5 épisodes de podcasts qu’il ne fallait pas manquer en 2014

Cette année aura été riche en podcasts et en émissions fascinantes. Difficile de vous parler à chaque fois des émissions qui me marquent mais il me semblait incontournable de vous parler de 5 épisodes de podcasts qu’il ne fallait pas manquer en 2014. Le format du média aidant, vous pouvez bien entendu vous jeter sur ces épisodes pour les écouter dès maintenant.

1. Le premier est un épisode de Temporium, sur Alésia. Il s’agit d’un épisode où Richard Fremder a convié Franck Ferrand, expose la réalité édifiante du véritable site d’Alesia. Alors qu’un autre site est proclamé comme le site historique du siège des romains, le véritable site se meurt doucement, en l’absence des protections qu’il devrait avoir, face aux dégâts du temps. Un épisode totalement incontournable qui devrait être écouté par tous pour dénoncer un supercherie de grande ampleur.
Écouter l’épisode
Tous les episodes de Temporium

2. Ce second épisode incontournable aborde là encore le thème de la supercherie généralisée. Si ce n’est pas un sujet en particulier qui est dénoncé, c’est une famille complète de sujets : les médecines alternatives. Clairement, si l’on ne doit écouter qu’un seul épisode de Podcast Science (ce serait une erreur) c’est celui-ci qu’il faut écouter, tant les propos tenus dans le dossier sont clairs, argumentés et suivent une logique telle qu’on peut en avoir en discutant des médecines alternatives avec nos proches. Des points concrets sont abordés ainsi que des pistes pour permettre aux gens de s’ouvrir sur la réalité scientifique. Je recommande vivement à tous !
Écouter le dossier de Nima Yeganefar de Sham & science dans l’épisode 198 de Podcast science
– À noter également que ce même Nima était déjà venu parler de vaccination dans Pocast Science
Le site de Nima : Sham & science
Le site de Podcast science

3. Le troisième épisode est encore un épisode de Podcast science. Cette fois-ci, on change de thème pour la folle histoire de la sonde Voyager. Ça plaira plus aux adeptes des choses de l’espace, bien sûr, mais là encore, la façon dont est traité le dossier Mé laisse penser que le sujet pourrait en intéresser plus d’un. Rendez-vous dans l’espace !
Écouter l’épisode 189 de Podcast science sur Voyager

4. En quatrième position, je vous recommande un dossier en deux parties : un dossier sur les statistiques par Nicolas Gauvrit, dans scepticisme scientifique.
Si vous voulez savoir s’il y a autant de chances de faire 11 que de faire 12 avec 2 dés, c’est ici que ça se passe. Vous découvrirez (ou pas) si l’Homme est naturellement construit pour bien comprendre les statistiques mathématiques.
Écouter la première partie
Écouter la seconde partie
Le site de Scepticisme scientifique, le ballado de la science et de la raison

5. La dernière recommandation d’épisode a un côté certes, un peu « autopromo », mais je pense véritablement que c’est un élément qui mérite d’être connu. Il s’agit bien entendu du dossier que Tom nous a fait dans Niplife sur les mini-habitudes. Un épisode qui peut tout simplement changer votre vie.
Écouter le dossier sur les mini-habitudes
Le site de Niplife

J’espère que cette sélection vous aura plue et qu’elle vous aura fait découvrir des sujets ou des podcasts. Et vous, avez-vous des épisodes à recommander ?

Convertir des livres numériques epub pour le Kindle

Découvrez comment convertir vos livres numériques au format ePub pour le Kindle.

Ceux qui me connaissent depuis longtemps savent que j’ai déjà expliqué comment convertir les fichiers ePub en formats optimisés pour le Kobo (la liseuse notamment vendue par la Fnac). Malheureusement, ce format fermé, le kePub, devient de plus en plus difficile à générer et les plugins du logiciel Calibre (qui permet cette conversion) doit sans cesse se mettre à jour pour s’adapter. Bref, les fonctionnalités avancées de statistiques du kePub pour le Kobo sont intéressantes mais clairement pénibles à gérer dans le temps.

Depuis pas mal de temps, mes besoins en lecture numérique ont évolué. J’ai eu de plus en plus besoin de lire un livre sur plusieurs appareils. En réalité, je consacre une bonne partie de ma lecture sur ma liseuse. Toutefois, il m’est arrivé de plus en plus souvent de vouloir lire quelques pages dans des files d’attente ou avant un rendez-vous, ou encore dans les transports (lorsque je n’emmène pas mon fils à la crèche). Les moments creux dans certaines journées sont légion et je me complais à les remplir pour avancer dans mes lectures.

