Passer en https avec Gandi Simple Hosting : SSL sans se ruiner

C’est mon ami Cédric Tamboise qui m’avait transmis la bonne nouvelle : Gandi, une société qui propose tout aussi bien des noms de domaine que des solutions d’hébergement, et que j’utilise (ça tombe bien) pour mes hébergements, a facilité l’accès aux certificats SSL (et donc le passage en https) pour les sites hébergés en « Simple hosting ».

Petite info avant d’aller plus loin suite à des retours, cet article n’est en rien sponsorisé par Gandi. Je n’y gagne rien, c’est juste une manière pour moi de faire connaître ce service que j’apprécie. En faisant mes recherches pour passer mes sites hébergés chez Gandi en https://, j’aurais aimé lire ce type d’article…

Les solutions dites de Simple hosting permettent de bénéficier de solutions d’hébergement clés en main, très simplement, sans avoir à manipuler des lignes de code pendant des plombes.

Avec ce type de solution, qui reste flexible, si jamais vous avez de gros besoins qui arrivent sur vos projets d’hébergements, vous disposez de 3 technologies de bases de données (MySQL évidemment, mais aussi PostgreSQL ou MongoDB) et de 4 langages de programmation : PHP, Node.js, Ruby ou Python. En général, ça répond à un bon paquet de besoins. Depuis quelques temps, il est même possible de créer une instance de WordPress, un outil pour créer des sites internet et des blogs, en quelques clics.

J’utilise une instance Simple hosting avec une installation de WordPress multisites pour faire fonctionner en une seule plateforme les sites de Tech Café, Relife, et même de ce présent blog. Évidemment, plus que les articles, il s’agit aussi des outils qui diffusent les flux des podcasts en question. Seuls les fichiers audio des émissions sont hébergés sur Spreaker.

Depuis quelques temps, la solution Simple Hosting en version S est également dispo en version « S + SSL » pour 1,20 € de plus par mois, et ce, pour un nombre illimité de certificats (1 par nom de domaine en tout cas). Les certificats ne sont pas « wildcards » (c’est-à-dire valables pour un nombre illimité de sous-domaines) mais honnêtement, pour les besoins du plus grand nombre qui voudra « juste » proposer leur site en https, la solution est véritablement économique. À noter qu’auparavant, l’installation de certificats SSL n’était auparavant possible qu’à partir des versions M de Simple Hosting, et les solutions gratuites telles que Let’s encrypt (qui simplifient quand même grandement l’accès au https pour des petits sites sans échanges transactionnels) n’étaient pas supportées.

Bon, au final, il faut dire que cette nouvelle version d’instance Simple Hosting que propose Gandi est un peu un argument commercial : plutôt que de faciliter l’installation de certificats avec les solutions Let’s encrypt, ils préfèrent nous faire passer à la caisse. Reconnaissons que le prix reste tout de même parfaitement raisonnable.

Je suis au global vraiment satisfait des services de Gandi malgré quelques réserves : mes sites fonctionnent, ont des taux de disponibilité excellents, et je n’ai jamais eu le sentiment de devoir mettre les mains dans le cambouis pour des configuration de l’hébergement. Vous l’aurez compris : je recommande, en tout cas pour des projets individuels.

Évidemment, si vous avez des solutions alternatives à suggérer, n’hésitez pas à déposer un petit commentaire…

Je me suis mis à l’impression 3D…

Dans mon souci de faire des choses et de plus produire d’éléments physiques en 2018, je me suis équipé d’une imprimante 3D. Ça faisait un moment que j’en avais envie et j’étais notamment tenté par une Dagoma : des imprimantes faites pour le grand public, simples, efficaces, pratiques, et qui ont une grosse communauté.

Mais avec plusieurs échanges, et notamment avec The walking dad, je suis plutôt parti sur une Creality CR 10. La simplicité est toujours de mise (notamment avec un montage en 20 minutes, contrairement aux Dagoma qu’il faut monter qui prennent plus temps) tout aussi simples d’utilisation, mais avec un plus gros volume d’impression possible, un plateau chauffant et même la possibilité d’imprimer des objets en ABS (même si je vais probablement faire 90% de mes impressions en PLA). À ce stade, sachez que le PLA et l’ABS sont des matériaux plastiques utilisés par les imprimantes 3D et que le PLA a pas mal d’avantages : issue de matériaux biodégradables et qui ne pue pas le pétrole à l’impression…

Il s’avère que l’équipement pour moi d’une imprimante 3D coincide avec l’équipement par mon frère du même modèle et par mon autre frère d’une autre imprimante 3D (à des fins éducatives). Nous avons donc commencé à partager cette passion et nous avons lancé un site dédié : vous pouvez le visiter à l’adresse make.vende.fr.

