Wibox : le test de fournisseur d’accès à internet du coin

Lorsque je suis arrivé à Amiens, j’ai conservé mon abonnement Free. J’avais une Freebox dite « révolution » avec un débit sensiblement moins fort qu’à Paris (mais pas tant que ça) qui me permettait malgré tout d’avoir (sur le papier en tout cas) accès à la TV en HD, et internet avec un débit correct.

J’avais fait malgré tout un comparatif et je m’étais bien rendu compte que, dans mon logement, tous les opérateurs de la place me proposaient un débit équivalent, en ADSL. Pourtant, Amiens jouit d’une politique de développement de la fibre, qui concerne pas mal de logements. Pour autant, cette fibre ne sera disponible dans tout Amiens métropole qu’en 2018. Et encore, on connaît les aleas que peuvent subir ce genre de programmes.

Et un soir, en me garant dans ma rue, je découvre stationnée une camionnette avec une enseigne criarde : Wibox. Sur son côté droit était affiché un numéro de téléphone ainsi qu’une promesse autour de la fibre. Il n’aura pas été dit que je n’aurais pas tout essayé sur la fibre à Amiens : j’ai donc appelé immédiatement.

J’ai rapidement senti que l’on était loin d’une entreprise avec des call centers, et j’ai eu l’impression d’appeler une petite PME. Un monsieur m’a gentiment répondu et a été très clair. Après quelques tests sur la base de mon adresse, il m’a indiqué qu’un précédent locataire avait été abonné chez eux. Un raccordement était donc déjà en place. Il a testé le potentiel sur la ligne et m’a annoncé que je pourrais bénéficier de débits au minimum 5 fois supérieurs à ce que j’avais avec Free. Ils promettaient un remboursement des frais de résiliation. Je me suis dit que ça valait le coup de tester. J’ai donc souscrit quelques jours plus tard à leur offre de base. Je dois dire à ce sujet que ça a été plutôt facile. Il m’a suffit de leur envoyer un formulaire et les pièces justificatives, un RIB, et le tour était joué.

Avant de lancer ma commande, j’ai quand même été jeter un coup d’œil sur internet aux avis des clients, qui étaient globalement assez positifs. J’ai aussi découvert une mécanique de parrainage pour une réduction Wibox (pour le parrain et pour le filleul) : ça permet d’offrir un mois d’abonnement pour le nouveau client et deux mois pour le parrain. C’est toujours ça de pris. D’ailleurs, si vous voulez que je vous parraine, il suffit d’indiquer « VEN096 » dans le formulaire d’abonnement. En revanche, leur site web n’est pas rassurant du tout. Si jamais vous voulez qu’on bosse ensemble sur votre site, les amis, n’hésitez pas à m’envoyer un mail. On en parlera…

Quelques jours plus tard, un technicien passait chez moi. Il a quand même fallu qu’il tire des câbles en interne (de manière assez crado, je dois le reconnaître, à base de pistolet à colle pas très quali – d’ailleurs, les câbles ont commencé à tomber peu de temps après). Ça m’a rappelé la belle époque de Numéricable Noos, en 2003… Pour autant, l’équipement était en place. J’avais un nouveau numéro de fixe, car je conservais en parallèle dans un premier temps mon abonnement chez Free.

Après quelques tests, le débit s’est avéré en effet bien supérieur à de l’ADSL : des débits descendants d’environs 50 Mbps, et des débits montants de près de 20 Mbps. En gros, un équivalent à du VDSL2 (si je ne dis pas n’importe quoi). Loin des débits réels de la fibre mais très enthousiasmant et surtout, ça change plutôt la donne au quotidien, qu’il s’agisse de consulter des videos, naviguer sur des sites, ou bien entendu d’envoyer des fichiers audio sur SoundCloud pour les podcasts.