Évidemment, cela amène une contrainte, celle d’avoir le livre qui se synchronise en permanence, pour que, quel que soit l’appareil sur lequel je lise, je me retrouve au dernier endroit où j’ai lu. Et sur ce point, Kobo ne fait pas de miracles, surtout sur les livres que j’ajoute « à la main », sans les avoir achetés sur le store. C’est là où le Kindle d’Amazon marque des points : au-delà d’un simple appareil de lecture numérique, le Kindle est avant tout un service, qui stocke vos livres dans votre compte Amazon (même si vous ne les avez pas achetés chez Amazon), et qui se synchronisent sur la dernière page lue, quel que soit l’appareil sur lequel vous lisez. Oui mais voilà : le Kindle est un des rares appareils à ne pas être compatible avec le format ePub.

Voici comment procéder pour modifier des livres que vous avez au format epub, au format compatible Kindle :

  • Il suffit une nouvelle fois de confier le travail au logiciel Calibre. Vous devriez l’installer si ce n’est pas déjà fait ;
  • Dans Calibre, allez chercher votre livre au format epub, puis convertissez-le au format mobi. En effet, le format mobi est un des formats les plus compatibles avec les Kindle.
  • Ensuite, il est très facile d’envoyer ce fichier sur votre Kindle : envoyez-le par mail à l’adresse de votre Kindle.

C’est tout. Reconnaissons ensemble que ce n’est tout de même pas compliqué. Vous pourrez ensuite lire votre livre sur votre Kindle, mais aussi sur votre iPhone, iPad, et même sur vos appareils Android avec l’application Kindle. La progression de votre lecture se synchronisera sur les autres appareils.

Vous n’avez pas encore de Kindle ? Je vous recommande le modèle suivant :

Liseuse Kindle Paperwhite, Écran Haute Résolution 6″ (15 cm) 300 ppp avec éclairage intégré et Wi-Fi (Noir) – Avec offres spéciales

Il a l’avantage d’être éclairé sur l’écran, de manière à pouvoir lire dans le noir. Mais même sans atteindre l’obscurité complète, cette fonctionnalité est assez clé pour gagner en confort de lecture dans toutes les conditions d’utilisation. La différence de prix face au Kindle « classique » est clairement pleinement justifiée !

Pour ceux qui veulent rendre cette procédure encore plus rapide et automatisée, il est également possible de mettre en place une règle avec le service IFTTT : tous vos livres déposés dans un répertoire de votre Dropbox, seront envoyés automatiquement sur votre Kindle.

A noter l’existence d’une page Wikipedia, véritable Bible des formats de fichiers de livres numériques (en anglais).

Mise à jour du 25 janvier 2015 : Enfin, l’ami GLX, dans les commentaires, a eu la gentillesse de recommander un convertisseur de fichiers ePub vers Kindle (gratuit). C’est Scidia Converter.

Utilisez Evernote facilement en 5 étapes

Vous aimeriez en savoir plus sur Evernote et mieux comprendre son utilité ? Voici mes recommandations pour l’utiliser simplement en 5 étapes. Découvrez Evernote et changez votre quotidien en vous rappelant enfin de tout !

Nous sommes nombreux à être passés par là. Nous avions découvert Evernote sur les stores (magasins) d’applications : l’App store de l’iPhone ou de l’iPad (ou même du Mac), le Google Play store pour les smartphones ou tablettes Android, ou même sur un PC ou tablette Windows ou encore sur un Windows Phone (retrouvez les liens en fin d’article). Nous en avions parfois vaguement entendu parler. Sans trop comprendre de quoi il s’agissait, nous savions plus ou moins qu’il s’agit d’un outil de productivité et qui semble très apprécié des autres utilisateurs. Pour ma part, je l’avais même découvert il y a de cela plusieurs années, sur l’iPad, alors que je cherchais un équivalent à un traitement de texte, tel que Word de Microsoft. Et puis, je l’ai désinstallé car l’application ne semblait pas très poussée et assez bordélique.

Pourtant, par la suite, j’ai réinstallé Evernote, après avoir compris qu’il s’agissait bien plus que d’un traitement de texte. Un outil pour vous souvenir de tout. De vraiment tout. Pas seulement des notes que vous saisissez de manière manuscrite, mais aussi des schémas que vous faites, des notes que vous prenez sur des cahiers, des événements de votre vie, de votre santé, de votre activité en ligne, de vos manuels, de vos factures, des articles que vous lisez, des conversations et réunions que vous avez, des cadeaux que vous recevez et que vous offrez… La liste ne pourra jamais être exhaustive tant il existe des possibilités infinies pour utiliser ce service.