Je le sais bien, faire les choses par moi-même ne génère en rien une économie de temps ou d’énergie. Mais cet axe en 2018 vise à m’approprier la compréhension du fonctionnement des choses autour de nous… Et honnêtement, c’est passionnant ! Si vous êtes dans la même démarche, n’hésitez pas à commenter cet article ou un des articles à venir sur notre site 😉 !

Application Bobby : assainissez votre budget en surveillant vos abonnements

Je vous présente un outil qui m’aide beaucoup à avoir une vue sur l’ensemble de mes abonnements et sur l’ensemble de mes dépenses récurrentes. Je veux donc vous parler de Bobby.

Bobby : Track subscriptions
(c’est clair, non ?)

Il s’agit d’une app que j’ai installée sur mon iPhone et qui me permet de lister tous les abonnements auxquels j’ai souscrit. Dans sa version gratuite, l’app ne permet de suivre que 5 abonnements mais un achat in-app de quelques euros vous permet d’en profiter sans limite. L’app est très sexy et ergonomiquement très bien conçue.

L’idée est donc simple : lister tous vos abonnements à des services. On pense spontanément à des Netflix, iCloud, ou même des Spotify mais elle n’a en réalité pas de limite. Vous pouvez également y lister vos assurances, votre souscription annuelle à Amazon Prime, et tous les paiements récurrents. Et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de l’app : lister vos abonnements quel que soit le montant, mais aussi la monnaie (euro ou dollars), leur récurrence (N semaines, mois ou années par exemple) mais aussi vous indiquer les dates de prochains prélèvements, et même vous avertir quelques temps avant.

Et du coup, en se prêtant à l’exercice, on pense à pas mal de dépenses que l’on fait sans s’en rendre compte. Dans mon cas, ça m’a permis de réaliser que je payais toujours quelques noms de domaine, chaque année, qui ne me servaient pas et qui ne me serviraient jamais. Pratique se rendre compte qu’il est probablement mieux d’y mettre fin.

Les usages

L’app permet donc, à condition de prendre quelques minutes pour tout lister, d’avoir une vue assez exhaustive de vos dépenses récurrentes, et éventuellement, vous rendre compte de ce que vous pourriez mettre de côté. Attention, il s’agit bien d’entrées manuelles : il n’est pas possible (encore ?) de se brancher sur votre compte bancaire pour aller y lister vos prélèvements. L’idée est donc plutôt de vous proposer un outil qui va vous aider à faire ce recensement.

Si cet usage paraît simple, il est loin d’être simpliste. J’ai cherché un outil équivalent et, à part un tableau Google Spreadsheet, Excel ou Numbers, en mettant de côté la simplicité et l’ergonomie totalement pensée pour cet usage précis, je n’ai jamais de trouvé de solution aussi satisfaisante.

L’app s’avère notamment redoutable pour les abonnements d’essai ou à tarif préférientiel : pour vous rappeler quelques jours avant la fin des 30 jours gratuits de tel service, ou à l’approche de la fin de la première année de votre forfait mobile à prix cassé.

Bobby propose les achats in-app suivants :

  • Débloquer la restriction du nombre d’abonnements (1,09 €) : absolument essentiel pour utiliser l’app une fois qu’on l’a testée
  • Pack sécurité (1,09 €) : pour sécuriser les données avec Touch ID/Face ID/un code et profiter de la synchro iCloud
  • Pack design (1,09 €) : pour personnaliser la police de l’app, utiliser un thème sombre et changer l’icône de l’app.
  • Le tout peut être proposé avec un pack « tout-en-un » à 2,29 €.

Je ne saurais que vous recommander cette app pour faire le point sur vos dépenses, et identifier sur lesquelles vous pourriez faire l’impasse.

Téléchargez Bobby sur l’App Store.

