Le guide pratique en 9 points en cas de coup dur

 

168595527_37355c07eb_o

On ressent tous à un moment ou à un autre un petit coup de mou. Les signes sont là : les mauvaises nouvelles s’accumulent, on se sent fatigué, on n’a pas encore réglé un soucis que trois s’ajoutent à la liste, et bien sûr, ce que l’on aime ou ce que l’on a prévu de faire n’a pas lieu. Voici un petit guide simple et pratique pour tenter d’intervenir de manière rapide et efficace. 

Ce genre de situation est parfois un point de bascule, qui amènera certaines personnes avec quelques prédispositions à de véritables déprimes. Que faire lorsque l’on se sent basculer ? Chacune de ces étapes doivent avoir lieu dans l’ordre. La première doit être faite le plus tôt possible et les suivantes assez rapidement.

  1. Tout arrêter 5 minutes. Visualiser le fait que toutes ces choses arrivent. Respirer. C’est un moment crucial qui permet de temporiser et prendre connaissance de la situation. Il est important à ce stade de ne pas analyser les causes mais bien interpréter la situation. Idéalement, si la situation vous le permet, fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration.
  2. Lister les éléments qui vous préoccupent. Cela peut être sur une feuille, sur un carnet, ou sur une application de prise de notes. Ne pas les trier par ordre d’importance, ou par ordre chronologique, mais simplement les lister pour les visualiser, les formaliser. Posez-vous également la question, une fois que vous avez le sentiment d’avoir tout listé, de vous poser la question suivante : « Et si quelque chose que je n’avais pas perçu me causait également des soucis ?« . Déjà, à cette étape, vous pourriez déjà bien y voir plus clair. Si ce n’est pas le cas, pas de panique… Passez simplement à la phase suivante.
  3. Une fois les éléments listés, trouvez les peurs. Essayez d’identifier les 3 éléments qui ont, cette fois, le plus d’importance, et en tout cas le plus d’impact sur votre situation actuelle. Identifiez la peur que chacun de ces éléments vous occasionne. Il est possible que votre situation ne vous ait pas provoqué de peur mais essayez malgré tout de l’interpréter comme si cela était une peur. Par exemple, vous pouvez avoir noté : « La remarque de mon responsable sur mon travail m’a gêné. » La peur éventuelle que vous pourriez identifier pourrait être : « J’ai peur de ne pas arriver à faire mon travail. » ou « J’ai peur que l’on me trouve nul. ».
  4. A chaque peur correspond souvent un désir. Essayez pour ces trois éléments d’identifier le désir correspondant à la peur. Par exemple, pour l’exemple ci-dessus, le désir pourrait être : « J’aimerais parvenir à toujours réussir mon travail. » ou encore « J’aimerais ne jamais passer pour un nul. ».
  5. Souriez. A ce stade, le sourire va vous aider concrètement à aller à un peu mieux, et va vous aider à visualiser l’étape suivante. C’est une étape essentielle, ne la négligez pas.
  6. Réalisez que ce chacun de ces désirs n’est pas réaliste. Un désir est une forme de fantasme qui ne peut pas satisfaire une vie, ni apporter de bonheur. Il est important d’avoir des rêves, des envies, des souhaits, mais les désirs trop idéalistes et non réalisables ne mènent qu’à des frustrations, des peurs.
  7. Apporter 3 solutions concrètes, des « quickwins », susceptibles d’améliorer au moins un peu la situation. Il existe forcément quelque chose de simple que vous pouvez faire pour améliorer rapidement votre situation : dormir, appeler quelqu’un qui vous soutient et vous comprend, voir un film, écouter une musique qui vous plaît, prendre un rendez-vous avec un expert, un spécialiste, ne pas faire l’autruche et parler, etc.
  8. Ne vous enfermez pas dans le silence et dans le fait de garder ces soucis pour vous. Qu’ils soient petits ou gros, graves ou légers, s’ils font partie de la liste que vous avez faite, ils ont un rôle à jouer. Et en en parlant, vous êtes susceptibles de les résoudre, ou de les diminuer. Le secret de la résolution des problèmes réside souvent dans le fait de ne pas les garder pour soi, et de solliciter des experts. Il peut s’agir de professionnels (conseillers bancaires, médecins, artisans…) ou de proches (amis, membres de la famille…). Evitez de solliciter des personnes avec une aura négative ou qui pourraient vous culpabiliser. Vous avez besoin de soutien.

Normalement, cette liste de points devrait au moins vous donner des pistes pour comprendre comment réagir à des situations où l’on est en difficulté. Et puis, une fois que vous y verrez plus clair, vous pourrez tenter d’analyser comment éviter de vous retrouver dans une situation où vous avez accumulé plusieurs (ou une très grosse) difficulté. Mais nous pourrons y revenir dans un futur article…

Photo credit: gullevek via Visual hunt / CC BY-NC-ND