Oui, je préfère utiliser le terme de service pour Evernote car au-delà d’une application, c’est bien un service disponible sur la plupart des appareils. Les informations que vous collectez dans Evernote depuis un appareil se retrouveront sur tous les autres appareils sur lesquels vous installez Evernote. Pour toujours. Enfin, pour autant de temps que vous le souhaiterez. Ce service est d’une simplicité déconcertante à utiliser et pour autant, les possibilités infinies font que l’on s’y perd très vite. C’est un peu un océan : simple, la surface de l’eau est plate, mais aux possibilités infinies de par son immensité.

Depuis que j’ai redécouvert Evernote et qu’il est mon compagnon fidèle au quotidien, je n’ai de cesse de me demander comment je pourrais, de la manière la plus simple qui soit, permettre aux autres de s’y plonger ? Je crois qu’avec un peu de recul, tout tient à la collecte d’information. J’ai essayé de synthétiser en 5 points mes recommandations pour vous permettre de comprendre par où commencer pour utiliser Evernote.

1. Pensez à la collecte. Ne pensez pas à produire. Dans un premier temps, vous allez être tenté de produire du contenu dans Evernote. Dites-vous que vous faites probablement, si vous commencez juste à utiliser Evernote, fausse route. Evernote doit vous permettre de centraliser ce que vous avez déjà produit, ou ce que vous recevez. Si vous saisissez du texte dans Evernote, c’est que vous l’avez déjà un peu en tête. Voici quelques pistes :

  • Une idée vous passe par la tête. Notez-la dans une nouvelle note Evernote.
  • Vous ressentez quelque chose d’inhabituel (une douleur, un malaise). Notez-le dans Evernote.
  • Vous vous pesez. Notez votre poids dans Evernote.
  • Vous recevez du courrier. Une lettre. Une facture. Prenez-la en photo dans Evernote et faites-en une nouvelle note.
  • Un article vous intéresse sur internet. Ajoutez-le dans Evernote pour pouvoir vous y référer ultérieurement. Vous pouvez utiliser à cet effet une extension pour votre navigateur.

Encore une fois, difficile d’être exhaustif. Mais je pense que vous avez compris l’idée.

2. Appliquez des étiquettes. Vous allez vite vous rendre compte qu’Evernote est organisé en carnets. Je vous invite pour l’instant à ne pas prendre en compte cette notion et mettre toutes vos notes dans le même carnet créé par défaut. En réalité, avec le temps, vous allez comprendre que la notion de carnet est plus appropriée pour gérer les espaces de travail : qu’il s’agisse d’espaces que vous partagez avec d’autres utilisateurs d’Evernote (c’est une des forces du service) ou non. Mais à ce stade, il est peu probable que vous ayez besoin de cloisonner vos notes. En revanche, il peut tout de même être intéressant de les classer. Mais pour cela, il est bien plus approprié d’appliquer des étiquettes. Les utilisateurs de Gmail connaissent déjà l’application de « tags » qui sont l’équivalent des étiquettes d’Evernote. En appliquant une étiquette à une note, on indique que cette note appartient à une catégorie donnée. Voici quelques exemples d’étiquettes que vous pourriez être amené à créer (en gardant à l’esprit là encore qu’il s’agit d’exemples non exhaustifs) :

  • Banque : pour rassembler toutes les informations liées à vos dépenses par exemple, ou vos mouvements bancaires,
  • Courriers : pour les courriers que vous avez reçus et pris en photo dans Evernote,
  • Articles : pour collecter tous les articles que vous récupérerez sur internet.

En fait, il n’y a pas de règles. Mais quelques recommandations : veillez à avoir des étiquettes « équilibrées » ; c’est-à-dire des étiquettes dont les contenus sont à peu près équivalents. Si presque toutes vos notes ont la même étiquette, ou si vous avez presque autant d’étiquettes différentes que de notes différentes, il faut peut-être repenser votre système d’étiquetage.

3. Ajoutez des rappels. Si le principe d’Evernote fonctionne sur un système de précaution (tout collecter afin de pouvoir vous y référer si vous avez besoin), il peut aussi fonctionner pour initier des rappels. Par exemple, si vous sauvegardez une dépense dans Evernote, vous pouvez ajouter un rappel à cette note pour vous rappeler que vous aurez à faire un petit virement entre vos comptes pour compenser cette dépense. Ou si votre note correspond à une avance d’un proche, le rappel peut servir à vous rappeler de le rembourser. Un rappel sur un courrier peut vous permettre de penser à y répondre.

Attention, ce système de rappels est utile si vous n’en réglez que quelques uns. Evernote ne remplacera pas vraiment un bon système de « to-do list ».

4. Consultez vos notes, faites une recherche. Tôt ou tard, il vous faudra consulter vos notes. Depuis quelques jours, vous avez rassemblé pas mal d’informations. Il peut être intéressant, une fois par semaine, de consulter les notes que vous avez créées ; vous trouverez alors des informations précieuses qui vous rappelleront sans doute des actions à faire, des événements à garder à l’esprit. C’est aussi le moment parfait pour vérifier que votre système de classement par étiquette fonctionne bien.