La fin de la Voix de Guillaume

Le 15 août 2016, je diffusais le premier épisode d’un nouveau podcast, qualifié de streetcast, et appelé « La voix de Guillaume« . Après plus de 85 épisodes, plus ou moins intimistes et en tout cas souvent personnels, j’ai décidé de fermer cette émission. J’explique les raisons dans le dernier épisode :

Tl;dl (too long ; didn’t listen) Je n’ai plus le temps, l’envie ou même l’énergie d’animer ce podcast, et souhaite me concentrer sur mes autres productions de contenus (Tech Café, Relife, mon blog, et d’autres projets en cours…).

Cette expérience a été particulièrement enrichissante et m’a beaucoup apporté. J’y ai cumulé pas mal de savoir-faire sur la production de contenus en mobilité.

Au-delà de mon apprentissage, cela m’amène à une réflexion sur la sémantique que représente le streetcast. J’engage les autres animateurs derrière des podcasts qualifiés de « streetcast » d’envisager le fait de ne plus utiliser ce terme. Si vous voulez en parler, vous pouvez nous rejoindre sur la communauté Discord !

À très vite dans de prochaines émissions !

Pourquoi et comment installer un raccourcisseur d’URL ?

L’idée me trottait dans la tête depuis un moment et c’est l’épisode 74 de l’excellent podcast “Votre coach web”, qui traite de ce sujet, qui m’a remis ce projet en tête.

Un raccourcisseur d’URLs c’est quoi ?

On appelle URL (grosso modo) l’adresse dans votre navigateur web, qui amène sur une page d’un site. Un raccourcisseur d’URL, c’est une adresse (courte, en principe), qui renvoie instantanément sur une adresse (plus longue, normalement).

Les URLs raccourcies sont arrivées avec Twitter, qui limitait au départ à 140 caractères les messages (tweets) en comptant, justement, les caractères d’une URL.

Notons que sur Twitter, depuis, le nombre de caractères d’une adresse web est « plafonné » à 23 caractères, et que la limite a été passée de 140 à 280.

Un raccourcisseur d’URLs, à quoi ça sert ?

Ben, vous l’avez compris, à prendre moins de place, qu’il s’agisse de contraintes de tailles telles que celles de Twitter, mais ce type de service peut aussi avoir des effets bénéfiques sur la lisibilité. Par exemple, reconnaissez que le lien vers le même article est bien plus visuellement intéressant en le mettant en avant de la manière suivante :

http://gllmv.de/5

plutôt que de cette manière :

https://www.guillaumevende.fr/blog/2017/12/24/5-videos-pour-exercer-votre-sens-critique/

Mais un raccourcisseur d’URLs peut aussi avoir un avantage important lié à l’analyse des clics sur les liens. Par exemple, toujours en prenant comme exemple ce même lien : http://gllmv.de/5, je vais être en mesure de dire combien de fois il a été cliqué. Cela ne garantit pas, bien évidemment, que l’article a bel et bien été affiché (les comportements techniques de la navigation sur internet ne le garantissent jamais à 100%) et encore moins qu’il a été lu, mais bel et bien qu’il a été cliqué.

Evidemment, il existe des outils d’analyses statistiques de sites web, tels que Google Analytics, mais le raccourcisseur d’URL permettra de donner une première vision des clics de manière simple et rapide.

Les services

Il existe de nombreux services permettant de raccourcir des URLs. À mon sens, les deux plus connus et plus utilisés sont bit.ly et po.st. Évidemment, un autre service que beaucoup utilisent sans le savoir est celui intégré nativement à Twitter : t.co. D’ailleurs, ce dernier a une vertu : Twitter vérifie la sécurité des liens qui sont raccourcis avec son service t.co. En gros, vous êtes à peu près sûr (faites quand même attention en général, hein) qu’un lien raccourci en t.co ne mettra pas en péril vos appareils et votre navigation. Ça reste de la théorie hein…

Ces services sont gratuits avec différentes fonctionnalités parfois payantes. Et par ailleurs, sachez qu’il existe énormément d’autres services pour raccourcir des URLs… Je vous laisse explorer les différentes solutions vous-même. Pour ma part, j’ai choisi d’installer ma propre version…

Yourls : votre propre raccourcisseur d’URL…

On le sait, sur le web, il est toujours préférable de posséder vos propres outils, et d’héberger vous-même un maximum d’éléments sur des serveurs sur lesquels vous avez la main et avec votre propre nom de domaine. L’idée est de dépendre le moins possible de la volatilité de services (ou de fonctionnalités de certains services). Il est possible de suivre cette philosophie en installant votre propre outil pour raccourcir les URLs grâce à yourls.

