WordPress : retrouver du CSS personnalisé

Petite astuce rapide pour ceux qui se retrouveraient comme moi, et sans explication particulière, à constater avoir perdu une portion de CSS personnalisé sur leur site WordPress. D’ailleurs, il s’agit surtout d’une astuce pour retrouver à peu près n’importe quoi dans le temps sur internet…

WordPress est un outil de publication de sites web (le plus populaire et probablement le plus utilisé) et permet de mettre en place des thèmes (en gros, le rendu visuel de votre site). On appelle CSS les éléments (justement) de personnalisation graphique de pages web.

Si l’on peut installer des thèmes très facilement sur son site WordPress, il est fortement déconseiller d’en modifier le rendu. En effet, comme les thèmes peuvent avoir des mises à jour, il est fort possible que des modifications que vous feriez seraient écrasées. C’est un peu comme si vous choisissiez de faire du tuning sur une voiture en location : dès que votre voiture serait remplacée, toute votre personnalisation serait à refaire.

Or, il existe, depuis pas mal de temps maintenant, une fonction dans WordPress qui permet de personnaliser « proprement » le code CSS de votre site : il s’agit d’une fonction de personnalisation qui va être prise en compte de manière prioritaire au code de votre site.

Par exemple, pour reprendre l’analogie de la voiture de location que vous souhaiteriez personnaliser, il pourrait s’agir d’accessoires que vous allez pouvoir facilement retirer de la voiture (lorsqu’elle vous est remplacée) pour les remettre sur la nouvelle.

Or, ne me demandez pas pourquoi, cette portion de code a purement et simplement sauté suite à des interventions que j’ai dû faire sur le site. J’avais évidemment sauvegardé le code du site et la base de données mais, si ces sauvegardes sont particulièrement pratiques pour réinstaller le site en entier, elles ne sont pas vraiment pratiques pour ceux qui, comme moi, n’ont pas le temps et l’envie de mettre les mains dans le cambouis. Je voulais juste retrouver cette portion de code et, à moins d’être développeur WordPress, soyons honnêtes : c’est très difficile de retrouver cette personnalisation.

Du coup, j’ai profité du service « Wayback machine » qui n’est ni plus ni moins qu’un service d’archivage périodique de pages web. Il vous suffit de saisir l’adresse du site pour lequel vous souhaitez obtenir un historique et hop, le service vous propose différentes dates où les pages ont été sauvegardées en dur.

Il m’a suffi de retrouver mon site tel qu’il était en novembre, afficher le code source de la page et retrouver la portion de code qui m’intéressait.

Je voulais vous en parler car ce service fait partie des petits outils gratuits et pratiques dont on peut avoir besoin un jour ou l’autre quand on travaille dans le web…

5 ressources en vidéo pour exercer votre sens critique

J’essaie aussi souvent que je peux d’éveiller mon sens critique sur plusieurs thèmes. Le principal est évidemment la santé et la vision de l’homéopathie, de thérapies dites alternatives, d’astrologie. J’essaie, à chaque fois que cela est possible, de le faire dans le respect des visions des autres. C’est d’ailleurs un excellent exercice pour travailler mon sang-froid.

Un des parti pris les plus importants lorsque l’on tente d’améliorer son sens critique, c’est de rester humble et tenter en permanence de remettre en question ce que l’on pourrait avoir acquis comme des certitudes immuables.

J’ai eu l’occasion de consulter plusieurs vidéos cette année sur le sens critique et celles-ci m’ont souvent aidé à poser des mots sur des idées que je ne parvenais pas bien à formuler. Voici ma sélection, accessible (je pense) à tous et qui sera de nature à vous aider à vous poser des questions.

1. An honest liar

On commence par ce documentaire sur la vie de James Randy. Un prestidigitateur qui marchait dans les pas d’Houdini et qui a médiatisé des exercices visant à montrer les mécaniques des charlatans. J’aime beaucoup l’approche par l’exemple qu’il a du emprunter, la personnalité du personnage et la manière dont nous est racontée sa vie notamment sur des facettes très personnelles.