Si vous ne consultez pas Evernote pour faire une petite revue régulière, c’est sans doute parce que vous recherchez une information précise. Un code, une valeur, une instruction. Vous savez que c’est dans Evernote mais il faut le retrouver. C’est là où votre système d’étiquetage doit pouvoir faire ses preuves. Si vous voyez qu’il ne vous permet pas de trouver l’information que vous cherchez rapidement, c’est sans doute que votre système d’étiquetage est à revoir.

Si vous connaissez un mot clé qui est associé à coup sûr à l’information que vous recherchez, saisissez-le dans le champ de recherche de votre application Evernote. Vous devriez vite trouver votre bonheur ! Il est à noter également que vous pouvez chercher des mots présents sur des photos collectées dans Evernote. Par exemple, si vous avez pris des notes manuscrites sur un cahier et que vous avez pris une page en photo, les mots présents dans l’image pourront être recherchés ; il en va de même pour les courriers dactylographiés dont le texte pourra être cherché dans Evernote si vous avez pris en photo ce courrier. Une petite précision à ce sujet : l’indexation (c’est-à-dire le fait qu’Evernote identifie les mots dans une image) se fait rapidement mais pas immédiatement. Attendez en général quelques heures qu’Evernote ait pu prendre le temps de les reconnaître.

5. Documentez-vous. Normalement, si vous avez appliqué les 4 points précédents, vous devriez avoir un premier pied à l’étrier. Et vous devriez vous-même découvrir des usages pertinents de ce service pour vos propres besoins. Les possibilités, comme vous l’avez compris, sont infinies. De nombreuses ressources existent, que je vous évite bien évidemment à creuser. Je vous fais part de quelques ressources que je connais et qui m’apportent beaucoup.

  • Les astuces Evernote : dans Evernote sont relayés régulièrement des articles et des cas d’usage. Vous pouvez les ignorer au début mais prenez un moment pour les consulter par la suite. Cela vous donnera des idées et vous permettra de mieux vous approprier certains usages.
  • La Chaîne Eléphant : il s’agit à la fois d’un site et d’un podcast audio, tous les deux animés par Pierre Journel, un utilisateur chevronné d’Evernote et aime en parler, mais aussi faire parler les autres de leurs usages de ce service. Nous avions reçu Pierre dans le premier épisode de notre podcast Niplife, en abordant les méthodologies GTD (Getting Things Done) de productivité.
  • Niplife : nous parlons régulièrement d’Evernote dans notre podcast, Niplife. Vous devriez nous écouter si ce n’est pas déjà le cas !
  • Le livre « A quoi sert Evernote ? » : je n’ai pas encore eu l’occasion de lire ce livre mais il semble être un bon investissement à un prix attractif. Attention, il n’existe qu’au format électronique.

Et vous ? Quels usages faites-vous d’Evernote ? Avez-vous des questions ?

Pour télécharger Evernote :

A noter que l’interface web d’Evernote est particulièrement bien soignée et sera particulièrement appropriée aux appareils exotiques tels que les Chromebooks ou les ordinateurs sous Linux.

Evernote est une application et un service gratuit qui propose des fonctionnalités premium via un abonnement mensuel ou annuel. Il n’est pas du tout nécessaire de souscrire à l’offre premium pour découvrir pleinement et de manière très confortable Evernote.

Complément du 21 janvier 2015 : j’ai traité cet article sous forme audio dans un épisode de Niplife. Peut-être préférerez-vous la version audio de ce mini-guide ?

Bloqué en mode « maintenance » de WordPress ?

Vous avez un problème et ça commence à vous faire stresser. Vous avez lancé une mise à jour de WordPress et vous avez peut-être fait une mauvaise manipulation. Depuis, votre site est bloqué affiche systématiquement cette phrase écrite en noir sur fond blanc qui informe de l’activation du mode maintenance et vous invite à réessayer ultérieurement. Vous essayez de vous connecter à l’administration de WordPress mais le message est le même. Le temps passe et rien ne change. Vous vous projetez déjà en train de réinstaller WordPress et maudissez votre mauvaise habitude de ne pas faire de sauvegarde avant les mises à jour. Il est pourtant possible de forcer manuellement votre blog à désactiver le mode maintenance.

Voici la solution avec ce tutoriel simple qui vous permettra de débloquer cette situation en 2 minutes : connectez-vous à votre site en FTP. Si ce n’est pas encore le cas, activez l’option qui vous permet d’afficher les fichiers cachés. Dans Transmit, par exemple, qui est un logiciel de FTP sur Mac que je vous recommande fortement, l’option se situe dans « Présentation » et s’intitule « Afficher les fichiers non visibles ». Puis, regardez à la racine de votre blog et supprimez le fichier « .maintenance ». Attention, ne supprimez aucun autre fichier !

