Une réflexion sur les applications tierces et services natifs des smartphones

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Depuis quelques temps, je navigue d’un océan à l’autre : celui des applications tierces, et celui des applications natives. Ce mouvement survient dans l’univers iOS comme dans l’univers Android, et même sur Mac, je me pose fréquemment la question, sans parvenir à faire un choix durable.

Si, sur iOS, le système d’exploitation a longtemps rendu peu utilisable les applications tierces, l’ouverture de ces dernières années rend possible l’utilisation d’alternatives aux applications fournies sur le smartphone à la pomme. Aujourd’hui utiliser l’application Inbox sur iPhone n’est plus invraisemblable et utiliser un calendrier alternatif comme l’excellent (bientôt regretté) Sunrise, au calendrier de base.

Note : par comodité, j’utilise par la suite le terme d’applications natives pour désigner les applications qui sont « pré-installées » sur votre smartphone. Je sais que ce n’est pas ce que signifie originellement ce terme pour les afficionados aguerris en nouvelles technologies. Veuillez me pardonner !

Sur Android, les raisons étaient sensiblement différentes, l’ouverture étant cette fois évidemment bien plus grande (contrairement à l’iPhone1, on peut utiliser une autre application que l’application de base pour gérer les SMS), il s’agissait avant tout de combler des lacunes d’applications préinstallées assez importantes : les applications pour gérer les mails, les tâches, les notes, ou encore les SMS étaient assez peu ergonomiques et les applications tierces comblaient de grosses lacunes à ce niveau.

Depuis quelques temps, j’essaie de me faire un avis un tant soit peu définitif sur le sujet. Or, les évolutions sont permanentes : des applications tierces ne sont plus maintenues, et à l’inverse, les applications de base évoluent énormément, notamment parce qu’elles sont souvent les premières à intégrer des fonctionnalités avancées liées aux évolutions matérielles (je pense notamment à Force Touch sur le dernier iPhone qui permet de définir des actions différentes selon la force avec laquelle on appuie sur l’écran). Et puis, les équipes Android font un boulot du tonnerre pour proposer des mises à jour très pertinentes de leurs applications.

Du coup, un autre phénomène semble surfer sur ces évolutions, conjointement aux évolutions du système d’exploitation Android : une disparition lente mais progressive des différences entre les roms Android et les versions stock. Mon frère a ainsi largement « google-stockisé » son Samsung Galaxy S5. Il faut dire qu’entre Chrome, le launcher2, l’application Messages, et toutes les applications des services Google, on peut rapidement rapprocher l’interface de n’importe quel smartphone Android d’un Nexus (les smartphones de Google, sans surcouche logicielle, avec un Android stock3). Les constructeurs l’ont bien compris : ils pourront difficilement rivaliser avec le succès de l’interface « material design » et des applications Android stock.

Par-dessus cet état de fait, j’ai toujours voulu faire en sorte de choisir des services qui ne me permettraient pas d’être « verrouillé » à un écosystème. Je préférais utiliser Wunderlist (ou Todoist) à l’application native Rappels d’iOS, les contacts et les mails Gmail plutôt que les contacts iCloud, les photos Google plutôt que l’espace de photos iCloud, etc.

Mais bizarrement, depuis quelques semaines, j’ai fait le constat que les applications natives d’iOS me conviennent parfaitement : l’application de gestionnaire de listes (de tâches) Rappels est devenue assez aboutie. On peut tout de même déplorer l’intégration inexistante sur Apple Watch (bizarrement) : vous pourrez, pour combler les lacunes (par exemple, ne pas pouvoir « cocher » d’élément dans une de vos listes de Rappels depuis l’Apple Watch) utiliser l’application 1List (1,99 €). L’application Mail convient également bien, et n’a pas, à mon sens, de véritable valeur ajoutée avec Inbox ou Gmail. L’interface est peut-être un poil moins sexy…

Il reste un service qui, à mes yeux, nécessite indubitablement une application tierce, c’est Evernote. Vous connaissez désormais mon amour pour Evernote. Or, si l’on semble entrapercevoir un avenir peut-être nuageux pour Evernote (sale temps pour les licornes), les services proposés en natif n’égalent pas la cheville d’Evernote. Prenons le cas de Notes d’iOS, qui a bien évolué dans sa dernière mouture : celle-ci ne permet toutefois pas de totalement remplacer la puissance de l’application à la mémoire d’éléphant : reconnaissance de texte dans des photos, indexation avec des étiquettes, possibilité de créer des notes en envoyant des mails à une adresse secrète

Et vous ? Quelle philosophie retenez-vous pour vos applications sur votre smartphone ? Vous êtes plutôt applications « natives » ou applications tierces ? Pour quelles raisons ?