Le documentaire « an honest liar » est disponible sur Netflix.

2. Crétin de cerveau

On change de thème et de format ici en allant sur YouTube avec une série de vidéos de David Louapre, qui anime une chaîne intitulée « Science étonnante » (c’est d’ailleurs aussi le nom d’un blog qu’il alimente, sur des thèmes scientifiques comme vous vous en doutez). Sur la chaîne YouTube vous trouverez une série de vidéos intitulée « Crétin de cerveau« . Il nous liste ici plusieurs biais que peut subir notre cerveau dans différentes situations. C’est parfois drôle et parfois effrayant. Parfois, les deux à la fois.

3. Les lois de l’attraction mentale

Vous avez peut-être déjà vu des pseudo-documentaires à sensation tels que « Le secret des pyramides » ou d’autres documentaires équivalents où l’on vous laisse planer le doute entre science et surnaturel.

L’équipe de la chaîne YouTube « La tronche en biais » à réalisé un documentaire complet de 1h20 faisant intervenir différents experts sur différents aspects des sciences et des sciences humaines. La vidéo a été réalisée avec le soutien d’un financement participatif. Le documentaire « Les lois de l’attraction mentale » est disponible sur YouTube.

4. e-penser : Le vaccin

Un thème un peu plus spécifique cette fois, sur la santé. La défiance de certains quant à la vaccination me fait souvent peur : pourquoi les français doutent-ils autant du bien-fondé de la vaccination ? Si je ne parviens pas vraiment à répondre à cette question, il faut tout de même continuer à faire circuler l’information.

La vidéo de Bruce Benamran sur le vaccin est disponible sur YouTube.

5. L’incontournable chaîne « Hygiène mentale » !

S’il ne fallait retenir qu’une seule ressource (ce serait dur), ce serait peut-être Hygiène mentale. Les vidéos sont très bien réalisées et s’appuient sur des schémas et des illustrations simples (mais pas simplistes).

Mention spéciale pour la vidéo « Athéisme, agnosticisme – Croire ou ne pas croire » qui m’a beaucoup aidé à formaliser des réflexions sur le thème de la Foi. À voir dans sa totalité.

Voir la chaîne Hygiène mentale sur YouTube.

Non, Apple n’autorise pas les développeurs à revendre les données de Face ID

La communauté tech a été émue de découvrir qu’Apple permettait aux développeurs d’applications de recueillir les informations de Face ID, le système qui permet de déverrouiller l’iPhone X avec votre visage. Le spectre d’un Apple, défenseur de vos données personnelles, se muant en un revendeur (ou un grossiste) de vos informations a plané et, je crois, plane toujours. Je vais essayer de donner ici quelques explications et tenter de faciliter la compréhension de tous à ce sujet.

Face ID, comment ça marche ?

Pour bien comprendre de quoi on parle, il est important de rappeler de quoi est constituée cette fameuse fonctionnalité Face ID. Cela tient (en gros) en 3 points :

  1. Les photos (selfies) d’une personne.
  2. Le « mapping 3D » (une carte avec des facettes en 3D) du visage de la personne ;
  3. Une représentation mathématique (un calcul, à base de vecteurs et d’algorithmes constitués de machine learning, notamment pour comprendre les évolutions du visage de l’utilisateur) qui permet, à l’appui notamment (mais pas seulement) des deux points précédents, de déclencher concrètement le déverrouillage de l’iPhone. Ce dernier point étant chiffré et conservé localement de manière sécurisée sur le téléphone.

À quoi ont accès les développeurs ?

Les photos (point 1. ci-dessus) d’une personne étaient déjà accessibles et pouvaient être enregistrées par les développeurs (si l’on donne l’autorisation ou non à l’application).