Vous devriez pouvoir vous connecter à nouveau sans problème. Attention, la mise à jour que vous aviez essayé de faire n’a probablement pas été effectuée.

De manière générale, n’oubliez pas de faire malgré tout une sauvegarde de WordPress régulièrement. On n’est jamais trop prudent.

Est-ce bien la Corée du Nord qui attaqué Sony Entertainment ?

Cet article fait écho à celui que j’ai écrit précédemment au sujet du piratage de Sony Entertainment par les « Guardians of Peace » et où je parle du retrait par Sony du film « The Interview ». Evidemment, si vous ne l’avez pas encore lu, je vous invite à le faire avant de revenir ici.

La question est posée un peu partout et le doute commence à survenir. Par exemple, via cet article de 20minutes que Greg (alias @cliboub) a eu la gentillesse de me partager sur Twitter : La Corée du Nord est-elle un coupable un peu trop parfait ? Evidemment, mon esprit sceptique et les différents articles que je collecte au sujet du doute et de la raison s’impose rapidement à moi en envisageant le fait que la Corée du Nord ne soit peut-être pas à l’origine des attaque. Entendons-nous bien, je n’en ai au fond aucune conviction. J’ai toutefois une petite réflexion sur le sujet et je me dis que ça peut être intéressant de vous en faire part et de vous inviter à y réagir. Ca fera en tout cas un bon exercice de rhétorique zététique !

Parmi les éléments qui peuvent laisser penser que la Corée du Nord ne serait pas à l’origine de cette attaque, et qui sont relayés dans l’article de 20minutes, voici quelques arguments et mes réactions :

  • D’abord, « ça paraît trop évident ». Oui, alors, forcément, cet argument est difficile à retenir. Après tout, le fait que les attaques du 11 septembre aient été menées par Al Qaida, ça paraît trop évident. Je me méfie toujours de cet argument, qu’on pourrait rapprocher à celui qui consiste à dire « Tiens ! Comme par hasard ! ». Je vous invite à ce sujet à visionner cette excellente présentation de Nicolas Gauvrit sur les perceptions que peut avoir l’être humain sur les choses. Prenons les choses avec des pincettes mais les signes qui sont donnés qui mettraient le doute sur leur responsabilité me paraissent plausibles pour identifier une origine nord-coréenne de cette attaque (code informatique commenté en Coréen, bien que la Corée du nord proscrive le langage du Sud et a son propre dialecte ; menaces dans un anglais approximatif ; des erreurs qui ne ressemblent pas à celles du «Konglish» (Korean-English)). Ces éléments ne prouvent ni n’infirment rien. Ce ne sont que des éléments qu’on peut voir mais qui sont difficiles à interpréter. La façon dont on peut présenter ces éléments influence vite les conclusions que l’on peut en tirer.
    Bref, à ce stade, difficile de dire que ces éléments sont « rajoutés » ou « originaux ».
  • Continuons. L’argument suivant consiste à souligner que le mode opératoire n’a rien à voir avec les attaques que fait habituellement la Corée du Nord à l’égard notamment des banques de Corée du Sud. La bonne affaire. Doit-on agir de la même manière quand on s’attaque à son voisin sur des entreprises bancaires ou quand on s’attaque à une firme américaine avec des activités du monde du cinéma ? Je pense qu’on compare des choux et des carottes : d’un côté des attaques à vocation lucratives, sur un territoire culturel voisin, qui ont tout intérêt à passer inaperçues, à l’égard d’entreprises bancaires sécurisées ; d’un autre côté une attaque afin de mener (selon moi) des pressions et obtenir le retrait d’un film, contre une entreprise autrement moins sécurisée qu’une banque (c’est le moins que l’on puisse dire au vu des propos tenus par le passé par les dirigeants de la firme de divertissement et les attaques qui ont déjà été menées – rappelez-vous des cartes bancaires enregistrées sur le PSN).
  • On parlait de la protection pour le moins médiocre de Sony sur le plan informatique ? Justement. L’argument suivant s’appuie sur ce constat pour dire qu’accuser la Corée du Nord permet à Sony de se placer comme une victime. Bon, à mon avis, Sony est une victime. Qu’ils aient des protections pourries ou pas. Et donc, si j’en suis les arguments précédents, Sony aurait été jusqu’à créer un code avec des traces en langage coréen chelou pour se faire passer pour une victime ? J’avoue que j’ai du mal à suivre.