Parents, pourquoi vous devriez vous mettre aux réseaux sociaux maintenant

Réseaux sociaux parents Facebook

Avez-vous déjà eu le sentiment d’être dépassé par ce que racontent vos enfants sur leurs activités via les réseaux sociaux, sur leur mobile ? Ce n’est pas une fatalité et il ne tient qu’à vous d’essayer de mieux appréhender ce pan entier de leur vie.

Je travaille sur les réseaux sociaux au quotidien. Autant dire que ça me passionne. S’il est un élément de motivation particulièrement important, c’est de voir les impacts de ce type de services sur notre vie au quotidien. Vis-à-vis des entreprises, l’époque de voir un affichage massif de messages publicitaires commence à s’éloigner pour laisser place à une nouvelle ère : celle de l’engagement. Elle traduit concrètement l’interaction que peut avoir tout un chacun aujourd’hui avec une entreprise, une marque.

La génération de nos enfants sera hyper-connectée aux réseaux sociaux sur internet. Il est évident de s’en rendre compte. Et si vous ne prenez pas le pas immédiatement, vous pouvez raisonnablement vous assurer de passer à côté d’une relation privilégiée avec cette génération à venir. D’ailleurs, la population des seniors l’a bien compris.

Pourquoi vous mettre aux réseaux sociaux ?

  • Pour comprendre la génération à venir ; impossible de comprendre quelque chose de fondamentalement nouveau sans s’immerger pleinement dedans. Comment comprendre comment se déroule un match de foot sans assister à au moins une rencontre ?
  • Pour capitaliser sur les usages ; le partage d’informations, de souvenirs, d’expériences, l’ouverture vers les autres. Ce sont de véritables fonctionnalités utiles pour votre quotidien. Encore faut-il les avoir découvertes.
  • Pour se remettre en question ; utiliser les réseaux sociaux, c’est accepter de se dévoiler un peu, de partager une partie de notre vie avec la vie des autres et accepter un nouveau référentiel. Savoir se remettre en question, c’est se mettre en situation d’apprentissage.

Ce que vous devez éviter en allant sur les réseaux sociaux, et savoir par où commencer

Evidemment, utiliser les réseaux sociaux, ce n’est pas vous plonger dedans à l’aveugle, sans vous poser un certain nombre de question. Je vous propose de suivre ces quelques indications pour avoir quelques repères :

  • Première chose : n’essayez pas d’avancer masqué. Vous passeriez à côté de nombreuses composantes sociales (ce qui peut être gênant pour les réseaux sociaux). Et puis, cela deviendrait compliqué si vous aviez un autre compte « authentique », par la suite, et en plus de votre autre compte « anonyme ». Enfin, inutile de dire qu’en fonction de ce que vous ferez, de la navigation que vous ferez, votre anonymat ne va pas vraiment tenir longtemps. Enfin, ce n’est sans doute pas en avançant masqué que vous comprendrez les fonctionnements ; autant faire les choses « normalement » dans un premier temps, quitte à changer d’avis par la suite en recréant des comptes anonymes. Ceux-ci le seront d’autant plus que vous aurez compris les fonctionnements et les « pièges » ;
  • Sélectionnez les réseaux sociaux où vous inscrire. Je vous invite à choisir, pour commencer, sur l’un des trois réseaux sociaux génériques et incontournables du moment : Facebook, Twitter ou Google+. Chacun a ses particularités. Le plus « simple » pourra être Twitter mais celui-ci s’avérera peut-être rapidement frustrant à l’usage si vous n’avez pas tissé de liens avec des membres de communautés (par centre d’intérêt ou sur le plan personnel) ;
  • Vérifiez les paramètres de sécurité. Peu de monde s’y attache vraiment, mais je vous invite à vérifier les différentes options de confidentialité qui sont disponibles. Elles sont aujourd’hui plus intelligibles qu’auparavant et relativement explicites. N’hésitez d’ailleurs pas à poser des questions autour de vous si ces options ne sont pas totalement claires pour vous. Vous pouvez d’ailleurs me demander directement, via les commentaires de cet article ou en me contactant sur Twitter.
  • Il en va de même sur les usages que vous allez faire des réseaux sociaux. N’oubliez pas que, quelle que soit votre impression quant aux réglages de confidentialité, il est toujours possible que, d’une manière ou d’une autre, les contenus que vous y diffusiez soient détournés ou repris. N’en faites pas une inquiétude mais gardez plutôt à l’esprit que certaines choses ne devraient pas être diffusées. Iriez-vous placarder vos tickets de caisse sur la porte d’entrée de votre domicile, au vu de tous ? Vous comprendrez bien l’analogie j’imagine…
  • On a tous en tête un « top 5 » des personnes qu’on déteste le plus sur terre (je parle des proches, hein, pas de personnalités célèbres). Je vous invite à prendre le temps de les lister et d’aller dans les réglages de vos comptes de réseaux sociaux (en particulier sur Facebook) et à les lister parmi les personnes à bloquer. Elles ne sauront ainsi même pas que vous vous êtes inscrit sur un réseau social.
    Par ailleurs, sur Facebook en particulier, ne vous sentez pas obligés d’accepter systématiquement les demandes de vos amis. Si vous n’acceptez pas leurs demandes de mise en relation, ils n’en sauront rien.
  • Enfin, et c’est sans doute la recommandation qui m’aura le plus poussé à écrire cet article : ne cherchez pas nécessairement à vous mettre en relation avec vos enfants, en particulier sur Facebook. N’utilisez pas les réseaux sociaux dans cette optique, mais cherchez plutôt à vous en faire votre propre appropriation, avant tout pour comprendre les usages. Cherchez à constituer votre propre communauté et vivre votre vie sur les réseaux sociaux. Vous comprendrez ainsi mieux les usages lorsque vos enfants pourront vous expliquer ce qu’ils ont eu de leur côté comme interaction. Vous pourrez enfin les conseiller au mieux, non pas pour leur interdire des usages, mais pour les accompagner, les sensibiliser.