Et puis, j’ai également testé la TV. Wibox propose en effet des bouquets de chaînes (les principales étant en HD mais pas toutes – cela dit, l’offre évolue régulièrement). Je ne suis pas le plus grand consommateur de TV qui soit mais ça m’arrive régulièrement, en fonction des émissions, et j’aime bien avoir une belle qualité d’image.

Et là, sur l’équipement TV, j’ai bien régressé par rapport à Free : le boîtier ne propose que très peu d’équipement (et évidemment pas de lecteur Blu-ray mais pas non plus de disque dur) et l’interface est assez pauvre. Un point positif toutefois, c’est assez réactif : un point que j’aimais sur la Freebox revolution. Il n’y a qu’à voir la lenteur des enchaînements sur certaines box (Bouygues Telecom par exemple) pour se dire que ça peut être vraiment pénible d’attendre plusieurs secondes à chaque changement de chaîne. J’ai quand même eu trois points gênants sur cette box TV Wibox :

  • D’une part, un écran bleu qui figeait la box au démarrage. Le service technique (très facilement joignable du reste – là encore, on a l’impression de joindre des techos qui font leur boulot dans un petit garage) m’avait dit qu’une mise à jour du firmware allait corriger ce soucis : la box ne semblait pas reconnaître certaines TV et avait des mécaniques de protection un peu trop agressives ;
  • D’une autre part, certaines chaînes étaient « aplaties », comme si des bandes noires horizontales étaient ajoutée en haut et en bas de l’image. Assez gênant d’autant qu’il pouvait s’agir de chaînes en HD ou en basse définition. Là encore, une mise à jour promettait de régler le problème…
  • Et enfin (et c’était le plus gênant), la box ne parvenait pas à se mettre à jour. L’interface était pourtant simple mais la mise à jour ne semblait jamais s’appliquer. Impossible de régler ce soucis (et donc les deux précédents) et il a donc fallu procéder à un échange.

Toutefois, pour gérer cet échange, il fallait se rendre dans la boutique d’Amiens. Et là, c’était un peu compliqué car cette boutique est fermée sur l’heure du déjeuner, et fermait même inopinément certains jours. Évidemment, pas de mécanique à la Free d’envoi et réception de colis par UPS… N’empêche que nous sommes tout de même parvenus à faire remplacer (deux fois pour être honnête) cette box pour enfin en avoir une qui n’avait aucun soucis, ni de format d’image, ni d’écran bleu, ni de mise à jour. Au passage, l’interface avait pris un coup de jeune et ce n’était pas plus mal…

Dernièrement, j’ai donc résilié l’abonnement Free (quelle galère l’emballage de la Freebox revolution et des boîtiers CPL !) et je n’ai désormais plus que cet abonnement Wibox qui fait très bien son boulot. Le débit est bon, le suivi client est réel, et au final, tout cela me convient parfaitement. Sur le coup, ça m’embêtait de perdre la réduction de l’abonnement à Free mobile. Mais il s’avère que durant les mêmes périodes, RED de SFR a fait de superbes promos. Du coup, la réduction abonnés Free pour Free mobile n’était clairement pas au niveau de la promo de RED à 3,99 € / mois pour 20 Go de 4G et les appels illimités.

Dernier point en date : j’ai reçu un appel de leur part, il y a quelques jours. Comme ça, simplement pour savoir si tout allait bien pour moi. Ça fait toujours bizarrement très plaisir. Je comprends pas les sociétés qui arrivent à conquérir de nouveaux clients qui ne procèdent pas systématiquement à ce genre d’appel sortant.

 

J’ai été vraiment séduit par Wibox et l’idée d’être client d’une plus petite structure, à l’échelle plus locale, une entreprise qui dit vouloir réduire les inégalités ville/campagne me plaît beaucoup. A ce que j’ai pu regarder, ils respectent plutôt bien la neutralité du net, ce qui n’est pas surfait par les temps qui courent.