Du coup, l’article conclue, en ayant tenté de semer le doute auprès du lecteur, en suggérant d’autres responsables possibles. Il pourrait s’agir de Chinois… Ce qui en soi, n’est pas incompatible avec une volonté nord-coréenne de mener cette attaque. Rappelons que la Chine est un le partenaire de la Corée du Nord et je ne doute pas qu’une attaque d’une telle ampleur, ayant été commanditée par le régime de Kim Jong-Un, aurait pu être exécutée par des chinois. De là à savoir si les mains qui étaient sur les claviers des coupables étaient chinois ou nord-coréens, est-ce vraiment important ?

Autre piste avancée : une vengeance d’un ex-employé. Hum… Sacrément bien équipé. Ou bien renseigné, comme le suggère l’article ! En effet, des connaissances des failles faciliteraient l’attaque mais il me semble qu’une initiative d’un ex-employé de Sony ne permettrait pas d’engager des ressources pour une attaque de cette ampleur. Rappelons que des disques durs ont été formatés, des codes récupérés, des films dévoilés, des conversations des salariés analysées et exploitées…

Dernière hypothèse : celle d’une action des Anonymous. Je n’y crois pas une seule seconde. Ces activistes revendiquent leurs attaques. Ils n’ont jamais montré d’attitude criminelle, comme celle adoptée par les gardians of peace via les menaces destinées aux collaborateurs de Sony qui ont suivi l’attaque.

Je voudrais continuer avec une autre hypothèse qui n’est pas formulée dans l’article : le fait que la Corée du Nord exploite cette attaque même si elle n’a pas été de leur initiative. C’est possible. Et ça pose dans ce cas des questions encore plus importantes : au-delà des dommages que peut engendrer une mauvaise sécurisation informatique, il s’avère qu’elle puisse avoir des conséquences sur des crises internationales. Une raison de plus pour les entreprises privées d’investir sur la précaution de protection de leurs systèmes informatiques. Ca leur évitera d’être plongées « involontairement » dans des crises politiques.

Et pour achever l’état de mes réflexions, et cette fois-ci abonder dans la théorie d’une origine nord-coréenne, rappelons que la Corée du Nord avait formulé de vives menaces bien avant l’attaque et annonçait des actions de grande ampleur si le film était maintenu. Au point que Sony annonçait qu’ils allaient apporter des modifications au film pour ne pas fâcher le régime de Pyongyang. Voici par exemple ce que l’on pouvait lire sur internet dès cet été :

Les boutons des uniformes de l’armée nord-coréenne seraient ainsi masqués grâce au numérique, et une scène très graphique où la tête de Kim Jong-un fond serait également enlevée. On imagine que d’autres modifications seront également apportées.

Source : cinenews.be

C’était déjà une première ! Sans doute que les menaces étaient déjà crédibles. Il y a même fort à parier que Sony pouvait s’attendre raisonnablement à cette attaque. Je crois finalement à titre personnel que Sony a tout simplement sous-estimé les ressources que la Corée du Nord peut mettre en oeuvre ou demander à ses partenaires de mettre en oeuvre, et a encore fait preuve d’une grande arrogance en pensant qu’il n’était pas nécessaire de sécuriser outre mesure son système d’information.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? La Corée du Nord est-elle responsable de cette attaque ?

Sony annule « The Interview »

Je viens d’apprendre la nouvelle et je suis assez estomaqué de l’annonce de l’annulation de la sortie du film « The Interview » par Sony. Un peu de recul pour bien comprendre ce qui se passe…

Un film était annoncé depuis pas mal de temps, et qui s’annonçait à mes yeux plein de promesses : la trame de fond était de suivre 2 hommes qui se rendent en Corée du Nord pour une interview de Kim Jong-Un. En cours de préparation, la CIA les amène en réalité à tenter d’assassiner le leader nord-coréen. Vous trouverez la bande-annonce en fin de ce billet (en espérant que ce ne soit pas retiré au moment où vous lirez ces lignes). Edit du 20/12/2014 : la bande-annonce diffusée par Sony sur Youtube a été retirée.

Il y a quelques jours, Sony Pictures a fait l’objet, sur ses locaux de Los Angeles, d’une attaque informatique massive, avec des vols de données très importants, et permettant de formuler de manière crédible de fortes menaces à l’égard, notamment, des salariés de Sony, et de pas mal de leurs partenaires. On parle d’ailleurs de cette attaque dans l’épisode 7 de mon podcast Tech Café, qui parle de l’actualité et des usages de la technologie. Visiblement, l’objectif principal était, pour les guardians of peace, comme se faisait appeler le groupe de pirates à l’origine de l’attaque, de parvenir à retirer « The Interview » de la distribution. Au moment où nous avons enregistré cet épisode, nous n’avions pas encore appris la décision de Sony.