La représentation mathématique (point 3. ci-dessus) reste uniquement dans l’iPhone, en local. Il n’a jamais (et il ne sera jamais) question de confier ces données aux développeurs.

Qu’est-ce qui change ?

En revanche (et c’est l’objet de la polémique comme de ce présent article), Apple a modifié ses accords auprès des développeurs tiers pour officialiser le fait que ces derniers pouvaient stocker le mapping 3D (point 2.). Il s’agit d’une information à laquelle ils ont toujours eu accès, et ce, sans l’autorisation express de l’utilisateur (contrairement aux photos prises avec la caméra en façade).

Techniquement, rien ne change. Car les développeurs avaient déjà, avec iOS 11, accès à cette donnée. Apple indique simplement, par la modification de cet accord avec les développeurs tiers, qu’ils en sont conscients, et qu’ils autorisent les développeurs tiers à les stocker.

En quoi cela pourrait poser problème ?

Pour les développeurs, c’est surtout un éclaircissement de savoir qu’Apple est conscient qu’ils aient le droit de stocker ces données. Mais au fond, il ne s’agit pas d’une véritable nouvelle information dont ils peuvent disposer et utiliser. Il faut reconnaître qu’aujourd’hui, avec les analyses d’images, les développeurs peuvent tout à fait déduire des émotions (beaucoup plus précisément d’ailleurs) uniquement en exploitant les images (point 1.) sans avoir réellement besoin de mappings 3D (point 2.).

En revanche, l’American Civil Liberties Union, association qui est activement impliquée dans la protection des données à caractère personnel aux États-Unis, (une sorte de CNIL américaine, l’analogie s’arrête à l’intention car les pouvoirs et la structure ne sont pas les mêmes) à l’origine de cette polémique, et qui milite beaucoup dans le bon sens des consommateurs, souligne le fait que malgré les dispositions notées ci-dessus, des risques existent que des développeurs exploitent ces données illégalement, et commercialement. Et évidemment, ils ont raison. Mais ils n’ont pas plus raison qu’avec nos photos, nos vidéos, nos voix, nos emplacements géographiques et de nombreuses autres traces auxquelles les développeurs tiers ont déjà accès… Ils soulignent d’ailleurs qu’Apple a toujours été historiquement bon pour gérer ce genre de pratiques, notamment avec le droit de vie ou de mort d’une application sur l’unique magasin d’applications de l’iPhone.

Alors, pourquoi cette affaire fait-elle du bruit ?

Voici les raisons qui, à mon sens, font polémique dans cette affaire :

  • D’une part le fait que le grand public ne comprend pas ce qui se passe, ce qui change, ou ce qui est fait de leurs données. Au même titre que la plupart des utilisateurs ne comprend pas la nature même de l’intelligence artificielle, ils ne sont pas au fait de la relation entre Apple (ou Google) et les développeurs tiers, et de ce qu’ils ont le droit ou non de faire.
  • Par ailleurs, cette année, vous l’aurez remarqué, l’iPhone X n’a pas véritablement de « gate », de problème emblématique sur le produit ou sur son usage, comme nous avons pu l’avoir par le passé sur des modèles d’iPhones que l’on tenait mal, qui se pliaient, ou qui avaient de gros problèmes d’écrans. A priori, le seul « iPhone X gate », c’est son prix. Mais forcément, en absence de véritable souci, la nature (et la polémique) a horreur du vide et doit se rabattre sur quelque chose, idéalement quelque chose de mal compris.
  • Il reste un problème réel : Apple ne demande pas à l’utilisateur d’une application, au premier lancement de celle-ci, d’autoriser explicitement l’application (et le développeur) à utiliser la caméra dite true depth (qui permet donc ce mapping 3D), comme c’est le cas pour la caméra ou pour la géolocalisation. Apple doit considérer qu’il s’agit d’une nouvelle composante de la caméra en façade.