Allez, à vous de jouer ! Faites-moi vos retours d’expérience en commentaire.

Réaliser un podcast audio : l’enregistrement avec un ordinateur

Enregistrement

On me pose parfois la question visant à savoir comment j’enregistre mes émissions (et notamment « Tech Café » et « Comme des poissons dans l’eau »). En réalité, c’est assez simple. A noter évidemment que ce n’est qu’une méthode que j’utilise parmi plusieurs possibilités. Chacun peut fonctionner avec des outils différents.

Alors, pour ma part, après avoir testé Skype, Hangout, et même des services exotiques comme blab ou zencastr, je dois dire que la fiabilité que je souhaite avoir m’amène à continuer d’utiliser Skype. Sans compter que nombreux sont les internautes qui disposent de Skype, ce qui rend facile le fait de faire participer quelqu’un à une émission, l’application mobile étant plutôt bien fichue sur toutes les plate-formes ; l’argument choc reste aussi une qualité et une stabilité du son globalement bonne. Un point quand même pour Hangout qui, depuis peu, propose de rejoindre une conversation même sans avoir de compte. Ça peut toujours servir.

Pour enregistrer la conversation en tant que telle, j’utilise l’application Call Recorder, qui est dispo sur Mac (édité par ecamm). Sur PC, il semble qu’un freeware (logiciel gratuit) éponyme, fasse le même travail (et qui semble maintenu dans le temps). Là encore, la fiabilité et la simplicité sont au rendez-vous : en réalité, l’application peut enregistrer automatiquement toutes vos conversations Skype. J’y vois deux avantages :

  1. D’une part, pour les étourdis comme moi qui ont pu passer tout une émission en ayant oublié de cliquer sur « Enregistrer », c’est un garde-fou précieux ;
  2. De plus, comme vous ne déclenchez pas manuellement l’enregistrement, vous pouvez toujours garder des traces des échanges « en off » qui sont parfois tout aussi rigolos et pertinents que les contenus des émissions en tant que telles. De tels bonus sont parfois un bon plus pour les auditeurs.

L’avantage (en tout cas pour la version Mac), c’est qu’il permet d’enregistrer séparément votre piste audio de la piste audio des autres participants à la conversation Skype. Attention, comprenez bien que vous n’aurez pas une piste pour chaque intervenant, mais bien une piste pour vous, et une autre piste unique pour vos autres participants. Ce n’est évidemment pas parfait mais ça a au moins le mérite de calibrer largement le son : souvent, la plus grande différence en terme de qualité sonore est entre la votre et celle de vos autres intervenants.

Pour cela, vous pouvez capitaliser (au moins sur la version Mac) sur des utilitaires, qui sont installés avec le logiciel « Call Recorder », et notamment sur « Split movie tracks », qui va, comme son nom l’indique, séparer votre piste audio de l’autre piste de vos intervenants ; ainsi que sur « Convert to (mp3) » qui convertira chaque piste en fichier audio. Oui, c’est en effet une bizarrerie de Call Recorder : le logiciel, même pour une conversation audio uniquement, enregistre la conversation en un .mov. Au moins, les outils pour convenir l’enregistrement sont fournis.

Les applications qui accompagnent Call Recorder (sur Mac)
Les applications qui accompagnent Call Recorder (sur Mac)

Sinon, niveau matériel, je ne peux que vous recommander d’utiliser la référence des podcasteurs qui veulent commencer à s’équiper avec un micro satisfaisant : le Blue Yeti.

Voilà, en réalité, c’est assez simple : Skype + Call Recorder. Vous utilisez « Split Movie Tracks » pour séparer les pistes et « Convert to MP3 » pour convertir les fichiers .mov en fichiers audio. Et ainsi, vous disposez de deux pistes audio : une pour vous et une pour les autres intervenants. Il ne reste plus qu’à passer au montage, mais ce sera traité dans un autre article.

N’hésitez pas à partager ici d’autres méthodes d’enregistrement que vous pourriez utiliser.