense que je n’ai jamais réussi à trouver la clé du succès. Je vais pourtant mettre en oeuvre une nouvelle méthode que j’initie avec ce premier billet de blog. Cette nouvelle méthode va être composée de deux piliers :

  1. Je vais rendre publics mes horaires de coucher. J’indiquerai sur ce blog à quelle heure je vais me coucher pour que vous puissiez m’encourager ou me rappeler à l’ordre. En effet, nous l’avons vu dans Niplife : une des clés d’une habitude réussie, c’est d’en parler. C’est une forme d’engagement moral qui devrait me mettre en ordre de bataille.
  2.  Je vais fonctionner progressivement : je vais avancer d’un quart d’heure toutes les semaines mon horaire de lâcher prise. Pas plus. Je sais que si je fais subitement un trop gros changement, je vais lâcher l’affaire. Je me laisse 2 jokers par semaine dans un premier temps pour ne pas respecter à 100% cet engagement car je voudrais garder de la flexibilité. Je ne vais également modifier mon horaire de réveil que progressivement.

Je commence donc cette nouvelle mesure cette semaine.

Objectifs : extinction des feux à 23h45 (j’ai tendance à faire mon extinction des feux habituelle vers 00h00) et réveil à 6h40 du 15/07 au 20/07.

Rendez-vous donc dans une semaine pour un suivi ici. Je compte sur vous pour m’encourager dans vos commentaires. Vous pouvez aussi me faire part de vos habitudes de sommeil : ça me permettra d’avoir connaissance de vos expériences !

10 recommandations pour passer vos vacances autrement

1à recommandations pour passer vos vacances autrement (dessin)

A l’approche des vacances, encore au bureau, faites le test : à chaque fois que vous mentionnez une période de congés, vos collègues de travail ou vos relations professionnelles vont forcément vous poser tôt ou tard cette question fatidique : « Tu pars où ? ». Et si, au final, le voyage n’était pas un but ? Et s’il y avait des moyens de voyager sans avoir de sac à préparer ? 

J’avoue que je n’ai jamais été un grand voyageur. Pourtant, les bénéfices du voyage paraissent évidents : dépaysement, ouverture culturelle, amusement, exotisme. Certes. Mais, même s’il est parfois difficile de l’avouer, tout le monde n’y est pas forcément sensible. Je pense que j’en fais partie. Je suis en vacances depuis quelques jours et j’en profite pour voyager autrement que par l’avion. Je vais sans doute aller rendre visite à des proches, mais pas de grand voyage. En réalité, je vais essayer d’explorer un peu des contrées pour lesquelles j’ai le sentiment que je ne me rends pas assez souvent : c’est-à-dire faire les choses que j’estime ne pas avoir le temps de faire en temps normal.

J’ai en effet pas mal de petits projets, chez moi, ou sur internet, pour lesquels je n’ai jamais le temps de m’investir. Je m’y plonge finalement à coeur joie ! J’ai entamé une playlist non répertoriée Youtube des vidéos de mon fils de 2 ans. Je vais tenter également de faire un album photo correspondant à chaque année (ce que je me promets depuis longtemps sans m’en donner le temps) depuis la naissance de mon fils. Je prends le temps de lire aussi, ire beaucoup d’articles que j’avais mis de côté pour plus tard… J’ai même continué à emmener mon fils à la crèche, ce qui m’oblige à me lever et remplir mes journées de manière active. Evidemment, c’est un luxe que je ne pourrai sans doute pas m’offrir lorsqu’il ira à l’école, en raison de la période figée des vacances scolaires.

Enfin, les vacances sont aussi des moments propices pour prendre de bonnes habitudes. N’attendez pas la fin des vacances pour vous y mettre ! Mieux vaut profiter des jours « off » pour obliger votre corps et votre esprit à prendre de bons repères. Il est en effet plus facile de prendre de bonnes habitudes quand vous n’êtes pas sollicités par le stress du travail.

Voici quelques idées pour passer vos vacances autrement :