Pour installer ce service, c’est aussi simple que d’installer son propre site avec WordPress. Voici la procédure :

  1. Télécharger les fichiers d’installation de yourls sur votre ordinateur (décompresser le fichier ZIP)
  2. Dans le répertoire usr, dupliquer le fichier config-sample.php et nommer la copie config.php ; remplir le fichier config.php (notamment avec les coordonnées de votre base de données)
  3. Uploader ce répertoire sur le site avec l’url de votre choix (chez moi, j’ai tout envoyé sur le site gllmv.de).
  4. Allez sur votre site ainsi créé en ajoutant “/admin/” à la fin de l’adresse. Suivez alors les instructions.

Les extensions

Yourls est un service qui permet de bénéficier d’extensions ; c’est-à-dire d’ajouts de fonctionnalités. Voici une petite sélection des extensions que j’utilise :

  • Amazon affiliate : pour les affiliés Amazon et intégrer les codes de parrainage Amazon dans leurs raccourcis d’URLs générés par Yourls
  • Change password : comme son nom l’indique, vous permet de changer le mot de passe de l’accès administrateur de votre instance Yourls (ce que l’on ne peut pas faire à la base)
  • Google Safe Browsing : s’appuie sur des technologies de Google pour permettre de vérifier la sûreté des liens vers lesquels renvoie votre installation de Yourls
  • Popular clicks extended : pour des statistiques avancées
  • Pseudonymize Plugin : pour anonymiser les traces que vous collectez (répond notamment à des directives de la loi allemande – et vous aurez remarqué que je m’appuie sur une extension allemande)
  • QR Code Short URLS : permet de générer des QR codes en plus des URLs raccourcies
  • Et l’indispensable (à mes yeux) Random Keywords : pour ne pas être obligé de générer des urls raccourcies de type séquentiel (short.url/1, short.url/2, etc.)

Voilà, vous saurez désormais pourquoi vous voyez remonter des liens que je partage au format gllmv.de, et vous aurez désormais l’assurance de consulter un contenu que j’ai sélectionné et que j’ai explicitement partagé, dans une relative sécurité.

Bright : j’ai mal à mon Shadowrun

Shadowrun est un univers cyberpunk futuriste qui a donné un cadre unique à un jeu de rôles formidable. D’ailleurs, je ne saurais que vous conseiller, si vous êtes aguerris aux jeux de rôles, à vous frotter à ce jeu.

Bright est un film produit par Netflix, qui promettait de faire vivre une aventure en long-métrage dans un univers de ce type. J’en attendais beaucoup lors des différentes annonces. Mais j’y ai vu un énorme paquet de problèmes. Attention, spoilers…

  • Les méta-races (orcs, elfes…) sont amenées d’un coup d’un seul dans un univers dystopique. Il n’y a aucune explication. C’est très déstabilisant.
  • Will Smith est un Will Smith sans limite. Il en est très fatiguant.
  • L’histoire n’a ni queue ni tête. En gros, les héros courent protéger une baguette magique qui n’a pas vraiment de raison d’être…
  • D’ailleurs, beaucoup de détails sont grotesques : par exemple, les méchants imbattables avec des capacités d’arts martiaux incroyables se font réduire en poussière par deux simples flics en moins de 10 minutes.
  • L’elfe qui est protégée tout au long du film, est une réplique inintéressante de Liloo (Le Cinquième Élément). Ça en est caricatural.
  • Les « brights » sont des êtres qui peuvent manipuler les baguettes magiques. Mais, on n’en sait pas plus. Ils n’ont pas de tangibilité.
  • Les rebondissements n’ont ni queue ni tête et les différentes catégories de méchants n’ont pas de saveur.

Je suis assez déçu car j’attendais de la qualité, pour mieux amener et faire connaître des univers tels que celui de Shadowrun, mais honnêtement, ça me fait plus honte qu’autre chose… Bright est un film à oublier.

Il y aura une suite. Dommage, ça n’arrangera vraisemblablement rien. Je suis assez inquiet de voir le fait que Netflix amène ce genre de contenu pour amener du contenu, sous la forme d’un « événement », pour le fait d’amener du contenu.