Cette menace, et les pressions qui ont finalement dû avoir lieu sur les distributeurs, ont donc finalement porté leurs fruits, car Sony a souhaité retirer la diffusion du film. Attention, pas d’avis de ma part sur ce retrait : si Sony est amené à le faire, ce n’est sans doute pas par « lâcheté » ou pour « jouer le jeu de la Corée du Nord » mais bien probablement parce que les menaces sont suffisamment réelles et avérées pour ne pas tenter le diable de Pyongyang.

Au final, cette info me touche pas mal pour plusieurs raisons. D’abord, je suis passionné par ce qui se passe en Corée du Nord. Attention, hein, pas une passion nourrie par l’amour de ce qui se passe dans ce pays, mais plutôt parce que l’oppression, la dictature qui s’y passe et le fait qu’il s’agit probablement du pays le plus fermé au monde, m’intrigue particulièrement. Ensuite, parce qu’à titre personnel, le film me faisait bien envie. J’espérais de tout coeur pouvoir aller le voir car il m’a l’air vraiment bien réalisé et réellement marrant. Enfin, parce que nous ne pouvons désormais plus nier que le piratage informatique est à la pression entre les états ce que pouvait être la bombe atomique pendant la guerre froide.

Les dirigeants de l’entreprise familiale qu’est la Corée du Nord prétendaient tous se doter de l’arme atomique. C’est à se demander s’ils ne sont pas parvenus à s’équiper d’une arme encore plus puissante, pour se donner les moyens de manière directe ou indirecte, d’attaquer une entreprise de la taille de Sony, et exercer avec succès des pressions et obtenir des résultats concrets.

J’étais encore persuadé il y a quelques mois que la Corée du Nord était dirigée par des tortionnaires qui se croyaient au-dessus de tout. Je réalise maintenant à quel point on peut finalement les craindre. Il serait peut-être temps de réfléchir aux interventions que l’on pourrait mettre en place pour renverser ce régime odieux, libérer le peuple nord-coréen, et éviter de subir à l’avenir les conséquences de leurs colères pour une comédie qui ne leur aura pas fait plaisir…

Edit du 20/12/2014 : le lendemain de la rédaction de cet article, j’ai écrit un autre article qui commente les doutes quant au fait que la Corée du Nord soit bien à l’origine de cette attaque.

Aller mieux et s’en rendre compte

Voilà de cela plusieurs années, on m’a diagnostiqué une variété de lymphome : un Paragranulome de Poppema-Lennert. Ce nom barbare est vite resté ancré dans mon esprit, et a vite occupé mes réflexions du quotidien.

A vrai dire, cette maladie, plus facilement perceptible par son traitement que par ses effets en tant que tels, a probablement été à l’origine de beaucoup de changements dans ma vie. Elle m’a obligé, au-delà de suivre un traitement médical puissant, à prendre acte de ce que j’aimais et de ce que je n’aimais pas dans mon quotidien, et m’a obligé à trouver des moyens et des solutions concrètes pour parvenir à les changer. Ce sentiment devait être facilement perceptible dans mes attitudes, tant cela revenait en boucle dans mes pensées et mes actions. Concrètement, je me soignais physiquement, et cela me donnait envie de prendre soin de moi psychologiquement.

J’ai alors eu une recommandation, de la part d’une collègue, pour aller rencontrer une thérapeute. Elle avait, je pense, bien cerné ce que j’exprimais sans même m’en rendre compte et cela a dû faire écho à ce qu’elle avait elle-même pu vivre par le passé. En tout cas, la recommandation est tombée à point nommé. J’ai alors initié un travail sur moi, que j’ai dû d’ailleurs renouveler par la suite, pour pleinement me libérer de certaines contraintes personnelles.

Avec du recul, c’est cette maladie qui a été à l’origine d’une nouvelle façon de vivre. Sans elle, je ne sais pas si j’aurais initié les travaux que j’ai menés. Je sais toutefois que grâce à elle, j’ai eu l’occasion de me poser des questions et trouver des réponses pour vivre mieux. Depuis, je n’ai jamais cessé de me remettre en question, et de tenter d’évoluer.

Mais au fond, il est toujours resté un doute. Fragile, mais réel. Un doute quant à ma santé, quant à l’avenir de ma santé et ce, malgré les examens aux résultats satisfaisants et rassurants que je passe tous les ans. Ce doute ne s’explique pas, il se ressent. C’est un doute, une peur devrais-je dire, face à une possible rechute, qui est là, présente, bien au fond de moi. Une des meilleures illustrations concrètes est le fait que j’ai peur de lancer une intervention pour me faire retirer mon port à cath, que j’ai dans la poitrine depuis plus de 10 ans. Toutes les personnes qui vivent un jour une maladie similaire sauront que malgré la rémission, il subsiste toujours cette forme d’inquiétude.