  1. Prenez le temps de lire. Pas besoin de voyager pour ça et il y a tous ces articles que vous aviez bookmarqué dans Pocket, ou ces livres que vous vous êtes toujours dit que vous devriez prendre le temps de lire.
  2. Faites le point dans votre to-do list. Autant vos tâches du quotidien, en retard (classement de papiers, bricolage, etc.). Pourquoi ne pas en profiter pour repartir sur des bases saines avec une liste de tâches à faire vidée ?
  3. Commencez des projets que vous n’avez pas eu le temps de faire, et que vous avez toujours voulu commencer : un gros bricolage chez vous, apprendre un instrument de musique ou une nouvelle langue…
  4. Faites du sport : là encore, vous savez à quel point c’est bénéfique de faire du sport. On a toujours de bonnes excuses pour ne pas s’y mettre ou abandonner une bonne habitude de pratique sportive. Profitez justement de l’absence de contraintes liées aux vacances pour commencer. Faites au moins de la course à pied ! Avec un minimum d’investissement, vous pourrez commencer à vous faire du bien. Si vous commencez, pensez à installer Runkeeper et à m’inviter !
  5. Ecrivez ! C’est le bon moment de lancer un blog (les services sont nombreux, vous pouvez également installer WordPress sur un hébergement que vous prenez rien que pour vous, ou même utiliser leurs services en ligne) ou un Tumblr
  6. Faites le point sur vos réseaux sociaux ! Je suis pour ma part en train d’anticiper un désengagement de Facebook. J’en ai besoin pour mon travail mais rien ne m’empêche de retirer la plupart de mes amis, pour éviter d’y passer trop de temps. J’ai aussi mis à jour mon profil sur mes réseaux sociaux professionnels : LinkedIn et Viadeo.
  7. Sortez autour de chez vous : combien de fois avez-vous accueilli des gens chez vous en ayant l’impression que vous découvriez des choses intéressantes non loin de votre domicile ? Des musées, des parcs, des bâtiments, des paysages… Votre entourage géographique regorge de beautés auxquelles vous n’attachez peut-être plus forcément d’importance : c’est le moment ou jamais. Pensez à emporter votre appareil photo ou à utiliser celui de votre smartphone !
  8. Faites un nouveau départ sur votre alimentation. Pendant que l’on travaille, il est parfois difficile de se faire à manger correctement. On est vite victime de la facilité des plats pré-préparés. Pourtant, les vacances sont propices à prendre soin de vous. A l’inverse, vous pouvez également prendre le temps d’aller dans un restaurant auquel vous n’avez pas le temps d’aller habituellement pour simplement l’apprécier…
  9. Gérez votre sommeil ! Les vacances libèrent des contraintes horaires : c’est dans ces moments là que l’on va avoir tendance à prolonger la journée en se disant que l’on peut se lever plus tard. Erreur ! Profitez justement des vacances pour recaler votre sommeil que vous avez malmené ces derniers temps. Mettez votre réveil ! Réveillez-vous plus tôt et profitez de votre journée ! Personnellement, emmener mon fils à la crèche à 8h00 me force un peu à agir dans ce sens.
  10. Découvrez de nouveaux podcasts ! C’est le moment ou jamais, écoutez de nouveaux podcasts. Si vous ne connaissez pas Tablette Café, ou Niplife, c’est bien entendu le bon moment pour vous y mettre. N’hésitez pas à partager ici vos podcasts préférés !

[Mise à jour du 01/07/2014] Et pour ceux qui veulent définitivement partir en vacances, découvrez impérativement nos trucs diffusés dans Niplife !

Et vous, quelles sont vos recommandations pour passer des vacances différentes ? Faites passer le mot dans les commentaires !

Soirée sans écran

L’initiative avait été lancée par mon camarade de Tablette Café : Cédric, qui avait publié sur son blog un article suite à une initiative qu’il avait eue : une soirée sans écran. Force est de reconnaître qu’il a raison : vous devriez essayer !

Comme ce qu’il a ressemblé, et que je relaie ici, ressemblera (on l’espère) à une chaîne, je suis un peu la nomenclature de son article pour vous donner un peu le panorama de notre équipement à la maison :

  • Une TV (une qui a tendance à bien se voir quand on est dans le salon…)
  • Deux iPad (plus une Kobo Aura HD 10 pouces que je teste en ce moment)
  • Un iPhone et un Nexus 5
  • Un Chromecast (moi aussi je peux crâner)
  • Une Xbox 360
  • Une balance Withing
  • Un Kobo glo

Autant d’éléments qui a tendance à vous attirer le regard sur tout et n’importe quoi. J’adore ça, mais voilà, je me sens un peu dépendant. Et j’ai donc testé une soirée sans écran. Le temps de revenir du boulot, de tout brancher pour le lendemain et hop ! On oublie.

Au final, ça fait vraiment du bien. Une forme de break moral qui permet de revenir à un rythme plus humain. Et force est de constater que ce soir là, j’ai ressenti la fatigue alors que les autres soirs, les appareils doivent me l’occulter.

Pour avoir parlé à une collègue dans le métro de la démarche, elle était surprise : pour elle, une soirée « hors normes » serait plutôt une soirée avec écrans. Alors c’est sûr, cette démarche ne s’applique sans doute pas à tout le monde. Mais je fais un peu le parallèle avec les mouvements de jeûnes que l’on peut voir fleurir ici et là (Ben vous en parlerait mieux que moi, car c’est une autre démarche qui ne m’intéresse pas vraiment), sauf que là, il s’agit de « jeûner » de nouvelles technologies.

Je pense en tout cas que je serai amener à le refaire de temps en temps et, comme Cédric, je vous recommande vraiment de tester ; ça fait du bien.

Dans la même veine, j’ai vu un documentaire plutôt très intéressant sur Arte : « Speed : A la recherche du temps perdu ». Un journaliste qui fait un voyage à la fois philosophique et culturel, mais avec une présence continue d’humour, pour essayer de savoir pourquoi est-ce qu’il a le sentiment de manquer de temps en permanence. A voir aussi si, comme moi, vous avez décidé de ralentir la cadence !