Ah oui, et évidemment, cet article n’est absolument pas sponsorisé ni demandé. Il est de ma propre initiative. Si vous avez des retours complémentaires à apporter sur Wibox, n’hésitez pas à les déposer dans les commentaires.

Améliorez votre organisation dans Evernote en limitant l’utilisation des étiquettes

Les étiquettes (ou tags en anglais) peuvent être utiles pour organiser son contenu dans Evernote mais elles peuvent également être source de complexité et nous empêcher d’avoir un flux de travail fluide. Il est peut-être temps pour vous d’abandonner les étiquettes.

C’est la recommandation de l’expert en productivité Tiago Forte, qui explique les désavantages de les utiliser ou, au moins, de se baser un peu trop sur les étiquettes :

Quand vous vous basez trop fortement sur les étiquettes, vous devez vous rappeler parfaitement de chacune d’entre elles, et exactement de la manière dont elles s’écrivent (…). Aussi bon que puisse être votre cerveau à reconnaître des structures, il est malgré tout assez mauvais pour les enregistrer et se rappeler précisément de nombreuses structures, car les structures des activations neuronales interfèrent les unes avec les autres. Pourtant, c’est exactement ce que vous essayez de faire quand vous essayez de vous rappeler de la bonne étiquette. C’est un gaspillage incroyable de ressources mentales.

Note : cet article est une traduction de l’article original « Get a Better Creative Workflow in Evernote by Ditching Tags » de Melanie Pinola sur lifehacker.com.

Forte souligne également à quel point le fait de créer automatiquement une nouvelle étiquette automatiquement lors de la saisie est gênant, même si vous avez des étiquettes similaires qui peuvent être légèrement différentes (avec la casse, une coquille, un pluriel ou un singulier, etc.).

Mais la raison la plus importante pour laquelle vous devriez arrêter de tout étiqueter dans Evernote est que les étiquettes vous font sentir moins productif et créatif :

Le véritable problème avec les étiquettes, et la raison pour laquelle non seulement elles ne parviennent pas à nous aider, mais également freinent le sentiment de créativité que peuvent avoir les utilisateurs, est qu’elles donnent l’impression que conserver une collection de notes personnelles ne demande rien de plus qu’un exploit héroïque de planification, suivi par des années de méticuleux enregistrements et annotations. Je vois ainsi de nombreuses personnes créatives, débordées dans cette tâche, pour laquelle leur esprit n’est pas adapté, et ainsi abandonner.

(Ajout Guillaume) Depuis la lecture de cette article, j’ai commencé à cesser profondément d’utiliser les étiquettes dans Evernotes et je travaille plus soigneusement le titre des notes. Je gagne ainsi beaucoup de temps à la collecte, sans perdre de temps ou d’efficacité lorsque j’interroge mes notes sauvegardées avec des requêtes. J’avais plusieurs centaines d’étiquettes et je suis descendu à quelques dizaines. Je pense dans les jours à venir parvenir à ne conserver que 10 ou 15 étiquettes maximum.

Et vous ? Quel usage avez-vous des étiquettes d’Evernote ?

Si tu vas à RIO, garde ton numéro de fixe

Téléphone vintage

Un petit message rapide pour vous relayer l’info que je viens de découvrir : le fameux numéro de RIO est désormais applicable aux lignes de téléphone fixes.

Le numéro RIO, c’est une série de chiffres qui peut vous être communiquée gratuitement lors d’un appel depuis la ligne concernée, au numéro gratuit suivant : 3179.

Cette clé vous permet de porter le numéro de téléphone vers un autre abonnement, et ainsi de procéder à une résiliation. A priori, si ce numéro est rattaché à un abonnement de type « box » (la Freebox par exemple), l’ensemble des services semblent résiliés.

Je vais vérifier ça par moi-même et je vous tiendrai au courant. Je trouve ça chouette de permettre à tout un chacun de basculer facilement d’une offre à l’autre. Attention toutefois à vérifier les coûts de résiliation auxquels vous pourriez être soumis.

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