Au fond, et en conclusion, peut-on reprocher en 2017 à Apple de ne pas vouloir différencier les images captées par une caméra en façade d’un smartphone d’un mapping 3D ?

PS : j’ai rédigé cet article partiellement en réaction à ce que mon ami Mat alias Profduweb a dit dans un épisode de son podcast, le M. Il est basé sur mes recherches et mes connaissances qui méritent toujours d’être précisées ou corrigées. Si vous pensez que ces propos sont incorrects ou incomplets, je vous remercie par avance de m’aider à les améliorer à l’aide des commentaires !

PS 2 : Phil Schiller, vice-Président marketing d’Apple a d’ailleurs réagi en confirmant la teneur de ce présent article.

Comment et pourquoi passer de Soundcloud à Spreaker

Dans cet article, je vous explique comment migrer votre compte SoundCloud vers un compte Spreaker. Pratique notamment pour les podcasteurs qui aimeraient changer de solution, comme je l’ai fait.

J’ai toujours hébergé mes podcasts sur SoundCloud. Le quota illimité était l’argument fort, associé à un tarif abordable (9 €/mois). D’ailleurs, j’avais expliqué comment créer un podcast avec un site sous WordPress en hébergeant les fichiers audio sur SoundCloud. Puis, je me suis mis à faire des podcasts en mobilité, avec une application iOS appelée Opinion. Mais l’application étant promis à un avenir sombre, avec des fonctionnalités faibles, je suis alors passé à Spreaker avec son tarif le plus bas (aux alentours de 5€ par mois). Sur ce, une offre est tombée pour me proposer les services de Spreaker à 15 €/mois pendant 1 an qui me permettrait d’héberger, certes, la Voix de Guillaume, mais aussi mes autres podcasts comme Tech Café et Relife, et d’avoir encore de la place pour d’autres futurs projets de podcasts…

Les avantages de Spreaker

  • L’interface est tellement plus agréable ! Essayez de dire à SoundCloud que le dernier épisode que vous ajoutez à une playlist doit s’ajouter à la fin !
  • Le lecteur à intégrer dans les pages web (player) est très efficace et très bien fait. J’ai testé le Simple Podcast Player, mais il est tellement cher que je vais le remplacer allégrement par les players de Spreaker.
  • Les statistiques sont infiniment plus souples à consulter que celles de SoundCloud !
  • Spreaker est pensé pour le mobile. Mettre en ligne un nouvel épisode ne nécessite pas autant que SoundCloud de passer par des interfaces web ou faire du jonglage…

Comment faire la migration

Allez dans votre interface Spreaker et cliquez sur « Import RSS feed »

Interface de Spreaker - La voix de Guillaume - Relife - Tech Café
Interface de Spreaker

Puis, entrez le flux RSS de votre podcast (encapsulé dans un feedburner ou non). Laissez-vous guider.

Cela va créer un nouveau flux avec les informations de votre podcast (fichiers audio mais aussi les différents épisodes, avec leur titre et leur description).

Il ne vous reste plus qu’à récupérer ce nouveau flux et le mettre dans votre flux feedburner (ou autre service similaire) ou encore, si vous n’utilisez pas ce type de service, le soumettre tel quel à Podcasts Connect.

Pensez aux archives !

Attention, dans tous les cas, pensez à conserver un exemplaire de chacun de vos épisodes en lieu sûr (NAS, ou stockage sur le cloud) pour éviter de dépendre de ces services, quels qu’ils soient. On parle souvent du fait que SoundCloud pourrait fermer à l’avenir (depuis le temps qu’on le dit…) mais il est de bon ton de penser que n’importe lequel des services en ligne que vous utilisez pourrait mettre la clé sous la porte demain.

D’ailleurs, c’est une manière pour moi de soutenir les efforts de Spreaker pour les podcasteurs, face à SoundCloud qui n’a jamais, jamais, jamais facilité la tâche dans ce domaine.