Pourtant, là encore, même si le travail n’est pas parfait ni finalisé (le sera-t-il un jour ?), je vis aujourd’hui sans l’emprise de cette inquiétude, avec une forme même d’épanouissement grandissant. Je reviendrai probablement par la suite dans ces articles sur les raisons qui, selon moi, m’ont amené à construire une forme de sérénité aujourd’hui. Mais dans l’immédiat, penchons-nous plutôt sur une réflexion que j’ai eue récemment et qui rebondit sur ce cheminement.

Il y a quelques jours, j’ai été bien enrhumé. Le rhume con, présent, mais pas omniprésent. Celui qui se rappelle à vous quand vous prenez le temps de guetter l’état de votre gorge quand vous déglutissez ou quand vous sentez une des deux narines bouchées au moment de vous endormir. Mais pas plus que ça. Juste chiant quoi. Et ça a duré pas mal de jours, pendant notamment une période assez fatiguant sur le plan professionnel. Je m’en suis plaint intérieurement. Régulièrement. Sans pour autant le mettre en perspective de mon vécu sur le plan médical. D’ailleurs, je ne crois pas que ce soit vraiment possible : mettre en perspective une souffrance impose un recul sur soi-même qui nécessite une énergie incroyable. Au fond, même si on prétend le contraire, il n’est pas possible de mieux vivre une difficulté en pensant à des souffrances d’autres personnes ou à des souffrances que l’on a vécu par le passé.

Là où, j’ai pu travailler, c’est dans le présent (cherchez l’erreur la grammaire de cette phrase). En effet, c’est une fois guéri que l’on peut capitaliser sur le plaisir d’être bien. Et je me rappelle, aussi souvent que je peux, depuis que je vais mieux, que je n’ai plus mal à la gorge et que l’air circule librement dans mon nez.

Je crois que c’est aussi dans ces moments-là que l’on crée nos ressources pour les difficultés à venir : lorsque l’on parvient à prendre conscience que l’on va bien, après ne pas avoir été bien.

Comment capitaliser le plus possible sur le fait que l’on va mieux ? Voici selon moi, trois pistes concrètes :
– La méditation. On en a parlé à plusieurs reprises dans Niplife. C’est probablement la discipline par excellence qui ancre le plus dans le présent.
– Le sport. C’est encore là une discipline simple qui travaille l’instant présent. Dès que vous sortez d’une période difficile, et dès que votre corps vous le permet, incitez votre esprit à ne pas refuser une petite session de sport.
– Durant la période où l’on est malade : notez soigneusement et en quelques mots clés ce que vous ressentez. Dès que vous allez mieux, prenez le temps de lire ces symptômes. Attention, durant la prise de notes, veillez à ne pas focaliser sur ces ressentis et évidemment, n’allez pas vous faire médecin à la place d’Hippocrate et ne cherchez pas à les analyser, ou à les comprendre.

Et vous ? Est-ce que vous êtes du style à vous plaindre quand vous n’allez pas bien ? Etes-vous capable d’apprécier quand vous allez mieux ?

Une partie de jeu de rôles : « Dead light »

Le jeu de rôles, c’est probablement ce qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui (oui, je sais, c’est pas toujours bien reluisant) et je me souviens des très nombreuses parties que j’ai pu faire avec mes copains pendant mon adolescence. Que de souvenirs de ces parties jouées samedi après samedi… Ceux qui ne connaissent pas encore devraient approfondir. Il n’y a que du bon à en tirer.

Ce jour-là, sur Twitter, la discussion allait bon train sur l’idée d’organiser une partie de jeu de rôles et de l’enregistrer, la diffuser, et de discuter par la suite de cette expérience, notamment avec des joueurs qui n’auraient jamais encore joué à un jeu de rôles.

Il en ressort cet enregistrement d’un scénario mené par Jean-Michel Abrassart : Dead Light, un scénario joué dans l’univers du jeu L’appel de Cthulhu, issu des romans de H. P. Lovecraft. A la manoeuvre, donc, le papa de « Scepticisme scientifique » (un podcast qui devrait être remboursé par la sécurité sociale) et « Par-delà les montagnes hallucinées » (un des seuls podcasts francophones qui relaie des parties de jeux de rôles). Parmi les joueurs : Nicolas Tupegabet de « Podcast science » (le podcast incontournable sur la science qui a un numéro ISSN dans le title de son site web), Olivier de « Proxi-jeux », David de « Xilcast », et moi-même.

Je vous invite bien entendu à découvrir cette expérience et à déposer vos commentaires. Vous ne verrez plus jamais les harmonicas de la même manière. Bonne partie !